● Numerama 📅 25/03/2026 à 10:58

C'est un revirement important de la Nasa : la station Lunar Gateway est sacrifiée pour une base lunaire

Géopolitique 👤 Hugo Ruher
Illustration
Lecture Zen Résumer l'article La Nasa signe un virage stratégique en abandonnant « Lunar Gateway » au profit d’une base lunaire de surface. Le projet suivra trois phases successives, jusqu’à des habitats et infrastructures permanentes. Cette réorientation est motivée par la pression chinoise, dans le sillage du programme ILRS. La Nasa signe un virage stratégique en abandonnant « Lunar Gateway » au profit d’une base lunaire de surface. Le projet suivra trois phases successives, jusqu’à des habitats et infrastructures permanentes. Cette réorientation est motivée par la pression chinoise, dans le sillage du programme ILRS. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ En lieu et place de la station orbitale Lunar Gateway, la Nasa a choisi de se concentrer sur la construction d’une base à la surface de la Lune. Une solution présentée comme plus commode pour permettre une présence permanente sur place. À peine annoncée et déjà plus de 30 000 abonnements sur son tout nouveau compte X. Il s’agit de la future base lunaire de la Nasa, officialisée par Jared Isaacman. Le patron de l’agence spatiale américaine a amorcé de grands bouleversements dans le programme Artémis qui vise un retour des États-Unis sur la Lune. Parmi eux, l’abandon de la fameuse station Lunar Gateway, qui était censée être placée en orbite autour du satellite et servir de « pont » avec la Terre. À la place, il y aura une base à la surface. Pour aller plus loin « Nous sortons enfin la propulsion nucléaire des labos » : le pari renversant du futur vaisseau spatial de la NASA Un système (un peu) plus simple De quoi s’agit-il exactement ? Jared Isaacman a mentionné un objectif clair : « Bâtir les fondations pour une base lunaire durable et préparer la prochaine étape en direction de Mars ». Concrètement, il va donc s’agir d’installations faites pour être habitées par des astronautes sur le temps long. Pour cela, il faudra de gros travaux préparatoires d’aménagement, avec des rovers, des robots et tout un ensemble d’équipements à préciser. Cette bascule est justifiée par quelques avantages. Le premier est avant tout technique : si un alunissage n’est pas un totalement un jeu d’enfant, c’est a priori moins complexe que l’architecture dont avait besoin la Gateway. Ici, inutile de procéder à des rendez-vous orbitaux ni de trouver un moyen de faire atterrir puis revenir des navettes constamment. Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par YouTube avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus) En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et ses partenaires. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies. J’accepte tout Gérer mes choix Reste que cette « Moon Base » sera tout de même loin d’être facile à mettre en place. La Nasa évoque un déploiement en trois phases : D’abord, l’arrivée de robots, de rovers et d’atterrisseurs qui serviront de démonstrateurs techniques pour préparer une exploration habitée. Cela passera par le programme CLPS de la Nasa qui implique plusieurs entreprises privées. Ensuite, le déploiement de modules semi-habitables, afin de soutenir une présence de long terme et des opérations routinières. Cela se fera avec l’aide de l’agence spatiale japonaise Jaxa. À ce stade, il devrait être possible pour des astronautes de passer quelques jours, voire quelques semaines, sur place. Enfin, des infrastructures permanentes avec des habitats et tout le nécessaire pour permettre une présence humaine sur une longue période. Sur le modèle des CLPS, les échanges avec la Terre seront réguliers avec des cargos capables de transporter de grandes quantités de matériel. Le spectre de la Chine derrière Artémis Pour concrétiser cette vision, il faudra une grande quantité de lancements destinés à acheminer le matériel, puis les humains, jusqu’à la Lune. Chacune des phases est évaluée à un coût de 10 milliards de dollars, avec près d’une dizaine de lancements chaque année jusqu’à 2036. Rien d’irréaliste, même si des embûches et des dépassements de budget seront à prévoir. Le programme de la base lunaire américaine. // Source : Nasa Si les États-Unis ont autant bouleversé leurs plans, c’est en raison de la forte concurrence de la Chine. Washington s’est senti obligé de revoir sa stratégie par crainte de se faire déborder. A final, leur plan de base lunaire ressemble fortement au programme ILRS proposé par Pékin, annoncé dès 2021. Pour aller plus loin Artémis II : toutes les dates possibles pour le grand retour autour de la Lune Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google ! Tout notre suivi du Programme Artémis Lunar Gateway « suspendue » : la Nasa abandonne son grand rêve de station en orbite lunaire Artémis II : comment voir la fusée géante en direct avant qu’elle ne quitte la Terre Artémis II : toutes les dates possibles pour le grand retour autour de la Lune La Nasa l’assure : la fusée lunaire Artémis II est de nouveau prête pour un décollage imminent 12 fusées pour un seul voyage lunaire : le défi qui met SpaceX sous grosse pression Crédit photo de la une : Nasa Signaler une erreur dans le texte Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub NASA
← Retour