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📅 25/03/2026 à 06:30
Nasa : Le moteur nucléaire devient enfin une réalité, cap sur Mars dès 2028
Énergie & Environnement
👤 Brice Haziza
Nasa : Le moteur nucléaire devient enfin une réalité, cap sur Mars dès 2028 Par Brice Haziza (@_NotreEspace_) Publié le 25/03/26 à 06h30 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 4 La première mission martienne à propulsion nucléaire est planifiée pour 2028.© NasaVa-t-on enfin voir cette évolution attendue depuis soixante ans ? Oubliés les immenses panneaux solaires qui se déploient comme des ailes de libellule... Pour sa prochaine grande étape vers la Planète Rouge, la NASA mise sur la force de l'atome. Avec le projet SR1 Freedom, l'agence spatiale américaine enterre des dizaines d'années d'hésitations sur le nucléaire spatial pour proposer une mission de démonstration qui s'annonce déjà historique.L'annonce vient d'être faite ce 24 mars, par l'agence étasunienne, en même temps que la (pudique) mise en pause de la station spatiale lunaire Gateway au profit d'un investissement financier de 20 milliards de dollars dans une base lunaire.Le nucléaire pour briser les limites du solaireUn moteur à fission comme celui-ci produira 20 kW d'électricité à partir d'uranium faiblement enrichi.© NasaJusqu'ici, l'exploration spatiale se heurtait à un mur énergétique. Plus on s'éloigne du Soleil, moins les panneaux photovoltaïques sont efficaces. Sur Mars, l'intensité lumineuse n'est que de 43 % de celle de la Terre. Pire, les tempêtes de poussière peuvent plonger les rovers dans le noir pendant des semaines (RIP Opportunity).La mission SR1 Freedom propose une solution radicale : un réacteur à fission utilisant de l'uranium enrichi et une conversion d'énergie par cycle de Brayton. Ce système devrait délivrer une puissance constante de plus de 20 kilowatts électriques, peu importe l'ensoleillement ou l'heure martienne.Recycler pour mieux régnerDu matériel de propulsion du Lunar Gateway sera réaffecté sur ce projet.© NasaCe qui frappe dans cette annonce, c’est l’agilité industrielle dont fait preuve la NASA. Plutôt que de repartir d'une feuille blanche, SR1 Freedom réutilise le bus (la structure porteuse) du Power and Propulsion Element (PPE), initialement développé pour la station orbitale lunaire Gateway.Le déroulement de la mission est déjà calé : après un décollage (peut-être à bord d'un Falcon Heavy) en décembre 2028, la sonde s'extraira de l'attraction terrestre. Dans les 48 heures suivantes, le réacteur nucléaire sera activé pour alimenter des propulseurs électriques à haute efficacité. Une manœuvre critique qui validera en deux jours trois jalons technologiques majeurs restés lettre morte depuis les années 60 et le programme SNAP-10A.Skyfall survolera Mars© NasaLa charge utile sera des hélicoptères comme Ingenuity, qui avait admirablement bien volé sur Mars malgré la faible densité de l'air. Ils devraient être trois et se nomment Skyfall. Ils devront cartographier le sol afin de détecter les sources d'eau souterraine, un enjeu crucial pour de futures missions habitées.Une étape majeure serait franchieAu-delà de la prouesse technique, SR1 Freedom est le premier pion d'un échiquier plus vaste. Si le nucléaire spatial devient une réalité opérationnelle, il ouvre la porte à deux révolutions : Le transport rapide : Des moteurs nucléaires thermiques pourraient réduire le voyage Terre-Mars de 9 à seulement 3 ou 4 mois, limitant l'exposition des astronautes aux radiations cosmiques. La survie en surface : Pour établir une base permanente, il faut une source d'énergie massive pour extraire l'eau de la glace souterraine et produire de l'oxygène. Le solaire ne suffira jamais. à lire également :1NEWS : SpatialUn moteur nucléaire pour aller sur Mars rapidement bientôt testé par General Atomics et la Nasa ?Le voyage habité vers Mars réclame d'écourter la durée du transport, aujourd'hui de six mois environ. General Atomics annonce avoir réuss... il y a 1 an Avec SR1 Freedom, la NASA ne lance pas juste une sonde de plus, elle teste la “centrale électrique” des futures colonies. En s'appuyant sur des technologies de combustible déjà matures et une architecture matérielle existante, l'agence minimise les risques de retards budgétaires. C’est pragmatique, c’est puissant, et c'est surtout le signal que la course vers Mars passe désormais par une maîtrise décomplexée de l'atome. Rendez-vous fin 2028 pour le décollage. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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