● Le Monde Énergie 📅 24/03/2026 à 14:00

Epargné par la crise au Moyen-Orient, l’Ouzbékistan tente de réformer son industrie gazière

Géopolitique
🏷️ Tags : iran rag rte
Illustration
Dans un champ gazier aménagé dans le désert qui abritait autrefois le fond de la mer d’Aral, aux abords de Muynak, en Ouzbékistan, le dimanche 25 juin 2023. EBRAHIM NOROOZI/AP La flambée des prix mondiaux du gaz depuis la crise au Moyen-Orient continue de susciter une vive inquiétude sur les marchés européen et asiatique. Dans ce contexte de forte volatilité, l’Ouzbékistan apparaît à première vue relativement préservé. Dans ce pays d’Asie centrale peuplé de près de 40 millions d’habitants, le gaz représente près de 80 % environ de la production d’électricité de l’Ouzbékistan et les prix domestiques restent largement administrés. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Guerre en Iran : les patrons des multinationales de l’énergie craignent un point de non-retour du marché Lire plus tard Mais cette apparente stabilité masque des fragilités croissantes. Face à la baisse continue de la production et à des dysfonctionnements structurels, les autorités ont engagé, au début de l’année, une série de réformes pour enrayer le déclin des volumes en recul depuis près d’une décennie, ainsi que les pratiques de corruption qui persistent dans le secteur. Le sous-sol ouzbek est pourtant riche en ressources gazières, estimées entre 1 200 et 1 840 milliards de mètres cubes, ce qui place le pays parmi les 20 premières réserves mondiales. Mais la production nationale s’est nettement contractée, passant de 66 milliards de mètres cubes en 2010 à 44,6 milliards en 2024. Cette chute spectaculaire d’un tiers a conduit l’Ouzbékistan à devenir importateur net de gaz pour la première fois en 2023. Il vous reste 76.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
← Retour