● Le Journal du Geek
📅 24/03/2026 à 13:37
Zuckerberg construit une IA pour faire son boulot pendant que 15 000 salariés font leurs cartons
Intelligence Artificielle
👤 Robin Sabbadini
© Anurag R Dubey - Wikimedia Commons Celui qui est souvent vu par la culture du web comme étant un robot est en train de travailler à une IA quoi pourrait le remplacer. Mark Zuckberg, CEO de Meta est en train de remplacer des milliers de ses employés par l’IA et il ne s’arrête pas là. S'abonner à Journal du Geek Selon un scoop du Wall Street Journal, le patron de Meta développe en ce moment un « CEO agent », un agent IA personnel conçu pour l’aider à prendre des décisions et à gérer l’entreprise au quotidien. Concrètement, l’outil lui permet d’obtenir des informations bien plus vite qu’en passant par les canaux habituels, en court-circuitant les multiples couches de managers et d’intermédiaires qui composent la pyramide hiérarchique des 79 000 employés de Meta. L’agent est encore en développement, mais il est déjà utilisé en mode test. Bref, c’est une sorte de super-chef numérique, sans les RTT ni les charges patronales. En parallèle, Meta a déployé deux autres outils en interne avec « MyClaw », qui permet aux employés d’accéder aux fichiers et logs internes, et « Second Brain », construit sur l’infrastructure d’Anthropic, qui fonctionne comme un assistant personnel chargé de centraliser les tâches et les connaissances de l’entreprise. La vision de Zuckerberg est claire, à terme, chaque employé de Meta aura son propre agent IA. Sauf que « chaque employé », ça va être de moins en moins de monde. 15 000 personnes dehors, une IA en plus Car pendant que le Zuck affûte son assistant numérique, Meta préparerait en parallèle l’un des plus grands plans de licenciements de son histoire. Reuters a révélé mi-mars que le groupe envisagerait de supprimer jusqu’à 20 % de ses effectifs, soit environ 15 000 postes. Ce serait la plus grosse coupe depuis novembre 2022, quand Meta avait déjà remercié 11 000 personnes. La justification officieuse, c’est que les investissements colossaux dans l’IA doivent bien être financés quelque part. Meta prévoit entre 115 et 135 milliards de dollars de dépenses d’infrastructure en 2026, soit presque le double de ce qu’elle a dépensé en 2025. Il faut bien rogner ailleurs, et la masse salariale, c’est pratique. Meta a évidemment démenti, qualifiant les rapports de « spéculatifs », mais Wall Street, elle, n’a pas attendu la confirmation officielle pour applaudir, l’action a grimpé de 3 % à l’annonce de la rumeur. Le marché et son écrasant capitalisme rampant et sans émotion aucunes adore quand on licencie. Le timing est d’autant plus sale quand on sait que Meta vient aussi de retarder le lancement de son dernier grand modèle IA maison, dont le nom de code est Avocado . Lors des benchmarks internes, il n’aurait pas réussi à rivaliser avec les modèles d’OpenAI, Google ou Anthropic. L’entreprise qui licencie au nom de l’IA a donc une IA qui ne tient pas la route, joli. Quand l’IA déraille déjà en interne Ce qui rend l’ensemble encore plus ironique, c’est qu’un incident de sécurité lié à l’IA a déjà eu lieu chez Meta, avant même que tout ce beau monde soit déployé à grande échelle. Un ingénieur a utilisé un agent IA interne pour répondre à une question technique sur le forum interne de l’entreprise. Problème, l’IA a posté sa réponse sans l’approbation de l’employé, un autre salarié a agi dessus, et des données sensibles d’utilisateurs et de l’entreprise se sont retrouvées exposées pendant deux heures à des ingénieurs qui n’avaient aucune habilitation pour y accéder. Meta a classé l’incident « Sev 1 », soit le deuxième niveau d’alerte le plus élevé de l’entreprise. L’IA c’est la bonne excuse pour faire du ménage non ? Il y a quelque chose de bien absurde dans la situation actuelle de Meta. L’entreprise a déjà englouti environ 80 milliards de dollars dans son projet Metaverse, qui s’est transformé en plus grand fiasco de l’histoire de la tech. Elle mise maintenant tout sur l’IA, au point de sacrifier des milliers d’emplois pour financer une infrastructure dont le modèle vedette n’est pas à la hauteur. Et pendant ce temps, son PDG se construit tranquillement une IA personnelle pour ne plus avoir à appeler lui-même les gens de la compta. Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a lui-même glissé que certains licenciements « liés à l’IA » dans la tech ressemblent davantage à de l’« AI washing » qu’à une véritable transformation technologique. Les coupes budgétaires habillées en révolution pour faire monter le cours de bourse, ça devient la norme dans la tech. Zuckerberg a promis lors du dernier call investisseurs que 2026 serait l’année où l’IA « changerait radicalement » la façon de travailler chez Meta. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. 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C’est l’ultime folie pour l’anniversaire d’AliExpress (fin ce mercredi) ⚡️
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