● Courrier International
📅 24/03/2026 à 11:49
Les hobosexuels, “pire fléau de l’amour depuis le ghosting”
Data Science
De l’anglais “hobo”, “vagabond”, un hobosexuel est une personne sans domicile fixe ou revenu stable qui entre en relation amoureuse avec un ou une partenaire uniquement pour squatter son logis et vivre à ses crochets, résume le site canadien “Urbania”. Dessin de Falco, Cuba. Love, etc. Les hobosexuels, “pire fléau de l’amour depuis le ghosting” 24 mars 2026 Ils sont plus nombreux qu’on ne le pense. Et à en croire le site canadien Urbania, il est facile de se faire piéger. Une nouvelle espèce invasive prolifère dans le genre humain… Et comme toute espèce invasive, il n’est pas aisé de s’en débarrasser. Vraiment pas. Le nom de ces envahisseurs ? Les “hobosexuels” (de hobo, “vagabond” en anglais). Leur spécificité ? Séduire en échange du gîte, du couvert… et parfois de vos économies. “Il est resté chez moi plusieurs semaines à la fois sans payer la nourriture ou le loyer”, se souvient Victoria auprès du média canadien. PHOTO ALAMY STOCK/REUTERS Selon le site canadien, qui propose une définition, “le hobosexuel est un individu sans domicile fixe ou revenu stable qui entre en relation amoureuse avec un ou une partenaire uniquement pour squatter son logis et vivre à ses crochets”. “Ses sentiments peuvent être sincères, mais dans plusieurs cas, ils sont feints pour obtenir des avantages économiques.” “Les hobosexuelsemménagent chezleur nouvelle flammecomme un bernard-l’ermitechange de coquille,ou comme Tarzan qui passed’une liane à l’autrepour se déplacerdans la jungle.” Le site canadien Urbania “Le terme ‘hobosexuel’ remonte au moins à juin 2016, retrace le New York Post. Nous avions alors fait le portrait d’un homme sans domicile qui se servait de Tinder pour trouver de la compagnie, et un lit, pour la nuit.” Le tabloïd américain estime que les hobosexuels sont “le pire fléau de la vie amoureuse depuis le ghosting”. “Il n’a rien dans la vie à part une vieille minoune [vieille voiture] sale”, se souvient Geri dans les colonnes d’Urbania. “Il est arrivé chez moiavec une télé et un sacde linge qui pue.Et il est repartiavec 15 000 dollarsprovenant de la ventede ma maison.” Geri, témoignant sur le site canadien Urbania Majoritairement masculins (étonnant), les hobosexuels ne sont pas réputés pour leur originalité. Le quotidien canadien Toronto Sun a donc mis au point un petit guide de leur mode opératoire, histoire d’éviter de tomber dans leurs filets. Premier red flag (signal d’alarme, pour les non-anglophones ou les philistins du dictionnaire amoureux) : ça va trop vite. Nul besoin de précipiter les choses, si l’élu de votre cœur est vraiment d’amour transi, il ne devrait pas s’envoler. Normalement. “Il ne participait à aucune tâche ménagère. Il disait qu’il n’avait pas d’argent, alors je payais pour toutes les sorties ou les activités”, poursuit Victoria, interrogée par “Urbania”. PHOTO ALAMY STOCK/REUTERS Deuxième alerte : il n’a nulle part où aller, et une fois qu’il est là, il est indélogeable. Ici, la nuance est de mise. Dans des communes où le marché de la location est “en tension”, ou inaccessible, il peut être tentant de précipiter une mise en ménage, ne serait-ce que pour des raisons économiques. Sauf que, dans le cas des hobosexuels, il n’est pas question d’un emménagement un peu hâtif, mais bien d’un amour simulé au profit d’un intérêt de nature purement immobilière. Et surtout : à vos crochets. Urbania confirme : “S’il était gentil et affable au début de la relation, une fois bien installé chez Mélanie, le prétendu prétendant s’est rapidement montré colérique et jaloux.” “Le gars a un van,deux ou trois minimotoset une cargaison de chaînesstéréo à la traçabilité douteuse.Toi, tu as un garage vide.Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?” Le site du quotidien canadien Toronto Sun Si le phénomène prête à sourire, rappelons malgré tout, comme l’écrit Urbania, “qu’imposer des dépenses à son ou sa partenaire est une forme de violence économique qui fait partie du cycle de la violence conjugale”. Les violences économiques correspondent à un état d’emprise financière d’un conjoint sur l’autre. D’après une étude IFOP réalisée en 2023, plus de 4 femmes sur 10 seront victimes de violences économiques dans leur vie. PHOTO ALAMY STOCK/REUTERS Alors peut-être que, quand la flèche du chérubin dodu qu’on appelle Cupidon n’est pas lancée tout à fait aveuglément, il est de bon aloi de rester sur ses gardes.— Éloïse Duval À lire aussi : Love, etc. “Les couples formés sur les applis de rencontre sont voués à l’échec” À lire aussi : Love, etc. La quête hivernale de partenaires pour “se tenir chaud”, c’est mal ! À lire aussi : Love, etc. Le “shrekking”, sortir avec un ogre en espérant être traitée comme une princesse
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