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📅 24/03/2026 à 11:34
L’armée ukrainienne teste sur le front des exosquelettes pliants pouvant tenir dans une mallette, ils permettent aux soldats de courir jusqu’à 19 km/h
Géopolitique
Deux soldats de la 147e brigade d’artillerie indépendante, rattachée au 7e corps d’assaut aéroporté, ont présenté une démonstration de ces exosquelettes - 7e corps d'assaut aéroporté d'UkraineDes unités de l’armée ukrainienne, rattaché au 7e corps d’assaut aéroporté, testent en conditions réelles des exosquelettes capables de tenir dans une mallette. Ils permettent aux soldats de courir jusqu’à 19 km/h avec leur matériel. Une démonstration de ces équipements a été présentée sur le front, illustrant une nouvelle étape dans la guerre technologique, après le déploiement de drones et de robots de combat.C’était une information qui circulait depuis plusieurs semaines. Les forces ukrainiennes affirment tester pour la première fois des exosquelettes en conditions réelles, en les déployant à la fois sur des positions logistiques et sur le front de Pokrovsk. Le 7e corps d’assaut aérien a publié vendredi une vidéo montrant la 147e brigade d’artillerie indépendante en train de démontrer cette nouvelle technologie.Conçus pour être fixés à la taille et aux jambes, ces exosquelettes s’articulent autour du dos et des genoux grâce à des actionneurs placés au niveau des hanches. Selon les militaires, ils permettent de réduire la charge sur les muscles des jambes d’environ 30%, facilitant les déplacements sur de longues distances (jusqu’à 16 kilomètres) à une vitesse pouvant atteindre 19km/h. Des images diffusées montrent notamment des soldats utilisant ces dispositifs pour transporter et charger des obus sur un canon automoteur français Caesar."Chaque jour, les artilleurs endurent de lourdes charges physiques. Ils transportent quotidiennement de 15 à 30 obus, chacun pesant 50 kg", a déclaré le colonel Vitalii Serdiuk, commandant adjoint du corps, dans un communiqué joint à la vidéo.L’exosquelette, pliant et suffisamment compact pour tenir dans une mallette, pèserait environ 2 kg. Selon les informations accompagnant la vidéo, il est doté "d’une intelligence artificielle capable de s’adapter en temps réel" à la charge exercée sur les jambes et la colonne vertébrale du soldat, avec jusqu’à dix modes de fonctionnement différents. Le 7e corps d’assaut aérien précise qu’il s’agit d’une première utilisation en conditions de combat pour une unité ukrainienne, les équipements déployés étant encore au stade de prototypes.Exosquelettes et robots sur le frontAuparavant, l’Ukraine avait déjà franchi un cap en recevant deux robots humanoïdes Phantom MK-1, conçus à des fins militaires, marquant l’une des premières évaluations en conditions réelles de cette technologie sur un champ de bataille. Dans un conflit toujours plus technologique, la guerre en Ukraine s’impose ainsi comme un terrain d’expérimentation inédit. Mais ces machines sont d'abbord déployées en première ligne seulement pour des missions de reconnaissance et d’observation.Des exosquelettes pour artilleurs des forces du 7e corps de réaction rapide des forces d'assaut aéroportées, mars 2026 © 7e corps d'assaut aérien d'UkraineConcrètement, le Phantom MK-1, développé par la start-up américaine Foundation Robotics, mesure environ 1,75 mètre pour un poids compris entre 79 et 82 kg. Conçu pour intervenir dans des environnements à haut risque (reconnaissance, déminage ou opérations terrestres), il pourrait à terme remplacer les soldats dans les missions les plus dangereuses.Présenté en octobre 2025, ce robot est pensé comme une plateforme adaptable, capable d’intégrer différents systèmes d’armes. Déjà testé dans l’industrie, il trouve aujourd’hui en Ukraine un véritable laboratoire à ciel ouvert pour évaluer ses performances en situation de combat. Kiev n’est cependant pas la seule à explorer le potentiel des exosquelettes militaires. Les États-Unis développent eux aussi plusieurs dispositifs, à l’image du "SABER", un exosquelette souple et portable conçu par l’armée pour se fixer dans le dos et autour des jambes, afin de réduire les contraintes exercées sur la colonne vertébrale.Une démocratisation dans les armées?Autre projet notable: "l’ONYX", de Lockheed Martin, un exosquelette pour le bas du corps équipé d’actionneurs au niveau des genoux. S’il permet d’améliorer l’endurance et de soulager les efforts des soldats, il n’a toutefois pas encore été retenu comme équipement standard au sein des forces américaines. En France aussi, la Direction générale de l’armement (DGA) s’est engagée sur ce terrain via le dispositif RAPID, en soutenant l’entreprise RB3D dans le développement de son exosquelette Hercule.De manière générale, ces technologies reposent sur le principe du robot collaboratif (ou "cobot") combinant mécanique, électronique et informatique. Porté comme une armature, l’exosquelette accompagne les mouvements du soldat et démultiplie sa force, lui permettant de transporter des charges très lourdes, parfois supérieures à 100 kg, tout en réduisant considérablement l’effort physique.Dossier : Ukraine-Russie: la guerreGuerre en Ukraine: alerte aérienne dans la quasi-totalité du pays en raison d'attaques russesLe Deyna, pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté par la France en Méditerranée, est arrivé à MarseilleGuerre en Ukraine: Kiev a lancé près de 300 drones sur la Russie dans la nuit, selon MoscouLes plus lusL'ancien Premier ministre Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans"Du combat de sa vie" à la sèche défaite, comment la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris a tourné au fiascoGuerre en Iran: un ministre de Donald Trump affirme qu'il faut parfois "une escalade pour désescalader""On a cru qu’il était mort": Fabien Lecoeuvre hospitalisé après avoir été frappé par Stéphane Tapie hors antenne dans l’émission "Tout beau tout neuf" de Cyril HanounaÉquipe de France: découvrez les maillots que les Bleus porteront à la Coupe du monde 2026, avec une couleur originale
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