● Courrier International 📅 24/03/2026 à 10:56

Cockapoos, labradoodles… Ces chiens sont en fait loin d’être adorables, d’après une étude

Géopolitique
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Un cockapoo, issu d’un croisement entre un cocker et un caniche, qui joue dans la neige. Photo Rolf Poss/IMAGO/Reuters Connect “Posez votre regard n’importe où et vous verrez des chiens hybrides. Les goldendoodles, yorkipoos, bernedoodles et autres shih-poos sont devenus des rencontres fréquentes sur les trottoirs”, constate le Smithsonian Magazine. Dociles, moins allergisants grâce à leurs poils frisés, sympathiques avec les enfants et en meilleure santé que leurs parents, ils sont considérés comme des compagnons idéaux. Parmi eux, il y a par exemple le cockapoo, issu du croisement entre un cocker anglais et un caniche, dont l’“allure de nounours”, fait fondre The Times. À lire aussi : Étude. En un an, un chat ou un chien peuvent procurer un surplus de bonheur équivalent à 84 000 euros Sauf que, d’après une étude qui vient de paraître dans Plos One, il n’est pas vraiment le parfait toutou de famille dont il a l’air et pour lequel les gens sont prêts à se délester de leurs économies. Les pires : les cockapoos Selon des chercheurs du Royal Veterinary College, à Londres, qui ont analysé les réponses de quelque 9 402 Britanniques ayant répondu à un questionnaire en ligne sur leurs chiens hybrides entre février et avril 2023, les cockapoos présentent les comportements les plus problématiques, lesquels sont bien plus fréquents que chez les races pures parentales. “Parmi ces mauvais comportements, il y avait de l’agressivité à l’encontre de leurs propriétaires et des inconnus, de la nervosité et de la peur, de la rivalité avec les autres chiens et des angoisses de séparation”, liste Nautilus. Le magazine américain souligne que seules la sensibilité tactile et la recherche d’attention étaient comparables pour les cockapoos, les cockers et les caniches. À lire aussi : Société. Rien n’est trop beau pour nos animaux Parmi l’échantillon de chiens hybrides, qu’on appelle aussi les “designer dogs”, il y avait aussi des cavapoos (caniches croisés cavaliers king charles) et des labradoodles (caniches croisés labradors). Les premiers “ont [aussi] obtenu de mauvais résultats en matière de comportement par rapport à leurs races d’origine, même si ce n’était pas aussi catastrophique que pour les cockapoos”, indique Nautilus. Les seconds obtiennent des résultats mitigés : s’ils ont notamment moins de problèmes de comportement (peur et agressivité) que les caniches, ils étaient plus susceptibles de manifester une peur du bruit, une anxiété de séparation, une nervosité accrue et une moindre facilité d’éducation que l’autre race parentale, les labradors. Culture du “click and collect” Pourquoi les chiens issus de croisements ont-ils davatange de problèmes de comportement ? Le quotidien britannique The Times propose trois pistes d’explication. La première, c’est l’effet petit chien. “Les cockapoos et les cavapoos sont issus de croisements avec des caniches nains, et les plus petits chiens sont connus pour statistiquement être plus sujets à la peur, à la nervosité et à l’agressivité”. Les deux autres explications tiennent aux propriétaires du chien eux-mêmes : il s’agit le plus souvent, d’après les chercheurs, de personnes inexpérimentées qui, en outre, n’éduquent pas leur animal et qui n’avaient pas vu le chiot avec sa mère. Une forme de “culture du click and collect” appliquée aux animaux, déplore le Times. Marine Cygler Bien-être animal Sur le même sujet Santé. Ozempic : les prochains patients seront-ils des chats obèses ? Société. En Italie, les chiens de moins de 25 kilos sont désormais acceptés à bord des avions Sciences. Ce bonobo joue à la dînette et montre que les singes aussi peuvent avoir de l’imagination Vidéo. L’industrie du bien-être pour animaux va-t-elle trop loin ? Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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