● Le Monde International
📅 24/03/2026 à 07:00
« Revaloriser les métiers de l’ingénierie, c’est revaloriser le potentiel du pays à relier science et technique »
Data Science
Cette tribune paraît dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien. Instabilité géopolitique mondiale, bouleversements climatiques, tensions énergétiques et numériques : nous évoluons dans un monde de crises qui accentue notre vulnérabilité. Dans ce contexte, la France a besoin d’une forte capacité de prospective, d’innovation et d’exécution pour concevoir et déployer les solutions qui nous permettront d’affronter les défis à venir. Cette capacité repose sur les ingénieures et ingénieurs d’aujourd’hui et de demain. Les projections publiques sont claires : les besoins en formation et recrutement de profils scientifiques et techniques vont fortement augmenter dans les prochaines décennies. Aménagement, énergie, industrie, infrastructures, mobilités, construction, santé, défense, cybersécurité… Parce qu’ils transforment l’expertise scientifique en solutions concrètes, les ingénieurs seront au cœur de notre capacité d’adaptation collective. Face à cette demande, l’offre progresse mais reste en deçà de l’enjeu : 48 200 diplômes d’ingénieur délivrés en 2023, contre 41 300 en 2018 (+ 16,7 % en cinq ans) selon la Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (DEPP), du ministère de l’éducation nationale. Cette évolution est positive, mais elle ne suffira pas. Si l’on veut tenir les trajectoires industrielles, énergétiques et technologiques fixées, il faut former davantage d’ingénieurs mais aussi mieux mobiliser les compétences d’ingénierie là où elles sont décisives. Interpellation des jeunes ingénieurs Or, une fragilité encore peu documentée apparaît : une partie des jeunes ingénieurs s’interroge aujourd’hui sur le statut et le sens de son métier. L’étude « S’inventer ingénieur·e », conduite par l’Institut Gaston Berger du Groupe INSA auprès de 1 000 étudiantes, étudiants et jeunes ingénieurs en activité, éclaire un point décisif pour l’avenir du métier : derrière un même statut, les réalités professionnelles se sont profondément diversifiées et ne recouvrent plus les mêmes fonctions qu’il y a cinquante ans. Il vous reste 65.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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