● Le Monde International
📅 24/03/2026 à 05:30
Dans le sud du Liban, le recommencement perpétuel de la guerre : « Les gens du Sud ont vécu tant de sacrifices »
Géopolitique
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Hassan Ayoub dans le quartier de Hamra, à Beyrouth, le 16 mars 2026. RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE » Hassan Ayoub, médecin libanais de 62 ans, a toujours gardé le lien avec Aïnata, son village d’origine, proche de la frontière avec Israël. Par amour de sa terre, il avait l’habitude d’y passer le week-end. Depuis sa retraite, Mohamed Fakih, ancien fonctionnaire au port de Beyrouth, 75 ans, vivait à Rihane, le berceau familial, situé au nord du fleuve Litani. Il s’y occupait de son jardin et militait pour la défense de l’environnement. Lire aussi | EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Israël visé par des missiles iraniens ; Benyamin Nétanyahou dit que l’Etat hébreu continuera ses frappes sur l’Iran et le Liban Lire plus tard Mais le sud du Liban, si cher à ces deux hommes de confession chiite, sensibles dans leur jeunesse aux idéaux de la gauche arabe, est désormais inaccessible. Depuis que le Hezbollah a lancé six roquettes en direction de l’Etat hébreu, début mars, la région est soumise à un déluge de feu israélien. Ce nouveau conflit se déroule en parallèle de la guerre contre l’Iran déclenchée par Israël et les Etats-Unis, le 28 février. L’armée israélienne a placé les habitants d’une grande partie du Liban sud, peuplé en majorité de chiites, sous ordre de déplacement forcé. Des combats se déroulent dans plusieurs localités frontalières où le Hezbollah s’efforce d’empêcher les soldats israéliens d’avancer. Le Liban redoute une invasion terrestre généralisée, comme celle de 1982, lorsque Israël avait bombardé sans répit l’ouest de Beyrouth, jusqu’à obtenir le départ des combattants de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP). Il vous reste 83.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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