● Le Journal du Geek
📅 23/03/2026 à 14:18
Essence : la flambée des prix va-t-elle vous faire acheter une voiture électrique ?
Géopolitique
👤 Gregori Pujol
© Adobe Stock Le scénario semblait parfait, depuis les frappes israélo-américaines sur l’Iran fin février et la fermeture du détroit d’Ormuz, le baril de Brent avait grimpé jusqu’à 119,50 dollars en séance lundi, du jamais vu depuis 2022. En France, le gazole a bondi de 26 centimes en une semaine pour frôler les 2 euros le litre, le SP98 atteignait 1,92 euro, le SP95-E10 s’affichait à 1,82 euro. Les défenseurs du véhicule électrique avaient enfin l’argument économique massue qu’ils attendaient. Sauf que ce mardi matin, Donald Trump a déclaré à CBS que la guerre avec l’Iran était “quasiment finie” , et le Brent a plongé de 10% en quelques heures pour revenir sous les 90 dollars. En dix jours, le marché aura donc fait un aller-retour spectaculaire, illustrant crûment la volatilité sur laquelle repose l’argumentaire pro-électrique en période de crise. Un problème fondamental L’écart de coût au kilomètre entre un véhicule thermique et un électrique s’était creusé de façon spectaculaire, pour un conducteur qui parcourt 15 000 km par an, la note annuelle avait augmenté de plusieurs centaines d’euros en quelques jours. Sur le papier, le passage à l’électrique n’avait jamais semblé aussi rentable aussi vite. Mais quand un ménage doit débourser entre 35 000 et 50 000 euros pour un VE, une semaine de gazole à 2 euros ne suffit pas à changer une décision d’achat, surtout si les prix peuvent redescendre sur une simple phrase d’un président américain. L’histoire récente le confirme, en 2022, la flambée post-Ukraine avait provoqué un vrai regain d’intérêt pour l’électrique, avec des pics de visites en concession et de demandes de devis. Mais la conversion en ventes réelles était restée bien en dessous des attentes. Les ménages sous-estiment structurellement le coût d’usage au profit du prix d’achat, et une crise de quelques semaines ne réécrit pas ce biais cognitif. Il y a aussi un paradoxe que le discours pro-électrique tend à éviter, une crise énergétique suffisamment grave pour doper l’intérêt pour les VE est aussi susceptible de faire grimper le prix de l’électricité. La France est relativement protégée grâce à son parc nucléaire, mais les marchés spot européens restent indexés en partie sur le gaz. Une escalade prolongée au Moyen-Orient aurait pu réduire d’autant l’avantage comparatif à la recharge. Ce qui change vraiment les comportements d’achat sur le long terme, ce n’est pas un pic violent et bref, mais une hausse durable et prévisible des prix à la pompe. Si le détroit d’Ormuz reste encore bloqué plusieurs mois avec un Brent installé durablement au-dessus des 100 dollars, on pourra peut-être parler d’accélérateur structurel. En l’état, la fenêtre s’est refermée presque aussi vite qu’elle s’était ouverte. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *MessageEnvoyer Chargecitadine électriqueessenceGuerrepétrole Les Scanners 3D sont proposés à des prix fous chez Geekbuying pour les Mega Sale Les dernières actualités Essence : la flambée des prix va-t-elle vous faire acheter une voiture électrique ? Les Scanners 3D sont proposés à des prix fous chez Geekbuying pour les Mega Sale L’Europe met un coup d’arrêt aux deepfakes pornographiques Netflix relance Stranger Things : une version avec du contenu exclusif dévoilée Marvel prépare déjà l’après Avengers : Secret Wars «Au profit de la Terre» Blue Origin prépare le lancement de 51 600 satellites en orbite ! Mieux que Magic et Pokémon ? Le jeu de cartes Cyberpunk est déjà un immense succès Smart TV pas chère : après la 32″ vendue une misère, Xiaomi atomise le prix de la 65″ 💥
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