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📅 23/03/2026 à 14:00
J'ai essayé la nouvelle Twingo électrique et elle m'a charmé
Géopolitique
👤 Aurélien Piot
14 Commenter Présentation Présentée en 1992, la première génération de Renault Twingo est devenue une icône du design automobile, du moins aux yeux de votre serviteur, avec un style très singulier et un agencement ingénieux grâce à son profil de monospace et une modularité poussée.La deuxième mouture a toutefois moins marqué les esprits avec un style nettement plus sage, quand bien même elle conservait l'ingéniosité de sa devancière, tandis que la troisième génération retrouvait un style plus jovial, mais abandonnait toute l'astuce du modèle, partageant ses entrailles avec la smart forfour.Pour beaucoup, la “Twingo, la vraie” reste donc la première génération de la mini-citadine de Renault. Décidée à fouiller dans son passé pour proposer une gamme de voitures électriques aux dessins émotionnels, la marque a donc choisi de faire revivre l'esprit de la première Twingo avec sa quatrième génération.© Aurélien Piot / Les NumériquesCette Twingo 2026 est strictement électrique, alors que la précédente mouture avait déjà proposé une version branchée. Afin d'abaisser les coûts, son développement a notamment été conduit en Chine et elle est produite en Slovénie. Cela lui permet de s'afficher à partir de 19 490 € et d'être éligible à la prime “coup de pouce” pour un montant compris entre 3620 et 5740 €, soit un tarif prime déduite qui démarre à 13 750 € pour les foyers les plus modestes.Pour ces derniers, la Twingo est donc la voiture électrique la moins chère du marché, alors qu'une Citroën ë-C3 démarre à 19 740 € et est éligible à une prime “coup de pouce” d'un montant maximal de 5700 € avec sa nouvelle version autonomie urbaine. Enfin, la Dacia Spring est certes facturée à partir de 16 900 €, mais sa production en Chine limite le montant de sa prime à 380 €. Pour les foyers concernés par le plus faible montant de la prime CEE, la Spring garde donc l'avantage face à la Twingo, alors facturée à partir de 17 470 €.Deux finitions sont au programme. Nous essayons aujourd'hui le modèle haut de gamme techno, qui partage sa fiche technique avec la version d'entrée de gamme evolution, mais se dote de quelques équipements supplémentaires pour un surcoût de 1600 €, soit une note portée à 21 090 € hors primes CEE. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designComme une grenouille dans sa mare Si les designers de Renault ont voulu un style au plus proche de la première Twingo, les dimensions de cette nouvelle génération sont plus généreuses. Comme le modèle précédent, la nouvelle Twingo est une cinq portes. Elle mesure 3,79 m de long, soit 17 cm de plus que la génération précédente et 36 cm de plus que la toute première Twingo.© Aurélien Piot / Les NumériquesOn reconnaît bien sûr la face de grenouille de la Twingo avec ses phares ronds et son sympathique sourire. Une partie en plastique mat surplombe le capot et intègre un rappel des trois grilles d'aération de la première Twingo. Celle au centre permet d'accéder au réservoir de liquide lave-glace avec un outil livré avec la voiture, puisque le capot n'est pas conçu pour être ouvert par les usagers.© Aurélien Piot / Les NumériquesÀ l'arrière, la lunette du hayon est mise en exergue par des pourtours en plastique mat, tandis que les blocs optiques reprennent un style rond proche des feux avant. De petites ailettes sont posées sur ces blocs optiques afin de guider les flux d'air à l'arrière de cette Twingo, autrement pénalisée par ses rondeurs. Elle affiche ainsi un SCx de 0,656 m².© Aurélien Piot / Les NumériquesLe nuancier diffère de celui aux couleurs pastel de la première Twingo, mais Renault a tout de même mis l'accent sur des teintes colorées. Les clients ont le choix entre six variantes de carrosserie avec du jaune livré de série, du blanc facturé 200 €, ou du vert, du rouge, du noir ou du gris moyennant une rallonge de 600 €.La Twingo E-Tech est livrée de série avec des jantes en tôle de 16 pouces avec enjoliveurs, y compris en finition haute, tandis que notre modèle d'essai a droit à des jantes alliage de 18 pouces facturées 600 €.Autrement, on pourra s'étonner de l'absence de toute autre option de personnalisation extérieure. Renault mise néanmoins sur de futures séries spéciales et autres animations de gamme pour élargir les choix de personnalisation, comme cela avait déjà été le cas de la Twingo 1, lancée avec une gamme encore plus restreinte. La première génération offrait toutefois l'option d'un toit en toile. Espérons que la nouvelle Twingo hérite de celui lancé sur la Renault 4 E-Tech.© Aurélien Piot / Les NumériquesL'intérieur de cette Twingo diffère de celui des R5 et R4. Sa planche de bord est spécifique, tout en plastique dur comme le veut la norme du segment. Si l'extérieur conserve des traits très proches de ceux de la Twingo 1, l'intérieur se différencie davantage de celui de son aînée. Le bouton des feux de détresse est voulu proche du fameux “né de clown” de la Twingo 1, mais les ressemblances ne sont pas flagrantes et l'ensemble est un peu triste.Alors que la Twingo 1 avait eu droit à bon nombre de selleries folkloriques au fil de ses collections et séries spéciales, cette Twingo E-Tech n'est lancée qu'avec des selleries sombres et assez austères (différentes selon le niveau de finition). Seul le ciel de toit bénéficie de motifs variés, de même que les tapis de sol de notre modèle d'essai, mais ces derniers sont vendus en tant qu'accessoire. Comme la Twingo 1, la Twingo E-Tech en propose de nombreux, à l'instar du sticker sur la commande de marche et de l'accoudoir central de notre modèle d'essai.© Aurélien Piot / Les NumériquesSi cet intérieur n'est donc pas aussi jovial que celui de la première Twingo, on apprécie le bandeau couleur carrosserie (blanc en finition evolution) sur la planche de bord, ainsi que la découpe des contre-portes avec la tôle volontairement visible, en clin d'œil aux Twingo 1.© Aurélien Piot / Les NumériquesPour le reste, les assemblages n'étaient pas parfaits sur les modèles de pré-série que nous avions à l'essai, et quelques petites économies sont à noter, comme l'absence d'aérateurs centraux ou de poignées de maintien au plafond. La présentation reste toutefois plus cossue, toutes proportions gardées, que celle d'une Dacia Spring.© Aurélien Piot / Les NumériquesOn apprécie aussi la bonne ergonomie de cette Twingo avec des commandes physiques pour la climatisation, ou encore le bouton My Safety Switch qui permet, via un double appui, de retrouver ses réglages d'aides à la conduite personnalisés. Seul reproche, les commodos sont trop nombreux à droite du volant. Bien que l'illustre satellite de commande de la radio ait ses aficionados, on se dit qu'il serait peut-être temps de migrer ses commandes vers le volant.© Aurélien Piot / Les NumériquesLa Twingo première du nom parvenait à offrir le même espace aux jambes à l'arrière que celui d'une Safrane — la plus grande berline Renault à l'époque — grâce à sa banquette coulissante. Toutes les Twingo E-Tech ont désormais droit à des sièges qui coulissent individuellement sur une longueur de 17 cm, identique à celle de la Twingo 1. L'espace aux jambes est plutôt bon lorsque les sièges sont reculés, mais paraît inférieur à celui de la Twingo 1 pourtant bien plus courte (en cas d'accident, on préférera toutefois être à bord de la nouvelle…). La garde au toit permet à des adultes de s'installer confortablement à l'arrière, mais les plus de 1,85 m seront à l'étroit.Les dossiers sont inclinables, mais les appuie-tête ne peuvent pas être descendus pour dégager davantage de visibilité au conducteur, tandis que les vitres arrière sont seulement entrebâillantes.© Aurélien Piot / Les NumériquesSi cette nouvelle Twingo ne réitère pas la position “lit” que permettait le premier modèle, le dossier de son siège passager peut être rabattu en finition techno afin de charger des objets longs.© Aurélien Piot / Les NumériquesLe volume de coffre oscille entre 205 et 305 l (norme VDA) en fonction de l'avancement des sièges arrière. Cette dernière valeur est très bonne pour la catégorie, mais il faudra bien sûr que vos passagers arrière, le cas échéant, concèdent d'avancer leur siège. À noter que la Twingo E-Tech est livrée sans cache-bagages, misant sur une lunette arrière surteintée sur toutes les versions (les vitres latérales arrière du modèle techno le sont également). Un cache-bagages est tout de même proposé en accessoire, mais il ne permettra de dissimuler vos effets personnels qu'avec les sièges arrière reculés. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Confort et équipementPas du tout à rougir Cette Twingo E-Tech hérite du système openR Link des autres modèles Renault, ici affiché sur un écran horizontal de 10,1 pouces avec une interface aux couleurs du modèle. Basé sur Android Automotive OS et avec les services Google en finition techno, ce système se montre largement plus moderne que celui d'une Citroën ë-C3, par exemple.© Aurélien Piot / Les NumériquesGoogle Maps officie donc en tant que système de navigation embarqué à bord de cette version haut de gamme. Google Assistant, bientôt remplacé par Gemini, est aussi présent et cohabite avec l'assistant maison Reno, lui basé sur ChatGPT.© Aurélien Piot / Les NumériquesL'interface est facile d'utilisation, compatible avec Android Auto et CarPlay en mode sans-fil, et de nombreuses apps sont disponibles via le Play Store. Pour la première fois chez Renault, il est aussi possible de consulter une version “digitale” du manuel du conducteur depuis cet écran.Alors que les premières Twingo avaient droit à une instrumentation au centre de leur planche de bord, accentuant le côté monospace du modèle, la nouvelle venue dispose d'un écran 7 pouces derrière son volant dès la finition d'entrée de gamme. Il est très lisible et légèrement personnalisable, avec la possibilité d'afficher les indications de la navigation. S'il n'a pas un aspect léché, son interface au style cartoonesque est sympathique.© Aurélien Piot / Les NumériquesPour le reste, l'équipement n'est pas désuet, ce dès la finition d'entrée de gamme, qui profite déjà de la climatisation — automatique en version techno —, de l'aide au parking arrière, ou encore des projecteurs full led. La finition techno ajoute notamment le régulateur de vitesse adaptatif, l'accès et démarrage mains libres et une caméra de recul, dont la définition est hélas très faible, mais aucun chargeur à induction n'est proposé.© Aurélien Piot / Les NumériquesQuelques options sont aussi disponibles, dont les sièges avant chauffants et le pack parking & safety, qui comprend des aides à la conduite rares sur le segment A, voire encore jamais vues, telles que l'alerte en cas de trafic lorsqu'on ouvre une portière, l'alerte de trafic avec freinage automatique en marche arrière et le stationnement automatique. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Connectivité et applicationOfferts pour trois ans La Twingo E-Tech est compatible avec l'app mobile My Renault pour Android et iOS. Elle permet notamment de géolocaliser sa voiture et de programmer sa charge et le préconditionnement thermique de son habitacle.Ces fonctions sont incluses au sein d'un pack de services connectés, permettant également de profiter de toutes les fonctions du système openR Link, comme les apps téléchargées via le Play Store et l'assistant vocal Reno. Le forfait offert à l'achat pour une durée de trois ans contient un volume de 2 Go de données par mois. Il est possible de souscrire une extension de cette durée à cinq ans après l'achat, moyennant un paiement unique de 100 €. Tenue de route et performancesTrès bon comportement routier La Twingo E-Tech hérite de la plateforme AmpR Small — renommée RGEV small après que Renault a débranché Ampere — qui équipe les R5 et R4. Elle a été simplifiée en abandonnant le train arrière multibras de ses grandes sœurs, au profit d'un essieu souple provenant du Captur.Au volant, la Twingo conserve un très bon comportement routier. Elle se montre assez confortable et est loin d'être ridicule quand on hausse le rythme, bien qu'elle n'offre pas le dynamisme d'une R5. Sa direction un peu trop démultipliée et assez artificielle la dessert toutefois, mais sa masse de “seulement” 1,2 t en ordre de marche la rend assez plaisante à mener.© Aurélien Piot / Les NumériquesLes 60 kW (80 ch) et 175 Nm du moteur électrique fourni par le chinois Shanghai e-drive suffisent largement à s'extirper de la circulation en milieu urbain et permettent d'envisager un passage rapide sur une autoroute avec une vitesse maximale de 130 km/h (vitesse maximale de la voiture, pas de l'autoroute). Le 0 à 100 km/h prend tout de même 12,1 s et il faudra donc anticiper un minimum avant de s'insérer, tandis que les bruits d'air sont forcément assez présents à haute vitesse.© Aurélien Piot / Les NumériquesPar rapport à la Twingo 3, une propulsion à moteur arrière, le diamètre de braquage de cette Twingo 4, une traction à moteur avant, est moins flatteur. Il passe de 8,6 m à 9,9 m entre trottoirs, soit une valeur légèrement décevante pour la catégorie.Si le modèle d'entrée de gamme ne permet de régler la récupération d'énergie qu'avec un mode D et un mode B, le modèle techno gagne des palettes derrière le volant. Elles permettent de régler la décélération au lever de pied à la volée, d'un mode très léger, proche de la roue libre, jusqu'à un mode one pedal. Ce dernier est assez facile à doser, si ce n'est au moment de marquer l'arrêt. Même avec les autres réglages et en freinant au pied, la voiture s'arrête un peu trop brusquement sur le dernier mètre.© Aurélien Piot / Les NumériquesPour le reste, la sensation de la pédale de frein nous a semblé meilleure qu'à bord de la Renault 5 E-Tech, que nous avions essayée uniquement lorsqu'elle ne proposait encore que les modes D et B. Autonomie et rechargeNe tentez pas de traverser la France Cette nouvelle Twingo E-Tech annonce jusqu'à 263 km d'autonomie WLTP (261 km en finition techno et 252 km pour notre modèle d'essai équipé de jantes de 18 pouces), contre 190 km pour le modèle précédent. Si ce rayon d'action reste très court dans l'absolu, il s'agit d'une augmentation importante de l'autonomie (+38 %) pour une batterie qui ne passe que de 22 à 27,5 kWh utiles (+25 %). à lire également :NEWS : VoitureConsommation, autonomie, émissions : voici comment sont homologuées nos voituresLe groupe Renault nous a convié à découvrir son Centre technique d'Aubevoye. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur le protocole d'hom... il y a 8 mois Mais le pack batterie évolue davantage en passant d'une chimie NMC à une technologie LFP moins coûteuse, pour la première fois chez Renault. Il s'agit d'une batterie cell-to-pack dont les cellules sont fournies par CATL, équipée d'une nappe chauffante qui s'active automatiquement quand la température est trop basse afin d'optimiser les puissances de charge et les performances dynamiques. Son refroidissement passif sera tout de même à surveiller afin de vérifier que cette Twingo ne souffre pas de chutes de sa puissance de charge, comme ce fut le cas de la Zoé. La Twingo fait aussi l'impasse sur une pompe à chaleur réversible, qui aurait permis de limiter la consommation du chauffage.Par rapport aux autres voitures électriques Renault, cette Twingo ne se distingue pas seulement par sa batterie LFP, mais aussi son moteur synchrone à aimants permanents. Cette technologie réputée plus efficiente nécessite toutefois l'emploi de terres rares, contrairement aux moteurs synchrones à excitation externe par induction habituellement utilisés par Renault.Notre essai sur les routes d'Ibiza ne nous a pas véritablement permis d'effectuer de relevés de consommation tangibles. Dans ces conditions, nous avons pu nous approcher des 10 kWh/100 km de moyenne, mais seulement en jouant de l'éco-conduite. Autrement, une consommation comprise entre 11,5 et 12 kWh/100 km hors autoroute nous semble atteignable, soit une autonomie d'environ 230 à 240 km. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Style extérieur fidèle à la première génération. Modularité qui participe à la polyvalence de la voiture. Écran central rapide et moderne. Équipement assez complet. Comportement routier réussi. Points faibles Léger manque d'originalité de l'intérieur. Absence d'aérateurs centraux. Diamètre de braquage un peu long pour la catégorie (9,9 m entre trottoirs). Performances un peu justes sur route. Autonomie toujours courte dans l'absolu. Absence de pompe à chaleur réversible. Charge en courant continu seulement en option. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? À l'instar de la première génération du modèle, la Renault Twingo de 2026 parvient à concilier un style sympathique et facilement reconnaissable à une modularité qui lui accorde une certaine polyvalence. Comme les autres voitures électriques d'entrée de gamme, sa technologie ne lui permet toutefois pas d'enquiller les kilomètres, comme on le ferait avec la moindre mini-citadine thermique. Reste que son coût à l'achat (primes CEE déduites) et à l'usage est imbattable. Elle est en sus très moderne et agréable à conduire, ce qui n'est pas le cas de toutes les voitures électriques abordables. Face à la concurrence Grâce à sa prime “coup de pouce”, la Twingo E-Tech fait vite oublier la très désuète Dacia Spring, voire les voitures électriques chinoises d'entrée de gamme. Seule la Citroën ë-C3 peut rivaliser avec les tarifs de cette Twingo électrique. Sa version autonomie urbaine, affichée à un tarif similaire à celui du modèle Renault, manque toutefois de rayon d'action (204 km WLTP), mais le modèle autonomie confort (314 km WLTP) à 23 450 € hors primes CEE n'est pas beaucoup plus cher que la Twingo E-Tech, tout en étant plus polyvalent avec une autonomie et une puissance (113 ch) supérieures. La Twingo se montre toutefois plus moderne et soigne davantage les apparences. Sous-Notes Ergonomie et design Confort et équipement Connectivité et application Tenue de route et performances Autonomie et recharge Lire la suite
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