● Next INpact Télécom
📅 23/03/2026 à 10:13
C’est quoi le stockage S3 ?
Data Science
👤 Vincent Hermann
C’est quoi le stockage S3 ? Super Service de Stockage ? Illustration : Flock Vincent Hermann Le 23 mars à 10h13 Vous avez entendu parler de la technologie S3 ? Vous l’avez vue dans de nombreux contextes et vous vous demandez ce que c’est ? Ne bougez pas, on vous explique pourquoi elle est partout et est considérée comme la brique élémentaire du cloud. C’est d’ailleurs du S3 que propose Next avec son abonnement. Une erreur ? Le cloud est rapidement entré dans les usages. Nous avons l’habitude d’entreposer des données un peu partout, parfois sans vraiment faire attention. Les services de type « drive » sont monnaie courante, et beaucoup apprécient cette possibilité de retrouver leurs données sur tous leurs appareils. Avant même que tous ces services prennent leur envol, il a cependant fallu répondre à une problématique : comment stocker efficacement les données, quand les besoins explosaient et que les grandes entreprises exprimaient des besoins croissants pour alimenter leurs offres de commerce électronique ? Le S3 est, pour rappel, utilisé par Next pour vous proposer 1 To de stockage – avec 100 supplémentaires par année d’ancienneté du compte – à tous les abonnés Next Premium au tarif standard. Si ce n’est pas encore fait, il suffit donc de vous abonner pour en profiter, et de suivre notre tuto. 1 To (et plus) de stockage S3 dans votre abonnement Next : c’est parti ! [Tuto Next] 1 To de stockage offert : comment sauvegarder ses données sur le S3 Next Il y a presque 20 ans naissait S3 En mai 2006, Amazon Web Services lance Simple Storage Service, abrégé S3. Comme l’entreprise l’explique alors, le service se veut très simple et est dédié à une seule tâche : le stockage de données. La mise à l’échelle (scaling) et les prix bas sont également des arguments. AWS met alors son produit en avant pour tous les clients qui pourraient avoir besoin de stocker des quantités croissantes de données, avec la promesse d’accompagner le développement des services associés et de suivre la demande. « Amazon S3 est un stockage pour Internet. Il est conçu pour faciliter l’informatique à l’échelle web pour les développeurs. Amazon S3 propose une interface de services web simple qui peut être utilisée pour stocker et récupérer n’importe quelle quantité de données, à tout moment, depuis n’importe où sur le web. Il donne à tout développeur accès à la même infrastructure de stockage de données hautement évolutive, fiable, rapide et peu coûteuse qu’Amazon utilise pour gérer son propre réseau mondial de sites web », écrivait alors AWS. C’était la première fois que l’entreprise mettait à disposition de la clientèle une technologie qu’elle utilisait pour ses propres besoins. L’un des principaux points forts de S3 à son lancement était sa promesse de performances. L’infrastructure était ainsi conçue pour augmenter la disponibilité, les débits, la capacité et la robustesse générale en même temps que le nombre de nœuds. AWS promettait en outre une haute disponibilité (99,99 %) et une résolution rapide des goulots d’étranglement par l’ajout de nouveaux nœuds. Cette gestion est vite devenue automatique, S3 gérant l’augmentation ou la diminution de la demande sans intervention manuelle. Des objets, des buckets, des clés Jusqu’à S3, les approches sur le stockage des données étaient essentiellement centrées sur la hiérarchisation des dossiers et des fichiers, telle qu’on peut l’observer dans la plupart des systèmes de fichiers et dans les gestionnaires (Explorateur Windows, Finder macOS…). Dans S3, AWS a procédé autrement : tout est une question d’objets. Ces derniers peuvent représenter n’importe quel type de donnée, aussi bien du texte que de la vidéo. Les objets sont réunis en « buckets » (littéralement des « seaux »). Il s’agit de conteneurs organisationnels, pouvant contenir autant d’objets que l’on désire. Dans un bucket, chaque objet est constitué de trois parties : les données brutes (contenu du fichier), une clé unique d’identité et des métadonnées (informations descriptives). On a ainsi les trois notions essentielles de S3 : les objets, les buckets et les clés. Il n’y a pas de hiérarchie, ce qui revient à dire que placer un fichier dans un stockage S3, c’est attribuer une clé à un objet. Cette approche a le gros avantage de sa simplicité et de sa souplesse. On peut ainsi parler d’un stockage S3 comme d’un grand magasin de paires clé-valeur, où la valeur correspond aux données brutes et aux métadonnées. L’API S3 étant compatible REST (REpresentational State Transfer), les objets peuvent être manipulés avec des commandes courantes comme PUT pour ajouter un objet, GET pour récupérer un objet, DELETE pour supprimer un objet, LIST pour lister les objets d’un bucket, etc. Un standard de facto Soutenez un journalisme indépendant, libre de ton, sans pub et sans reproche. Accédez en illimité aux articles Profitez d'un média expert et unique Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous La suite de cet article est réservée à nos abonnés Soutenez un journalisme indépendant, expert et sans pub. Abonnez-vous sur next.ink/subs MisterDams Premium Aujourd'hui à 10h24 Message 1 Signaler Bloquer cet utilisateur Un point enfin sur la sécurité : il est important de bien configurer les droits d’accès à un bucket S3, des fuites de données de plusieurs dizaines de Go ont déjà eu lieu par le passé à cause de cela (ici et là par exemple). Et de chiffrer les données du coup, il me semble que c'était explicitement recommandé sur le S3 généreusement mis à disposition par Next. alex.d. Premium Aujourd'hui à 10h39 Message 2 Signaler Bloquer cet utilisateur Quand je vois un stockage S3, j'ai toujours un doute quant à savoir si Amazon est impliqué ou non.Le vrai standard ouvert, c'est OpenStack Swift. Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui Il y a presque 20 ans naissait S3 Des objets, des buckets, des clés Un standard de facto Une longue série d’améliorations Des tarifs très variés Commentaires 2
🔗 Lire l'article original
👁️ 1 lecture