● Le Monde International
📅 23/03/2026 à 10:00
KNDS, le fabricant du canon Caesar, va aller chercher de l’argent en Bourse, revigoré par le réarmement européen
Géopolitique
Le drone quadricoptère X25 (à droite) et le Crow, fabriqués par KNDS, sont exposés sur le site de Allach, à Munich (Bavière), le 19 mars 2026. KARL-JOSEF HILDENBRAND/AFP Dans la cour de l’usine KNDS d’Allach, quartier de l’ouest de Munich, en Allemagne, un canon Caesar et un véhicule blindé RCH-155 trônent côte à côte. Employés en Ukraine pour pilonner les positions russes, ces deux monstres d’acier, capables de tirer des obus à plus de 40 kilomètres, sont les produits emblématiques de l’industriel franco-allemand. Autour d’eux, un arsenal complet a été disposé : obus, munitions télé-opérées, véhicules terrestres autonomes, tourelle anti-drones, poste de commandement… En exposant sa « gamme » à la presse, jeudi 19 mars, l’industriel franco-allemand veut démontrer qu’il n’est plus seulement une manufacture d’obusiers et de blindés, comme il l’était lors de sa création, fin 2015, à la suite du rapprochement entre Nexter, le fabricant français du char Leclerc, et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann, celui du Leopard. « On aime la défense terrestre et on ne fait que ça », rappelle Jean-Paul Alary, le directeur général de KNDS, aux commandes du groupe depuis avril 2025. Mais « nous sommes une société de technologie », insiste-t-il (8 % du chiffre d’affaires annuel est consacré à la recherche et au développement). Les drones, omniprésents sur le champ de bataille ukrainien, ont bouleversé la doctrine militaire. Le groupe s’y est donc mis : il a par exemple créé Damocles, une munition télé-opérée de courte portée, avec la PME toulousaine Delair. Un contrat a été signé en 2024 avec la direction générale de l’armement pour équiper les forces françaises. Les livraisons sont en cours. Il vous reste 77.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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