● Presse-Citron
📅 22/03/2026 à 18:02
Test du Dyson PencilVac : que vaut l'aspirateur le plus fin du monde ?
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👤 Romain Vitt
© Presse-citron 0 Dyson a toujours aimé bousculer les codes. Après avoir popularisé l’aspiration sans sac, revu la copie du sèche-cheveux puis celle du purificateur d’air, le constructeur britannique s’est lancé un nouveau défi : faire tenir un aspirateur complet dans un tube aussi fin qu’un manche à balai. Les ingénieurs ont donc conçu le PencilVac. Sur le papier, la proposition est séduisante. Un aspirateur de 1,8 kg seulement, dont le corps entier (moteur Hyperdymium, collecteur, batterie, filtre) tient dans un cylindre de 38 mm de diamètre, le même que celui de l’Airwrap. L’idée n’est pas de rivaliser avec les mastodontes de la gamme comme le V16 Piston Animal ou le Gen5 Detect, mais de créer une nouvelle catégorie : l’aspirateur d’appoint ultra-maniable, pensé pour les sols durs et les nettoyages rapides du quotidien. Impossible pour nous de passer à côté d’une telle innovation. Nous avons donc testé le PencilVac pendant plusieurs semaines. S'abonner à Presse-citron Découvrir le Dyson PencilVac Sommaire Ce qu’on a aimé du Dyson PencilVac Une prouesse d’ingénierie © Presse-citron La première prise en main du PencilVac provoque un effet « waouh » assez rare dans l’univers de l’électroménager. L’objet est beau, étonnamment fin. Le corps noir mat, hérité des codes esthétiques de la nouvelle génération Dyson, confère à l’ensemble une allure premium qui a fait la réputation de la marque. La prouesse technologique réside dans la conception même de l’aspirateur. Le moteur qui tourne à 140 000 tr/min, le collecteur à compression, le filtre et la batterie amovible sont tous logés dans le manche de 38 mm de diamètre. On cherche en vain le moindre élément qui dépasse. © Presse-citron La station d’accueil magnétique est tout aussi bien conçue : on approche l’appareil du socle, il se clipse, la charge démarre. Pas de support mural à visser, pas de branchement fastidieux. Le socle accueille aussi l’accessoire deux-en-un et reste suffisamment compact pour se glisser dans un coin de cuisine ou de couloir, idéal pour ceux qui résident dans des petits logements. Le PencilVac est aussi élégant que discret. On aurait jamais imaginé écrire ces mots au sujet d’un aspirateur. Bravo ! Léger et maniable © Presse-citron Avec 1,8 kg brosse comprise, le PencilVac est d’une légèreté étonnante. Alors qu’un V16 Piston Animal ou un Gen5 Detect finissent par peser sur le poignet lors des sessions prolongées, le PencilVac se manipule sans la moindre fatigue. Tant mieux puisque son autonomie (nous y reviendrons) limite le temps de nettoyage. On l’attrape donc sur sa station pour une aspiration rapide, on le repose trente secondes plus tard. Ce format invite à un usage « grab and go » (aspirer les miettes après le petit-déjeuner, passer un coup rapide dans l’entrée) plutôt qu’à de grandes sessions de ménage. © Presse-citron Cette légèreté s’accompagne d’une grande maniabilité. Pour faciliter les manipulations, les ingénieurs ont développé la brosse Fluffycones. Ses quatre demi-cônes, qui tournent en sens opposés, permettent des mouvements dans absolument toutes les directions : on pousse vers l’avant, on tire vers soi, on tourne de profil pour longer une plinthe. L’aspirateur suit chaque impulsion du poignet avec une fluidité déconcertante. On se surprend donc à slalomer entre les pieds de table en dessinant des huit au sol, avec une aisance qu’aucun aspirateur balai classique ne peut offrir. Le PencilVac peut également s’allonger à plat pour passer sous les meubles bas. C’est donc dans les petits espaces (entre deux meubles, sous un canapé, le long d’un meuble de cuisine ) que cet appareil révèle tout son potentiel. Double laser et brosse anti-emmêlement © Presse-citron Dyson avait frappé fort en introduisant le laser vert sur le V15 Detect. Le PencilVac reprend ce système et le double (un à l’avant et un à l’arrière). Là où il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir. Sur sols durs, l’effet est saisissant. La poussière fine, les cheveux et les poils d’animaux invisibles à l’œil nu apparaissent instantanément sous le faisceau vert. C’est un vrai plus au quotidien, qui rend le nettoyage plus méthodique et, avouons-le, presque satisfaisant. © Presse-citron Autre réussite : la promesse anti-emmêlement est tenue. La conception conique des Fluffycones fait migrer naturellement les cheveux vers l’extrémité étroite des cônes, où ils se décrochent sans s’enrouler. Après plusieurs semaines de test dans un foyer avec des cheveux longs et des poils d’animaux, la brosse est restée propre. Ce qu’on a moins aimé du Dyson PencilVac Une puissance d’aspiration trop juste © Presse-citron Le PencilVac affiche 55 AW de puissance, quand le V16 Piston Animal monte à 315 AW. On ne s’attendait évidemment pas à des performances équivalentes dans un format aussi compact, mais même en acceptant le positionnement « appoint », le compte n’y est pas toujours. En mode Éco, il faut souvent repasser plusieurs fois au même endroit pour venir à bout d’une poussière fine pourtant bien visible au laser. Le mode Medium offre des résultats plus convaincants pour le ménage courant, mais au prix d’une autonomie réduite. Quant au mode Boost, il est à réserver aux urgences tant il fait fondre la batterie. © Presse-citron Finalement, le double laser se retourne contre Dyson : en rendant parfaitement visible la poussière, le PencilVac met en lumière ses propres limites. Le PencilVac est d’ailleurs exclusivement réservé aux sols durs : pas de tapis, pas de moquette. La brosse Fluffycones n’est tout simplement pas conçue pour cela, et le couple moteur/aspiration n’aurait de toute façon pas le coffre nécessaire. Au regard de son prix, c’est très limite. Collecteur trop petit, entretien fastidieux © Presse-citron Puisqu’il est compact, le collecteur du PencilVac est riquiqui (0,08 litre !). Dyson a intégré un système de compression automatique des déchets pour maximiser la capacité utile, mais celui-ci ne fait pas de miracles face aux cheveux longs, aux poils d’animaux ou aux débris solides qui, eux, ne se compressent pas. En présence d’animaux domestiques ou dans un foyer de plusieurs personnes, le collecteur se remplit à une vitesse surprenante. © Presse-citron Au moment de le vider, les choses se compliquent encore. Le mécanisme de vidange « seringue » (on pousse le collecteur vers le bas pour éjecter la poussière compressée) est une bonne idée sur le papier. En pratique, de fines poussières et de petits débris se glissent dans le mécanisme coulissant, finissant par le bloquer. Il faut alors forcer, démonter les pièces manuellement, nettoyer et remonter le tout. Cette opération transforme l’entretien en une étape plus fastidieuse qu’elle ne devrait l’être. L’application MyDyson propose heureusement des tutoriels vidéo qui s’avèrent presque indispensables pour comprendre la procédure. Mais c’est loin d’être intuitif. Un prix stratosphérique pour ce qu’il fait © Presse-citron Au-delà des sols durs, le PencilVac ne sait rien faire d’autre. Le tube n’est pas détachable, ce qui empêche de l’utiliser comme aspirateur à main. Si l’on peut aisément atteindre le dessus d’une armoire ou un plafond grâce au format allongé, aspirer un canapé, un matelas ou un siège de voiture relève de la contorsion, voire de l’impossible. L’absence de mini turbo-brosse dans les accessoires fournis renforce ce sentiment. L’autonomie est logiquement moyenne. Comptez environ 35 minutes en mode Éco (celui qui aspire le moins bien), 25 minutes en mode Medium et à peine 19 minutes en Boost. C’est suffisant pour un studio ou un deux-pièces en sol dur, mais juste pour un appartement plus grand, d’autant qu’il faut parfois repasser à certains endroits. La batterie amovible permet d’en acheter une seconde, mais c’est un surcoût à prévoir. © Presse-citron Dernière (mauvaise) surprise : le bruit. Le PencilVac produit un sifflement aigu assez prononcé, mesuré à 74 dB en mode Medium et jusqu’à 84 dB en Boost, ce qui est étonnamment bruyant. Pour un aspirateur facturé 499 €, ces limitations cumulées sont difficiles à accepter, malgré la prouesse technique. Le PencilWash, la version laveur à 349 € Dyson décline sa philosophie « Pencil » avec le PencilWash, un laveur de sols durs lancé à 349 €, soit 150 € de moins que le PencilVac. On retrouve le même manche de 38 mm et un poids contenu de 2,2 kg. La tête adopte cette fois un unique rouleau microfibre haute densité de 72 000 filaments/cm², tournant à 650 tr/min. L’appareil ne possède aucune fonction d’aspiration ni aucun filtre (un choix assumé pour éviter les mauvaises odeurs et la prolifération bactérienne). Son réservoir de 300 ml permettrait de couvrir jusqu’à 110 m². Si vous possédez déjà un aspirateur classique et cherchez un complément pour le lavage rapide des sols durs, le PencilWash pourrait constituer un investissement plus pertinent (et plus accessible) que le PencilVac. Mais son autonomie est aussi très limitée. Découvrir le Dyson PencilWash Pour qui est fait le Dyson PencilVac ? © Presse-citron Avec le PencilVac, Dyson vise une cible très précise : les citadins vivant dans un petit ou moyen logement (studio ou deux-pièces) dont les sols sont exclusivement durs (parquet, carrelage, vinyle). Si vous vivez seul ou en couple, sans animaux de compagnie trop poilus, et que votre besoin principal est d’attraper un aspirateur à la volée pour un coup rapide après le repas ou avant l’arrivée d’invités, le PencilVac entre parfaitement dans cette routine. Il peut aussi trouver sa place comme aspirateur d’appoint dans un logement plus grand, en complément d’un modèle principal plus puissant et polyvalent. On pense par exemple à un appartement familial où le PencilVac resterait en station dans la cuisine pour les nettoyages express, tandis qu’un V16 ou un robot aspirateur se chargerait du gros du travail. En revanche, si vous avez des tapis ou de la moquette, des animaux à poils longs, un grand logement à entretenir ou si vous recherchez un aspirateur unique capable de tout faire, passez votre chemin. Enfin, la vraie question est de savoir si cette utilisation très spécifique justifie le ticket d’entrée à 499 euros. Découvrir le Dyson PencilVac Notre avis sur le Dyson PencilVac Le PencilVac est un objet fascinant. Dyson livre ici une démonstration technique impressionnante : faire tenir un aspirateur fonctionnel dans un tube de 38 mm relève de l’exploit industriel, et la maniabilité qui en résulte est sans équivalent sur le marché. Mais une fois passé l’émerveillement, la réalité du quotidien nous rattrape. La puissance d’aspiration est trop modeste pour assurer un nettoyage satisfaisant en un seul passage, le collecteur se remplit trop vite, le système de vidange manque encore de fiabilité, et l’absence de polyvalence cantonne l’appareil à un rôle très limité. Des défauts d’autant plus difficiles à avaler que le PencilVac est facturé 499 euros, un tarif premium pour un appareil qui, par sa conception, ne peut être qu’un aspirateur d’appoint. Le concept, lui, est indéniablement prometteur. Dyson est peut-être en train de poser les bases d’une nouvelle catégorie d’appareils ménagers « de précision » pour citadins. Mais en l’état, cette première génération demande encore trop de compromis pour convaincre pleinement. On attend la suite. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. Dyson PencilVac 499€ 6 Note globale 6.0/10 À la uneaspirateurDyson Sur le même sujet CDiscount craque et brade le prix du balai aspirateur Dyson V11 Fluffy à -46% J’ai testé l’Airwrap de Dyson reconditionné sur Back Market : une bonne idée de cadeau ? Erreur de prix ? 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