● Le Journal du Geek 📅 21/03/2026 à 18:00

Capturer un astéroïde avec un sac géant : une idée folle pas si bête

Géopolitique 👤 Olivier
Illustration
© TransAstra L’image est simple : un vaisseau spatial, un gros sac, et un astéroïde à enfermer à l’intérieur. C’est, en substance, le concept imaginé par TransAstra pour sa mission « New Moon ». La start-up basée à Los Angeles assure avoir déjà trouvé un client prêt à financer une étude de faisabilité. L’idée est d’aller chercher un petit astéroïde proche de la Terre, d’une vingtaine de mètres de diamètre, à peu près la taille d’une maison, et d’environ 100 tonnes. Attraper un astéroïde au filet Une fois sur place, un engin robotisé déploierait un sac gonflable pour envelopper l’astéroïde, avant de le remorquer vers une zone stable, située à bonne distance de la Terre. Derrière ce scénario digne d’un film de Michael Bay, l’entreprise voit surtout une opportunité industrielle. « Nous imaginons en faire une base pour la recherche robotique et le développement de procédés de transformation des matériaux », explique le CEO Joel Sercel. S'abonner à Journal du Geek Plutôt que fabriquer des équipements sur Terre et les envoyer dans l’espace, pourquoi ne pas utiliser directement les ressources disponibles là-haut ? TransAstra estime qu’il existe environ 250 astéroïdes accessibles dans les dix prochaines années avec des engins réutilisables. L’entreprise envisage même d’en accumuler plusieurs dizaines, puis des centaines, dans une sorte de centre de traitement situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Ces cailloux spatiaux ne sont pas que des curiosités : certaines contiennent de l’eau, d’autres des métaux exploitables pour fabriquer des structures ou des panneaux solaires. Le cœur du projet repose sur une technologie assez littérale : le « capture bag ». Un sac gonflable, conçu avec des matériaux comme le Kapton, capable d’encercler un astéroïde. Cela peut prêter à sourire, mais les premiers tests sont déjà là. En septembre dernier, un prototype d’un mètre a été envoyé vers la Station spatiale internationale. Il a été déployé dans le vide, puis refermé sans encombre. Si tout se déroule comme prévu, un premier rendez-vous avec un astéroïde pourrait avoir lieu dès 2028 ou 2029. Il faut encore choisir le vaisseau spatial, qui sera fourni par un partenaire externe. Le projet tranche avec ce qui existe aujourd’hui. En 2023, la mission OSIRIS-REx de la NASA a rapporté sur Terre… 121 grammes d’échantillons de l’astéroïde Bennu, pour un coût supérieur à un milliard de dollars. TransAstra vise beaucoup plus grand (et moins cher) : rapatrier un objet entier, pour un budget estimé à quelques centaines de millions de dollars. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *PhoneEnvoyer Source : TransAstra TransAstra Parrot décroche les premières commandes de l'OTAN pour son mini-drone Les dernières actualités Capturer un astéroïde avec un sac géant : une idée folle pas si bête Parrot décroche les premières commandes de l’OTAN pour son mini-drone 29 smartphones, un OS tout nouveau tout beau : les grosses ambitions de Dreame Elle filme en 8K, stabilisation bluffante : l’Insta360 X5 voit son prix chuter et écrase la concurrence 💥 Drone Guardian : Orange dégaine son arsenal anti-drone Sony WH-1000XM6 à -40%, XM5 à -58% : erreur de prix ou gros déstockage ? 😱 Xbox One : la console « inviolable » finit (enfin) par céder Windows 11 : quand un logiciel Samsung bloque complètement le PC
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