● Courrier International
📅 21/03/2026 à 17:38
Guerre au Moyen-Orient : ce qu’il faut retenir de la journée du samedi 21 mars
Géopolitique
Des avions de combat américains sur le pont du porte-avions USS Abraham Lincoln qui participe à l’opération “Fureur épique” contre l’Iran, le 18 mars 2026. Photo NAVCENT PUBLIC AFFAIRS/AFP • Israël et les États-Unis frappent un site nucléaire, selon l’Iran Selon l’Organisation iranienne de l’énergie nucléaire, les États-Unis et Israël ont bombardé, samedi 21 mars au matin, le site d’enrichissement de Natanz, le plus grand du pays. “Aucune fuite de matières radioactives n’a été signalée”, ajoute le site iranien en exil Iran International. Dans un message publié sur X, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) annonce “avoir été informée par l’Iran d’une attaque contre le site nucléaire de Natanz, précisant qu’aucune hausse des niveaux de radiation à l’extérieur n’avait été détectée.” À lire aussi : Moyen-Orient. Les États-Unis et Israël bombardent le site nucléaire de Natanz, affirme l’Iran La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a jugé “irresponsables” ces frappes, rapporte Al-Jazeera. “La communauté internationale − y compris les dirigeants de l’ONU et de l’AIEA − a le devoir de fournir immédiatement une évaluation objective et sans concession de ces actions irresponsables, qui font peser des risques réels de catastrophe à l’échelle de tout le Moyen-Orient et qui visent manifestement à saper davantage la paix, la stabilité et la sécurité dans la région”, a-t-elle affirmé, dans un communiqué publié sur Telegram. • L’Iran vise une base militaire dans l’océan Indien Deux missiles iraniens ont été tirés en direction de la base américano-britannique de Diego Garcia dans l’archipel des Chagos, à 4 000 kilomètres du territoire iranien, rapporte la BBC. Aucun des deux missiles tirés n’a touché sa cible, selon le diffuseur public britannique. “L’attaque a eu lieu juste avant que le Royaume-Uni n’annonce que les forces américaines pourraient utiliser des bases britanniques pour lancer des frappes contre des sites iraniens situés dans le détroit d’Ormuz”, ajoute la BBC. Une attaque qualifiée de “menace pour les intérêts britanniques” par le ministère de la défense britannique. Située sur une île isolée de l’archipel des Chagos, un territoire britannique, Diego Garcia est l’une des deux bases que le Royaume-Uni a permis aux États-Unis d’utiliser pour des “opérations défensives spécifiques contre l’Iran.” • Vingt pays prêts à “contribuer aux efforts” pour rouvrir le détroit d’Ormuz Une vingtaine de pays, dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada, l’Allemagne et le Japon, se sont dits “prêts à contribuer aux efforts” nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz, bloqué par les Gardiens de la révolution depuis le début de la guerre, rapporte The Guardian. À lire aussi : Guerre en Iran. Les États-Unis ont lancé la “bataille pour la réouverture d’Ormuz” Dans un communiqué, ces pays, majoritairement européens mais aussi du Golfe, disent condamner “avec la plus grande fermeté les récentes attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre des infrastructures civiles, notamment des installations pétrolières et gazières, ainsi que la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes”. • Washington lève une partie des sanctions sur le pétrole iranien Le ministère des Finances américain a annoncé, samedi 21 mars, la levée des sanctions sur 140 millions de barils de pétrole brut iranien déjà chargés à bord de navires. “Aujourd’hui, le ministère des Finances accorde une autorisation ponctuelle et de courte durée autorisant la vente du pétrole iranien actuellement bloqué en mer”, a écrit Scott Bessent, le ministre des Finances de Donald Trump, dans un post sur X. À lire aussi : Économie. Les États-Unis lèvent les sanctions pour 140 millions de barils de pétrole iranien Une décision “qui, selon l’administration Trump, contribuera à faire baisser les prix – mais qui devrait également fournir des revenus pour financer l’effort de guerre de l’Iran”, analyse The Washington Post. Étienne Bianchi Moyen-Orient Pays du Golfe États-Unis Iran Amériques Sur le même sujet Décryptage. Missiles, défense antiaérienne : les États-Unis peuvent-ils combattre l’Iran encore longtemps ? Analyse. Les pays du Golfe poussés à explorer de nouvelles alliances et routes commerciales Stratégie. Moyen-Orient : les pays du Golfe vont-ils entrer en guerre ? Guerre. Une infographie pour comprendre l’ampleur des bombardements israéliens et américains sur l’Iran Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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