● Le Monde Numérique
📅 21/03/2026 à 14:00
La résistance épistolaire des amoureux de l’e-mail : « Le courriel, c’est le temps de l’écrit, de la pause, de la réflexion »
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LÉA GIRARDOT/« LE MONDE » D’APRÈS ISTOCK La résistance épistolaire des amoureux de l’e-mail : « Le courriel, c’est le temps de l’écrit, de la pause, de la réflexion » Par Michaël Szadkowski Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Les faitsAprès les SMS, les messageries comme WhatsApp se sont largement imposées dans les communications privées des Français. Malgré tout, certains internautes sont restés fidèles au courriel, attachés à l’écriture longue, et à la profondeur de telles correspondances. Dix-neuf boîtes actives, plus de 1 800 adresses distinctes et 180 gigaoctets de messages stockés. Vingt-neuf ans après avoir créé sa première adresse, Cyril Quémeras, médecin du Finistère, n’est pas seulement démesurément attaché à l’e-mail. Il en est aussi un stakhanoviste. « Mes comptes collectent chaque jour plusieurs dizaines d’e-mails qui me sont nominativement adressés », décrit-il. « J’en poste quelques dizaines par jour. Et plusieurs centaines me parviennent quotidiennement via des listes de diffusion. » Cette avalanche, qu’il lit et classe quotidiennement pendant plusieurs heures, s’explique par un quotidien chargé en correspondances. Ce généraliste de 53 ans administre l’association Médicalistes, spécialisée dans le partage par courriels d’informations médicales. Il est aussi père de trois enfants et violoniste dans un quatuor à cordes. Autant d’occupations que Cyril Quémeras gère et suit dans son application Thunderbird. Sur son iPhone, il échange bien des WhatsApp ou des textos. « Mais j’ai toujours un penchant naturel pour le mail ;-) », glisse le Finistérien qui a préféré échanger par ce biais, sur une adresse créée pour l’occasion, plutôt qu’au téléphone. Des usages en hausse Si les e-mails font partie des couches fondatrices d’Internet pour s’échanger du texte, ils ont été fortement bousculés – certains diront ringardisés, et remplacés par les SMS et les messageries instantanées. Mais en 2026, à l’heure où les usages intensifs des smartphones et la dépendance à des outils propriétaires font débat, le courrier électronique résiste. Il vous reste 79.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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