● Silicon.fr Télécom
📅 20/03/2026 à 14:23
Snowflake se projette en plan de contrôle agentique
Intelligence Artificielle
👤 Clément Bohic
Plutôt que de vous dire comment réaliser des actions, Claude les réalisera lui-même. Depuis janvier, Anthropic pousse cette logique sous la marque Cowork. Avec elle, il intègre les capacités agentiques de Claude Code dans l’application de bureau Claude. Et les rend ainsi accessibles pour d’autres tâches que le codage. Aujourd’hui accessible sur tous les abonnements payants, cette technologie reste en préversion (research preview). Elle exécute Claude dans une VM locale et lui permet, en fonction des autorisations qu’on lui accorde, de manipuler des fichiers locaux tout en se connectant à des applications tierces – y compris Chrome pour naviguer sur le web en arrière-plan. Un système de plug-in permet de packager skills, connecteurs et sous-agents. Lire aussi : Comment Saint-Maclou accélère sa transformation data Anthropic évoque, entre autres usages : Tri de fichiers dans un dossier Création d’un tableau à partir de diverses sources Préparation de rapports basés sur des templates Analyse de notes On retrouve la technologie d’Anthropic dans Copilot Cowork, que Microsoft a lancé début mars, là aussi en research preview. Promesse : faire évoluer Microsoft 365 du « système d’assistance » vers des « fonctionnalités agentiques capables d’exécuter des actions ». Entre autres usages évoqués : Replanifier un calendrier selon les priorités du moment Créer une présentation client et des documents de briefing pour l’équipe Faire des recherches sur une entreprise Préparer un lancement produit (analyse de marché, création de pitch et de stratégie) Project SnowWork, pour contrôler Cowork… et les autres Également en research preview, il y a Project SnowWork. Snowflake vient de l’officialiser. Il le teste actuellement auprès d’un petit groupe de clients. Comme chez Anthropic, on est sur une application de bureau. La promesse est globalement la même, quoique formulée dans le contexte de l'activité de Snowflake : passer de l'IA « comme outil analytique » à l'IA « comme couche d'exécution embarquée dans les flux de travail ». La méthode pour y parvenir ressemble à celle de Cowork. Mais Snowflake l'exprime en des termes différents. Il met notamment l'accent sur la dimension plan de contrôle... et laisse entrevoir sa volonté d'englober Copilot Cowork, comme d'ailleurs OpenAI Frontier. Project SnowWork fait office de « première étape » vers cette « couche manquante » censée faire l'interface entre les données, les modèles... et les SaaS, que cette architecture ne laisse donc pas sur la touche. Snowflake évoque, entre autres usages : Préparation d'un point finance hebdo sur l'évolution des revenus (création d'une diapo de synthèse, explication des chiffres, e-mail récapitulatif pour l'équipe et recommandation de questions à poser aux sales) Création d'un brief sur les évolutions de pipeline commercial (diagnostics, priorisation des risques, rédaction de questions à poser aux équipes) Conseils de réallocation d'un budget marketing sur la base d'indicateurs des 4 dernières années (coût d'acquisition, conversion, poids des canaux...) Illustration principale générée par IA
🔗 Lire l'article original
👁️ 1 lecture