● Siècle Digital 📅 20/03/2026 à 14:42

Leboncoin secoué par sa première grève sur fond de tensions après son rachat

Cybersécurité 👤 Frédéric Olivieri
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Économie Leboncoin secoué par sa première grève sur fond de tensions après son rachat Une première pour la plateforme française… Par Frédéric Olivieri - @21_janvier Publié le 20 mars 2026 à 14h42 Pour la première fois de son histoire, Leboncoin fait face à un mouvement de grève en France. Derrière cet événement inédit, les salariés dénoncent une dégradation progressive de leurs conditions de travail, sur fond de transformation stratégique depuis son rachat. Une situation qui illustre les tensions croissantes entre la logique financière et l’organisation du travail dans les grandes plateformes numériques… Un climat social dégradé depuis le rachat Le point de bascule remonte à 2024, lorsque la maison-mère Adevinta est rachetée par un consortium composé de Blackstone et Permira. Depuis, les syndicats pointent un changement de cap marqué, avec une orientation plus tournée vers la rentabilité. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Selon l’intersyndicale (CFDT, CGT, Solidaires Informatique), les décisions prises depuis cette acquisition fragiliseraient l’organisation interne. De leur côté, les représentants du personnel évoquent notamment une volonté de réduire la masse salariale et une succession de réorganisations jugées déstabilisantes. Le mouvement de grève, organisé ce mercredi devant le siège parisien de l’entreprise, avait été anticipé depuis plusieurs mois. Dès la fin de l’année 2025, une assemblée générale syndicale avait validé le principe d’une mobilisation, signe d’un malaise déjà bien installé… Télétravail, pression et surveillance au coeur des tensions… Comme le rappelle Le Figaro, plusieurs points de friction structurent les revendications des salariés. En première ligne, la réduction du télétravail, longtemps perçu comme un avantage compétitif dans le secteur tech, qui a finalement été revu à la baisse. La direction prévoit désormais trois jours de présence hebdomadaire au bureau à partir de juillet, contre deux actuellement. Les syndicats dénoncent une transition jugée brutale, qui entraîne des contraintes logistiques et financières pour certains employés, voire des départs contraints. Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large observée dans l’écosystème numérique, où le travail hybride est progressivement réencadré. L’augmentation des risques psychosociaux est un autre sujet évoqué, où les salariés évoquent une charge de travail en hausse, combinée à des réorganisations fréquentes. S’y ajoute l’utilisation d’outils de monitoring destinés à suivre l’activité des équipes commerciales, perçus comme intrusifs. Vers un nouveau modèle de travail&nbsp? Face à ces accusations, la direction adopte une posture défensive. Elle affirme que moins de 10% des effectifs ont participé à la grève et insiste sur la conformité des outils utilisés avec la réglementation. Elle défend également un modèle hybride « progressif« , déjà annoncé en amont. Avec environ 1 500 collaborateurs répartis sur plusieurs sites en France, Leboncoin se retrouve désormais confronté à un défi social inédit, révélateur des mutations profondes qui traversent les entreprises technologiques sous influence financière… Pour aller plus loin Joybuy arrive en France pour défier AmazonRançongiciels, fuites de données : pourquoi la menace cyber reste très forte en FranceLa justice française sanctionne Apple Music après une plainte d’UFC-Que ChoisirE-commerce : les marchands restent optimistes pour 2026 selon une enquêteGoogle condamné à verser 23 millions d’euros à M6 dans un litige sur la publicité en ligneAprès une arnaque bancaire, la justice décide que l’opérateur télécom doit payer France
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