● BFM Tech 📅 20/03/2026 à 11:53

Après Perplexity, l'Encyclopaedia Britannica poursuit OpenAI en justice, elle l'accuse d'avoir pillé ses contenus et de mettre en péril sa pérennité économique

Cybersécurité
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L'entreprise à l'origine de ChatGPT est accusée par les gestionnaires de la très respectée encyclopédie Britannica d'avoir utilisé ses contenus pour entraîner ses modèles d'IA.Les mois défilent et se ressemblent pour les différents acteurs de l'intelligence artificielle. La très respectée Encyclopaedia Britannica, propriété de la société américaine éponyme, qui possède également le dictionnaire de référence Merriam-Webster, vient d'annoncer avoir inité une action en justice à l'encontre d'OpenAI.Comme Perplexity, contre laquelle elle a également déposé plainte, Encyclopaedia Britannica reproche au gestionnaire de ChatGPT d'avoir pillé son contenu pour entraîner ses modèles d'IA générative.Des résultats "quasi similaires"Dans sa plainte, la société Encyclopaedia Britannica affirme qu'OpenAI aurait illégalement utilisé près de 100.000 de ses articles en ligne, mais également certaines de ses éditions papiers. Pour preuve, ChatGPT irait même jusqu'à donner des résultats "quasi similaires" aux textes proposés par l'encyclopédie, mais aussi à ses définitions. Plusieurs exemples ont été joints à la plainte et permettent de se rendre compte qu'OpenAI aurait "cannibalisé" son contenu.ChatGPT aurait pillé l'Encyclopaedia Britannica © BritannicaRésultat, expliquent les détenteurs de l'encyclopédie, ChatGPT cannibaliserait le trafic vers son site Web, et donc réduirait ses sources de revenus: "ChatGPT vient affamer les éditeurs de sites web en leur volant leurs revenus en générant des réponses aux requêtes des utilisateurs, ce qui remplace, et concurrence les contenus d'éditeurs comme Encyclopaedia Britannica."En outre, ChatGPT aurait également tendance à citer un peu trop de l'encyclopédie, y compris lorsque le chatbot "hallucine" (quand il donne une réponse fausse "imaginée"). Selon les ayant droits, la conséquence serait qu'il donne une fausse impression du niveau de l'encyclopédie, laissant penser aux utilisateurs que l'Encyclopaedia Britannica n'est pas à la hauteur.Contrairement à Wikipedia, dont les contributions sont signées par des internautes bénévoles, les articles de l'Encyclopaedia Britannica sont rédigés par des experts. Créée en 1768, à Edimbourg, elle est composée d'une centaine de rédacteurs et de plus de 4.000 contributeurs. En mars 2012, elle a abandonné sa version papier pour se concentrer sur son édition web. Le trafic que génèrent ses contenus est donc crucial.Des éditeurs de chatbot qui ne comprennent pas le problèmeC'est la seconde fois que l'Encyclopaedia Britannica s'en prend à une entreprise travaillant dans l'intelligence artificielle générative. En décembre 2025, c'est Perplexity qui avait eu droit à sa plainte pour les mêmes raisons. D'une manière générale, les éditeurs de sites web, mais aussi les agences de presse et les auteurs, sont vent debout contre les IA génératives. Les procès à venir seront à observer de près tant ils pourraient redéfinir la manière dont les entreprises du secteur peuvent utiliser du contenu issu de sources jusqu'à présent protégées par les droits d'auteur.D'autant que les géants de l'IA ne s'en cachent pas. Sam Altman, fondateur d'OpenAI, avait admis que ses modèles avaient été entraînés sur du contenu protégé, tout comme Anthropic, qui a piraté des millions de livres numériques pour son chatbot Claude. Sur cette partie, un juge américain a déclaré que cet usage était illégal, et un accord avait été trouvé: Anthropic se voyant contraint à verser au moins 1,5 milliard de dollars (1,28 milliard d'euros) aux ayant droits et auteurs des livres concernés.OpenAI a répondu à la plainte de l'Encyclopaedia Britannica, expliquant que ses modèles "responsabilisent l'innovation" et sont "formés sur des données accessibles au public" avec une "utilisation équitable". Cette défense est régulièrement utilisée par le secteur qui argue que les modèles de langage ne peuvent pas "piller" un contenu puisqu'ils viennent simplement l'utiliser dans un but d'entraînement sans le reprendre mot pour mot.Les plus lus"On peut s'engager pour sa ville et pour son pays": Édouard Philippe ne voit aucune "contradiction" à se présenter à la mairie et à l'Élysée"Les Israéliens sont tentés d’aller plus loin que Washington": entre Israël et les États-Unis, les premiers signes de "divergences" dans la guerre contre l'IranAccusée d'avoir abandonné son chien à Dubai, une influenceuse française dénonce un "cyberharcèlement diffamatoire" et annonce saisir la justice"Lyon se dirige vers une fin de saison catastrophique", Daniel Riolo s'inquiète pour l'OL après l'élimination en Ligue EuropaL'acteur américain Chuck Norris hospitalisé à Hawaï après un malaise
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