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📅 20/03/2026 à 07:00
On a testé le Xiaomi 17 Ultra, le grand rival du Samsung Galaxy S26 Ultra
Géopolitique
👤 Laure Renouard
15 Commenter Présentation La bataille fait rage entre les spécialistes de la téléphonie qui, en 2026 plus encore qu'à leur habitude, comptent faire du smartphone un appareil photo digne de ce nom. Pour ce faire, Xiaomi exploite à fond son partenariat conclu avec Leica et mise sur les technologies populaires dans l'univers du fabricant allemand pour porter ses ambitions en la matière. Son 17 Ultra inaugure ainsi des capteurs et optiques estampillés Leica, promettant une qualité photo inégalée.© Les NumériquesAu-delà de cet aspect, la marque propose un smartphone à la fiche technique luxueuse. Entre son Snapdragon 8 Elite Gen 5, un écran Oled promettant une très haute luminosité, une batterie de 6000 mAh et son boîtier au design très caractéristique, le Xiaomi 17 Ultra ne semble manquer de rien. C'est néanmoins le moins que l'on puisse espérer, puisqu'il est facturé la bagatelle de 1499 € avec une généreuse configuration de 16/512 Go.À ce tarif, la concurrence est rude, menée par un Samsung en forme avec son Galaxy S26 Ultra, ou encore par le Honor Magic 8 Pro et l'Oppo Find X9 Pro. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designUn bloc photo toujours aussi imposant Le dernier Ultra de Xiaomi procède comme ses prédécesseurs : il rompt en termes de design avec le reste de sa gamme. Il conserve l’allure globale du 15 Ultra, jouant des codes des appareils photo vintage et mettant très à l’honneur son imposant bloc photo. Circulaire, occupant presque toute la largeur de sa coque dorsale, il ne passe pas inaperçu ! Au moins est-il centré et ne déséquilibre-t-il pas l’appareil lorsqu’il est posé sur une table.© Les NumériquesLe Xiaomi 17 Ultra affiche des dimensions imposantes de 16,29 x 7,76 x 0,83 cm. Il est plus grand que le 15 Ultra (16,13 x 7,54 x 0,94 cm), mais aussi plus fin. Cela s’explique par l’agrandissement de son écran (6,9 pouces), qui occupe tout de même 92,64 % de l’espace disponible (2 % de plus que son aîné) et dévoile un ratio différent. Plus large, il repose sur un ratio 19,5:9, quand le 15 Ultra était plus étiré (20:9). Le smartphone n’est pas le plus léger du marché (218,4 g), mais il a le mérite d’être plus léger de 10 g que son prédécesseur, malgré l'emploi d'un dos en fibre de verre composite.© Les NumériquesLa prise en main est légèrement modifiée du fait que le smartphone est un peu plus large que le 15 Ultra, mais le confort est de mise grâce à une finesse accentuée. On note quelques petites fioritures sur les tranches de l’appareil en aluminium brossé, le bouton d’allumage étant surplombé de deux touches circulaires dédiées au réglage du volume. Petit détail regrettable : en Chine, Xiaomi affuble son 17 Ultra d’une certification IP69, qui sanctionne sa résistance à l’eau chaude et à la pression. En revanche, il est uniquement certifié IP68 en Europe, ce qui lui permet de résister à l’immersion dans de l’eau froide. C’est déjà bien… Côté écran, Xiaomi fait appel à sa technologie Shield 3.0, et non au Gorilla Glass de Corning. Il la promet 30 % plus résistante aux chocs et rayures que la version employée par le 15 Ultra.© Les NumériquesPour le reste, le Xiaomi 17 Ultra bénéficie de l’ensemble des caractéristiques attendues d’un modèle de son calibre. Il est compatible wifi 7 et Bluetooth 6.0, et peut accueillir deux nano-SIM. Il est également compatible avec les eSIM (une fois activée, l’eSIM remplace la seconde nano-SIM). Le fabricant ne propose pas de port microSD, mais avec 512 Go d’espace de stockage inclus, on n’en voit pas vraiment la nécessité.© Les Numériques Pour aller plus loin : Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ÉcranMoins de pixels, plus de candelas Xiaomi ne prend aucunement le parti de la compacité et augmente même la diagonale d’écran de son Ultra. Si son précédent modèle arborait un afficheur de 6,73 pouces, le 17 Ultra passe à 6,9 pouces, à l’instar du Galaxy S26 Ultra ou de l’iPhone 17 Pro Max, ses compétiteurs directs.Un peu filou, le fabricant cache un petit recul technique en matière de résolution, puisqu’il réduit la définition annoncée de 1440 x 3200 pixels sur le 15 Ultra à 1200 x 2608 pixels sur le nouveau venu. Avec une diagonale agrandie, cela se traduit par une résolution de 416 ppp (au lieu de 522 ppp). C’est un peu moins que le modèle de Samsung (500 ppp) ou celui d’Apple (460 ppp), mais l’œil humain ne peut pas réellement faire la différence.© Les NumériquesEn marge de ce détail, Xiaomi entend cocher toutes les cases techniques. L’écran de son 17 Ultra, Oled comme il se doit, bénéficie de la technologie LTPO pour un taux de rafraîchissement variant jusqu’à 120 Hz, du HDR (10+ ou Dolby Vision), et promet une très haute luminosité de 3500 cd/m². Celle-ci est confirmée par nos sondes, puisque nous avons atteint 3398 cd/m², score particulièrement élevé qui compense allègrement une réflectance qui, elle, est un peu haute (51 %). Rappelons que cette mesure renvoie à la quantité de lumière reflétée par l’écran du smartphone, comparée à celle que réfléchit notre miroir de référence.© Les NumériquesCôté calibration, l’appareil de Xiaomi limite le nombre de réglages disponibles et propose un mode activé par défaut (Original Pro) bien senti. Il se traduit par un delta E très bas, à seulement 0,83, ce qui consacre des dérives de couleurs quasi inexistantes. Le même mode sur le 15 Ultra était bien moins pertinent, d’autant qu’il était accompagné d’une température des couleurs moyenne de 7117 K, trop froide donc. Par défaut, le 17 Ultra opte pour une teinte générale bien plus proche de la température optimale (6500 K), puisque nous avons mesuré 6630 K. Une belle prestation, tout simplement. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PerformancesTout en fluidité Après un 15 Ultra muni par un Snapdragon 8 Elite, c’est sans surprise que l’on découvre le 17 Ultra et son Snapdragon 8 Elite Gen 5, la puce de Qualcomm qui lui succède immédiatement. Son architecture est désormais bien connue : la puce compte deux cœurs Prime (Oryon V3 Phoenix L) à 4,6 GHz et six cœurs Performance (Oryon V3 Phoenix M) à 3,62 GHz, tandis que l’Adreno 840 se charge de la partie GPU.© Les NumériquesLa marque se veut rassurante, annonçant “l’adoption d’une microstructure bionique dans la chambre à vapeur” pour une “conductivité thermique grandement améliorée”. Est-ce à dire que le smartphone n’est pas sujet aux coups de chaud ? Pas tout à fait, car nous avons relevé des pointes à 50 °C à l’exécution de stress tests exigeants. À cet élément près, on constate que le smartphone est à la hauteur de ses prétentions sur le plan graphique, puisqu’il est capable de maintenir un framerate moyen de 121,75 images par seconde (i/s) sur notre test viSer classique, et maintient plus de 93 i/s au niveau suivant, au coude à coude avec le Galaxy S26 Ultra de Samsung. Nos benchmarks complémentaires le placent d’ailleurs très près de son compétiteur sud-coréen, tous tests confondus.© Les NumériquesL’usage général du smartphone est par ailleurs très fluide, ce que confirment nos tests dédiés au multitâche, qui signalent sa vélocité, même lorsque de nombreuses apps sont ouvertes simultanément. PhotoUn seul module pour tout zoomer Ne vous fiez pas à l'allure du bloc photo du 17 Ultra, car s'il ressemble à celui du 15 Ultra, il est très différent. D'abord, parce qu'il ne compte plus quatre, mais trois modules dorsaux : au lieu de deux modules avec des téléobjectifs aux focales différentes (équivalents 70 et 100 mm) et aux définitions de 50 et 200 mégapixels (Mpx), Xiaomi préfère un seul module à zoom continu, variant entre 75 et 100 mm. Itou, son module principal s'appuie sur un capteur principal reposant sur la technologie LOFIC (pour Lateral OverFlow Integration Capaciteur), c'est-à-dire avec des condensateurs placés à côté de chaque photodiode pour maîtriser l'afflux lumineux et éviter les surexpositions.© Les NumériquesModule principal : 50 Mpx, f/1,67, éq. 23 mmLe capteur principal, toujours de type 1 pouce (comme le 15 Ultra), adopte une nouvelle référence. Il s'agit ici du Light Fusion 1050L, un capteur qui fait mouche, associé à une optique Leica Summilux. La colorimétrie est certes vive (nous avons opté pour le mode Leica Vibrant, tandis que Leica Authentic se fait plus sobre), mais les détails sont riches au centre de l'image comme en périphérie, où le flou est très limité. Les contrastes sont un peu moins appuyés qu'ils ne le sont sur les images d'un Galaxy S26 Ultra (déjà très raisonnable en la matière), et les petits éléments sont restitués avec justesse. Samsung Galaxy S26 Ultra Xiaomi 17 Ultra agrandir La colorimétrie est certes un peu plus saturée avec le 17 Ultra, mais la quantité de détails n'en est pas moins élevée quand la lumière faiblit. Les plus aguerris pourront donc jouer avec l'exposition pour améliorer leurs clichés en profitant de piqué élevé. On note néanmoins que certaines textures présentent du lissage, telle la couverture de notre livre. Samsung Galaxy S26 Ultra Xiaomi 17 Ultra agrandir Module ultra grand-angle : 50 Mpx, f/2,2, éq. 14 mmToujours équipé d'un capteur de 50 Mpx, ici un Samsung JN5, le module ultra grand-angle du Xiaomi 17 Ultra produit de beaux résultats. Les textures sont un peu moins visibles que celles retranscrites par le Galaxy S26 Ultra, mais le smartphone compense par d'autres atouts. Si le piqué paraît moins prononcé, c'est surtout grâce à un traitement moins “dur” et des micro-contrastes moins appuyés. La périphérie de l'image est plus nette et la distorsion est corrigée. Samsung Galaxy S26 Ultra Xiaomi 17 Ultra agrandir En basse lumière, le lissage prend le dessus, tandis que le contraste est accentué pour améliorer la lisibilité des éléments les plus fins. Ce qu'elle gagne en netteté apparente, l'image perd en naturel, mais aussi en précision des détails les plus menus, parfois mal interprétés. Samsung Galaxy S26 Ultra Xiaomi 17 Ultra agrandir Module téléobjectif : 200 Mpx, f/2,39-2,96, éq. 75-100 mmLa dernière carte dans la manche du Xiaomi 17 Ultra n'est autre que son capteur de 200 Mpx accompagné d'un téléobjectif continu. Celui-ci varie entre des équivalents 75 mm et 100 mm, soit un grossissement allant de x3,2 à x4,3. Il n'est certes pas aussi généreux que celui de certains concurrents, qui proposent parfois des zooms optiques x5, mais la transition continue est un argument dont ils sont dépourvus.Au zoom x3,2, le constat est le même qu'à l'ultra grand-angle : le 17 Ultra évite l'accentuation des contrastes dans un souci de naturel. Mode Leica Vibrant oblige, les teintes sont vives, mais les contours sont doux et les textures, sans être parfaites, perceptibles. Le pourtour de la scène manque un peu de netteté, mais reste exploitable. Samsung Galaxy S26 Ultra Xiaomi 17 Ultra agrandir C'est en basse lumière que le smartphone marque peut-être le plus sa différence. Le lissage des textures est inévitable, mais les détails ne sont pas brouillés pour autant. Les lignes sur notre pastille de cartographie, par exemple, sont bien distinctes grâce à un bruit numérique discret. En contrepartie, il faut composer avec des teintes qui manquent franchement de naturel. Samsung Galaxy S26 Ultra Xiaomi 17 Ultra agrandir Au zoom x4,3 On note une légère variation au niveau de l'ouverture, puisque l'on shoote à f/2,39 au 75 mm et à f/2,96 au 100 mm. La différence est ténue sur le papier et inexistante en matière de résultats. C'est le point fort de ce système qui permet à ceux qui le souhaitent d'exploiter des focales entre ces deux valeurs avec une qualité d'image équivalente. Xiaomi 17 Ultra (x4,3 nuit) Xiaomi 17 Ultra (x4,3 jour) agrandir Xiaomi n'échappe pas à la tendance à la surenchère. Il propose aussi un grossissement numérique basé sur un recadrage de son x4,3, puisqu'il promet un zoom x8,6. Et il monte jusqu'à un zoom x120 qui, comme chez ses concurrents, est surtout là pour jouer l'argument des gros chiffres, mais certainement pas pour produire de jolies images. Il fonctionne assez correctement pour qui souhaite lire un petit élément lointain.Module frontal, vidéoLe 17 Ultra s'offre un nouveau module frontal de 50 Mpx, tandis que le 15 Ultra présentait un capteur pour selfies de 32 Mpx. Les clichés sont détaillés, un peu lissés en basse lumière et assortis d'un mode portrait performant. Le volet vidéo est assuré en Dolby Vision jusqu'en 4K à 120 i/s, tandis qu'il est possible de filmer jusqu'en 8K à 30 i/s. En façade, la limite est fixée à la 4K à 60 i/s. Les options de prises de vue sont nombreuses, comptant sur un mode Pro et un mode Cinéma, pour les plus artistes d'entre vous. Autonomie Pour éviter d’alourdir son smartphone, Xiaomi emploie une batterie au silicium-carbone à la capacité augmentée, puisque le 15 Ultra plafonnait à 5410 mAh et que son successeur affiche 6000 mAh. Malgré son accumulateur somme toute confortable, le 15 Ultra avait peiné à nous convaincre pleinement, se contentant de tenir 16 h 20 min sur notre test viSer habituel.Son successeur fait bien mieux, car soumis au même protocole, il est parvenu à endurer 22 h 9 min. Certains smartphones flirtent avec, voire dépassent les 25 h, mais il faut bien dire qu’au-delà de 20 h, les appareils se situent dans la tranche haute de notre comparatif et permettent de dépasser sans difficulté la journée d’utilisation.© Les NumériquesComme toujours chez Xiaomi, la charge rapide est à l’honneur, qui toutefois ne va pas jusqu’aux 120 W qu’il réserve à des smartphones moins premium. Le 17 Ultra peut se charger à 90 W, comme son prédécesseur, et fait le plein en 1 h 2 min, sous réserve d’utiliser un bloc adapté. Le fabricant n’oublie pas la charge sans-fil, proposée à 50 W à l’aide d’un chargeur de la marque. On remarque un petit retour en arrière, puisque le 15 Ultra assurait la charge sans-fil à 80 W. Les deux smartphones proposent la charge sans-fil inversée à 10 W, mais seul le 17 Ultra peut alimenter un autre terminal, en filaire, jusqu’à 22,5 W. Durabilité Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable du smartphone, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures). Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…) et une évaluation des politiques RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité.© Xiaomi Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Écran ultra lumineux. Bonne autonomie. Volet photo réussi. Points faibles Tendance à la chauffe. Support logiciel moins long que chez la concurrence. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Un an après le 15 Ultra, le 17 Ultra passe sans en avoir l'air à la vitesse supérieure. Derrière une itération design, ce smartphone cache une montée en puissance sur le plan de la capture d'images. Le partenaire de Leica livre ainsi un photophone que l'on utilise avec plaisir au quotidien — sous réserve d'apprécier les grands formats — grâce à sa bonne autonomie, son afficheur soigné et une (chaleureuse) puissance. Face à la concurrence Le Xiaomi 17 Ultra a beau être un smartphone réussi, il est loin d'être le seul. Face à lui, un Galaxy S26 Ultra à tarif équivalent lui oppose un Privacy Display utile et une politique de mises à jour un peu plus généreuse. Et sur lui plane aussi l'ombre du Find X9 Ultra d'Oppo, qui pourrait rebattre les cartes sur le marché des smartphones “Ultra” avant la fin du printemps 2026. Plus onéreux que ses concurrents “Pro” (Magic 8 Pro de Honor, Oppo Find X9 Pro), le modèle de Xiaomi est aussi mieux armé pour les amateurs de prises de vue. Sous-Notes Ergonomie et design Écran Performances Photo Autonomie Durabilité Lire la suite
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