● Courrier International 📅 20/03/2026 à 05:00

“Fureur épique” : plus qu’un nom de guerre, “l’essence même” de la présidence Trump

Géopolitique
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Le président américain Donald Trump au garde-à-vous devant le cercueil de la sergente Nicole M. Amor, tuée lors de l’opération “Fureur épique”, sur la base aérienne de Dover, dans le Delaware, le 7 mars 2026. ROBERTO SCHMIDT/Getty Images/AFP Si l’on en croit le président Trump, c’est à lui que l’on aurait personnellement demandé de choisir le nom de l’opération militaire contre l’Iran, et tous les choix qu’on lui aurait proposés l’auraient ennuyé. “Ils m’ont soumis, genre, vingt noms, et moi, je suis là, genre, je m’endors.” “Aucun ne me plaisait.” Enfin, on lui a suggéré une autre possibilité : opération Epic Fury (“Fureur épique”). Ce qui l’a réveillé. “J’aime ce nom”, a-t-il déclaré à ses partisans lors d’un meeting dans le Kentucky [le 11 mars]. Et ainsi a-t-il été sélectionné. Après tout, “Fureur épique” symbolise l’essence même de la présidence de Trump. Tout ce qu’il fait est épique, à ses yeux du moins – plus grand, plus fort, inédit, “comme on n’a encore jamais vu”, ne cesse-t-il de répéter. Et on a le sentiment que ses actes sont en grande partie mus par la fureur, une hostilité profonde et constante envers les forces qui s’opposent à lui ou ceux qu’il accuse d’être coupables de ce qu’il considère comme le déclin du pays sous le mandat d’autres présidents. La “présidence de la colère” Le nom “Fureur épique” est donc, fondamentalement, un choix trumpien pour désigner une guerre. Just Cause (“Cause juste”, au Panama), Restore Hope (“Redonner l’espoir”, en Somalie), Uphold Democracy (“Défendre la démocratie”, Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Peter Baker Lire l’article original Guerre en Iran Politique Amériques Sur le même sujet États-Unis. Le controversé Pete Hegseth veut imposer au Pentagone une “mentalité de guerrier” Une du jour. Donald Trump ou la mue du candidat antiguerre en président interventionniste États-Unis. Trump veut museler les médias américains qui osent critiquer la guerre en Iran Source de l’article The New York Times (New York) Avec 1 700 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 130 prix Pulitzer et plus de 12 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 10 millions d’abonnés à la fin de 2024, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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