● Presse-Citron 📅 19/03/2026 à 20:04

Virus Mpox : une souche plus virulente apparaît à New York, faut-il s’inquiéter ?

👤 Camille Coirault
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© National Institute of Allergy and Infectious Diseases / Unsplash 0 Vous souvenez-vous du Mpox, cet agent pathogène, auparavant appelé variole du singe ? C’est un virus du même genre que celui responsable de la variole humaine (Orthopoxvirus), éradiquée en 1980, qui avait provoqué une petite panique en 2022, lorsqu’il s’était étendu hors d’Afrique, son foyer endémique, en franchissant les frontières de dizaines de pays. Nous sortions à peine de la crise sanitaire de la COVID-19, et beaucoup craignaient que le virus ne provoque une nouvelle pandémie. Ce ne fut heureusement pas le cas et le soufflé médiatique est retombé aussi vite qu’il était monté. Le Mpox se manifeste en deux temps chez une personne atteinte : d’abord un syndrome grippal, caractérisé par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et des ganglions enflés. Viennent ensuite des lésions cutanées caractéristiques, qui évoluent de petites taches rouges en pustules avant de former des croûtes. La transmission se fait par contact rapproché : manipulation des lésions, exposition à des fluides corporels ou partage de literie et de vêtements contaminés. Il existe deux grandes familles du virus, baptisées clades. Le clade II, responsable de l’épidémie de 2022, provoque une forme généralement moins sévère de la maladie. Le clade I, lui, est historiquement associé à des formes plus graves et à un risque accru de complications, et l’unique cas détecté à New York fait justement partie de cette famille, plus surveillée en épidémiologie. Avons-nous crié au loup trop tôt, nous rendant sourds à la vraie menace ? New York, terrain idéal pour un virus comme le Mpox ? Huit millions d’habitants sur 783 km² pour 11 200 habitants par km², des millions de trajets quotidiens en métro et en bus, des gratte-ciels immenses où les murs séparent à peine les voisins : New York, comme toute autre grande métropole n’est pas exactement l’endroit idéal pour contenir la circulation d’un virus. On comprend alors mieux pourquoi un patient contaminé par le Mpox de clade I fait déjà l’objet d’une surveillance par les autorités sanitaires, même s’il est isolé. New York est aussi une ville-monde, où des milliers de personnes transitent tous les jours dans ses aéroports ; la ville est donc une porte d’entrée idéale. Un point rassurant tout de même : le Mpox ne se transmet pas aussi facilement que des virus respiratoires comme le SARS-CoV-2. Une fois introduit dans un environnement urbain dense, un tel virus peut, en théorie, trouver des conditions favorables à sa diffusion, non pas en raison de la seule densité de population, mais du nombre et de la diversité des interactions sociales. Et même si, par sécurité, les autorités décidaient de restreindre les liaisons longues distances avec la ville au cas où d’autres cas se déclareraient à l’avenir, cela ne suffirait pas nécessairement à enrayer une transmission locale. C’est ce qu’a démontré une étude publiée en 2022 dans la revue Scientific Reports : « Dès lors que les restrictions sur les déplacements terrestres, maritimes et aériens sont en place et que les réseaux de transport internationaux sont paralysés, le foyer de l’épidémie poursuit son développement là où l’activité humaine est la plus intense : dans les villes les plus denses et les plus peuplées de la planète », expliquent les auteurs. Le Centre for Evidence-Based Medicine va dans le même sens : dans les grandes métropoles, les individus partagent quotidiennement des espaces si nombreux et si imbriqués que couper les flux extérieurs ne fait qu’augmenter les probabilités de contamination sur un territoire plus restreint, avec un haut potentiel de transmission. Pour l’heure, les autorités sanitaires maintiennent que le risque pour le grand public reste faible, sachant qu’un vaccin à deux doses est disponible depuis 2022 pour les personnes considérées à risque. Développé contre les orthopoxvirus, il est supposé offrir une protection contre le Mpox, mais les données spécifiques concernant son efficacité face au clade I restent encore limitées. Pour autant, il n’y a aucune raison de céder à la panique : nous avons identifié l’ennemi potentiel et nous sommes mieux armés qu’il y a quatre ans pour briser les chaînes de transmission si la situation venait à empirer. Un cas d’une souche plus virulente du virus Mpox a été détecté à New York, suscitant des inquiétudes parmi les experts. La transmission du virus se fait par contact rapproché, mais le risque pour le grand public reste faible selon les autorités sanitaires. Un vaccin est disponible pour les personnes à risque, bien que son efficacité contre cette souche soit encore à évaluer. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. TousAntiCovid Par : Gouvernement français 4.4 / 5 k324.6 avis App Store Play Store MédecinesantéScience [ Source ] Sur le même sujet Marre des sodas qui explosent quand vous les ouvrez ? Ce geste peut tout changer Vers un monde en crise : les très sombres prédictions pour 2070 ISS : deux astronautes ont passé 7 heures dans le vide spatial… quel était l’objectif de cette mission ? 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