● BFM Tech
📅 19/03/2026 à 16:46
"Crimson Desert": le jeu vidéo qui vous donne la liberté de vivre votre aventure, à défaut d’avoir une histoire digne d’intérêt à vous offrir
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Crimson Desert - Pearl AbyssAprès sept ans de développement, le jeu vidéo "Crimson Desert" est particulièrement attendu. BFM Tech a pu jouer à cette aventure hors norme qui risque de diviser.Après Black Desert, son jeu en ligne massivement multijoueurs (MMO) au succès qui ne ne dément pas depuis dix ans, le studio sud-coréen Pearl Abyss lance ce 19 mars Crimson Desert, son premier jeu vidéo jouable en solo. S'il n'avait pas attiré l'attention il y a six ans, lors de son annonce initiale, le titre a occupé les esprits de nombreux joueurs ces dernières semaines, qui ont vu se multiplier les promesses d'une production qui semble hors norme.Des milliers de personnages avec lesquels discuter, des centaines de kilomètres à parcourir au sein d'une carte gigantesque, des fonctionnalités à ne plus savoir quoi en faire... Crimson Desert est l'objet de tous les superlatifs, bien aidé par un premier accueil critique très élogieux.Mais au-delà des promesses, et alors qu'il sort au sein d'un mois de mars loin d'être fourni en jeux d'envergure, Crimson Desert arrive-t-il à tenir la comparaison d'autres grandes productions en monde ouvert? BFM Tech a pu s'y frotter pendant plusieurs dizaines d'heures, et vous livre ses impressions.Crimson Desert ne fait ni mieux, ni moins bien que les autresDans Crimson Desert, vous incarnez une Crinière grise, un guerrier qui perd la trace de son clan après un combat qui s'est mal passé. Laissé pour mort, vous réapparaissez dans le ciel et apprenez que vous êtes un élu qui va devoir mettre un terme au règne des Ours noirs, une faction ennemie de bandits, tout en mettant un terme à une menace de plus en plus grande qui pèse sur le continent de Pywel.De son histoire, et autant le dire franchement, vous ne retiendrez pas grand-chose. De manière assez surprenante pour un titre en solo, Pearl Abyss n'a pas cherché à élaborer une histoire particulièrement originale, ni grandiloquente. L'objectif de Pearl Abyss est que vous construisiez votre propre aventure.Crimson Desert pioche dans tout ce qui a été un succès ces dix dernières années: le monde ouvert (explorable à pied, à cheval, ou encore en volant), une construction du monde qui n'a rien à envier à The Legend of Zelda: Breath of the Wild, un gameplay mixant Assassin's Creed et God of War, le tout saupoudré d'une touche de jeu de rôle.Crimson Desert © Pearl AbyssLes inspirations sont visibles à chaque coup d'oeil, sans pour autant que cela ne soit un problème. Crimson Desert ressemble à beaucoup d'autres jeux, beaucoup d'autres genres aussi.Du contenu à profusion qui peut nuire à l'explorationCette profusion de références est à la fois sa plus grande qualité et sa plus importante faiblesse. Dans Crimson Desert, le monde de Pywel est si dense en activités que l'on peut très facilement s'y perdre. Dans de vastes plaines comme dans le désert aride, en passant par les structures aériennes et les mines cachées des regards, il y a systématiquement quelque chose à faire. Cela peut être une cloche à sonner pour libérer un enfant de la forêt, ou encore une partie de bras de fer ou une ferme à libérer, on peut aussi vouloir attraper les criminels qui rôdent aux alentours, ou bien simplement explorer un monde d'une diversité folle.Mais si en apparence, cette surabondance d'objectifs peut paraître une bonne idée, elle peut très vite donner le tourni. Avec Crimson Desert, Pearl Abyss récompense les joueurs qui savent se fixer leur propre objectif, sans quoi ils pourraient vite s'ennuyer.De fait, quand certaines publicités pour des jeux de rôle vous vendent la possibilité de créer votre propre aventure, Crimson Desert vous y contraint, pas tant par choix que parce que la quête principale n'a finalement qu'assez peu d'intérêt, y compris sur le long terme.Crimson Desert © Pearl AbyssMalgré des dizaines d'heures à explorer le continent de Pywel, quelque chose n'arrive pas vraiment à fonctionner. Rien ne surnage, rien n'est jamais mauvais, ni jamais excellent. C'est peut-être ce qui résume le mieux l'expérience qui est un pot pourri parfois indigeste qui pourra très vite épuiser les joueurs.C'est un ancien MMO, et ça se voitSi dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild, simplement explorer a un côté enivrant, dans Crimson Desert, cette sensation est absente la plupart du temps. Le jeu ne laisse jamais le temps aux joueurs de se poser et de réfléchir à ce qu'il pourrait réaliser ensuite. A vouloir être complet, le titre de Pearl Abyss se noie donc dans une quantité indescriptible de contenus dont l'intérêt est loin d'être évident. Mais qui néanmoins détourne le joueur d'une quête principale qui peinait déjà à le tenir en haleine.Ce constat n'est guère étonnant lorsque l'on sait que Crimson Desert avait d'abord été conçu comme un MMO. Tous les codes sont présents, et les développeurs ont visiblement tenté par tous les moyens, ces dernières années, de se raccrocher aux plus de branches possibles pour contenir les ambitions dans une épopée jouable en solo. Le résultat hybride final laisse donc souvent transparaître ce sentiment.Parlons techniqueTesté sur une configuration musclée (avec une carte graphique Nvidia RTX 5080 et un processeur AMD Ryzen 7 700X en 1440p), Crimson Desert a bien du mal à atteindre les 60 images par seconde sans l'apport du DLSS Qualité et de la génération de trames multiples - ou "fake FPS", lorsqu'on paramètre les graphismes en "Ultra". La partie est donc encore plus complexe en mode "Cinématique", qui n'a de toute façon pas vocation à être utilisé en dehors de screenshots.Par ailleurs, le jeu souffrait énormément de "clipping", ces petits objets et ces effets d'ombres apparaissant instantanément à l'approche du joueur. Pour cacher ses lacunes techniques et éviter de nuire à l'immersion du joueur, Crimson Desert semble devoir lourdement compter sur les technologies propres aux différents fabricants pour réussir à le séduire.Crimson Desert © Pearl AbyssA défaut d'être véritablement exceptionnel, Crimson Desert montre qu'il sait faire, mais sans arriver à transformer l'essai. On en vient à se dire qu'il s'agit de l'une des très rares nouvelles licences prévues en 2026 dans le monde des super-productions vidéoludiques, pour excuser son manque d'originalité. L'immersion est bonne mais derrière l'avalanche de missions pour les complétistes, où est l'histoire?Les plus lusMunicipales à Paris: Emmanuel Grégoire accuse Emmanuel Macron d'être "intervenu" pour "aider au retrait de Sarah Knafo", le président fustige "un mensonge indigne"Une Banque postale attaquée à Lyon, un distributeur de billets arraché avec un fourgonTransparence, complotisme ou art de la diversion? 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