● Le Monde International 📅 19/03/2026 à 14:54

Pour l’écrivain américain Richard Ford, « le régime qu’il est urgent de changer aujourd’hui, c’est celui qui siège à Washington »

Géopolitique
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« Le Monde » d’après AFP / Agence VU « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » Épisode 1/4 Fermer art_serie_close_part « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » Épisode 1/4 Fermer art_serie_close_part « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » L’épisode 2 sera disponible prochainement. précédent suivant « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » L’épisode 2 sera disponible prochainement. précédent suivant Fermer « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » 4 Épisodes Les épisodes : « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » L’épisode 2 sera disponible prochainement. Fermer Pour l’écrivain américain Richard Ford, « le régime qu’il est urgent de changer aujourd’hui, c’est celui qui siège à Washington » Par Richard Ford, Zeruya Shalev et Navid Sinaki Publié aujourd’hui à 14h54 Temps de Lecture 10 min. Article réservé aux abonnés Série« Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » 1/4. « Le Monde des livres » a demandé à Richard Ford (Etats-Unis), Zeruya Shalev (Israël) et Navid Sinaki (Iran, Etats-Unis) leur regard sur la guerre. Pour « Le Monde des Livres », douze écrivains venus des Etats-Unis, d’Irak, d’Iran, d’Israël, du Koweït et du Liban livrent leur témoignage sur le conflit qui embrase le Moyen-Orient. Premier épisode, avec les contributions de Richard Ford, Zeruya Shalev et Navid Sinaki. Richard Ford, écrivain américain Quand un gouvernement persiste à s’appuyer sur des contrevérités flagrantes, les spéculations des citoyens sur presque tout ce qu’il patronne, tout ce qu’il recommande et présente comme vrai font l’effet d’être fumeuses, sans consistance. L’une des conséquences funestes de cette duperie, c’est que nous cessons d’y faire attention. Des mensonges comme ceux qui font tourner le régime Trump déresponsabilisent les citoyens que nous sommes en nous intimant de détourner le regard. Le gouvernement se charge de remédier à tout ce qui ne va pas, ne nous plaignons pas. Autant dire que nous ne savons plus rien. Ce qui est la défaite de la citoyenneté dans une démocratie. Mon mantra dans la vie est le suivant : ne rien espérer ni souhaiter, ne rien chercher à deviner, ne miser sur rien, ne rien tenir pour acquis sur quoi je ne sois pas en mesure d’agir. Et donc. Si je n’estime pas les Etats-Unis fondés à déstabiliser par la force d’autres Etats souverains, si pour autant les pratiques du gouvernement iranien me dégoûtent, si je les trouve mauvaises, suicidaires, le régime qu’il est urgent de changer aujourd’hui, par des méthodes rapides et assurées, c’est celui qui siège à Washington, DC. Lire aussi l’entretien (2026) | Article réservé à nos abonnés Richard Ford, écrivain américain : « J’explique à mes amis européens ce que ça fait de se sentir un étranger chez soi » Lire plus tard Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Josée Kamoun. Dernier livre paru : Le Paradis des fous (L’Olivier, 2024). Zeruya Shalev, écrivaine israélienne Aujourd’hui, l’alerte m’a surprise à la caisse du supermarché. Avec la caissière et les autres clients, j’ai vite descendu les deux étages jusqu’à l’abri. Depuis que le Hezbollah est entré dans la bataille, les alertes sont plus effrayantes ; le laps de temps entre l’alerte et l’impact s’est rétréci. On a une minute pour se mettre à couvert, contrairement aux missiles en provenance d’Iran, qui vous en laissent environ cinq. Il vous reste 86.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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