● Siècle Digital 📅 19/03/2026 à 10:54

X accepte de payer 120 millions d'euros à l'Europe et tente d'éviter de nouvelles sanctions

Cybersécurité 👤 Frédéric Olivieri
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Réseaux Sociaux X accepte de payer 120 millions d’euros à l’Europe et tente d’éviter de nouvelles sanctions Une sanction européenne qui force X à revoir sa copie… Par Frédéric Olivieri - @21_janvier Publié le 19 mars 2026 à 10h54 Si les tensions entre les grandes plateformes et l’Union européenne ne sont pas nouvelles, elles franchissent ici un nouveau cap. Le réseau social d’Elon Musk, déjà dans le viseur des régulateurs, vient de s’exécuter face à une sanction financière lourde. Mais au-delà du paiement, c’est toute une série d’ajustements qui se dessinent en coulisses. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Une amende liée au Digital Services Act Comme le rappelle Le Figaro, X a finalement accepté de payer une amende de 120 millions d’euros infligée par la Commission européenne. Cette sanction, prononcée au mois de décembre dernier, repose sur des infractions au Digital Services Act (DSA). A l’époque, Elon Musk avait vivement réagi sur son réseau social, et le vice-président des États-Unis, JD Vance, avait même pris la parole pour soutenir le milliardaire. Parmi les manquements pointés, l’Europe évoque un manque de transparence sur la publicité, un accès limité aux données pour les chercheurs, ainsi que le système de coches bleues jugé trompeur. Ce dernier, censé certifier l’identité des utilisateurs, a été largement critiqué depuis sa refonte avec la mise en place de Twitter Blue. Malgré un recours engagé devant la justice européenne, la plateforme devait soit régler l’amende, soit fournir une garantie financière. Elle a finalement choisi de payer dans les délais, évitant ainsi des pénalités supplémentaires. Des ajustements pour éviter de nouvelles sanctions Au delà de l’aspect financier, X a également proposé plusieurs mesures correctives pour répondre aux exigences européennes. Une première évolution concerne justement les coches bleues, dont le fonctionnement pourrait être revu pour limiter les abus et clarifier leur signification. Par ailleurs, la plateforme a soumis des propositions concernant la publicité et la transparence des données, avec des éléments qui sont désormais à l’étude par la Commission européenne, qui devra juger de leur conformité avec le DSA. Pour Elon Musk, le calendrier reste très serré. En effet, X a jusqu’au 28 avril pour présenter des solutions complètes sur les autres infractions identifiées. Et en cas d’insuffisance, de nouvelles sanctions pourraient être prononcées contre le réseau social. Une régulation de plus en plus présente en Europe&nbsp? Si cet épisode concerne uniquement le réseau social d’Elon Musk, notons que ce dossier est une nouvelle illustration de la montée en puissance de la régulation européenne face aux géants du numérique. Et malgré les nombreuses critiques, notamment venues des États-Unis et y compris de la part du gouvernement, Bruxelles maintient sa ligne et impose progressivement ses standards aux plateformes internationales… Pour aller plus loin X ajoute un label dédié aux contenus sponsorisésL’engagement chute sur Instagram et LinkedIn, mais certains réseaux résistentX lance les « Exclusive threads » et de nouveaux outils pour les créateursElon Musk accusé d’avoir manipulé l’action Twitter avant son rachatX va sanctionner les vidéos générées par IA qui trompent les internautes sur le conflit au Moyen-OrientX veut freiner l’invasion des bots et des contenus IA Justice X (Twitter)
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