● Les Numériques Télécom 📅 19/03/2026 à 07:00

Aussi réussi soit-il, le Samsung Galaxy S26 peine à justifier un nouveau modèle chaque année

👤 Julien Vercoutère
Illustration
13 Commenter Présentation Le Samsung Galaxy S26 s’inscrit dans une lignée bien rodée, celle des Galaxy S qui rythment chaque début d’année… ou presque. Pour ce nouveau millésime, Samsung a légèrement bousculé son calendrier en dévoilant sa nouvelle génération fin février 2026 plutôt qu’en janvier. Un retard inhabituel, d’autant plus que sa présentation a davantage mis en avant l’expérience utilisateur et l’IA que de véritables bouleversements matériels.Le temps de peaufiner sa recette ou d’optimiser son processeur maison, c’est le grand mystère. Cette nouvelle itération signe en effet le retour de l’Exynos sur les modèles vendus en Europe, quand la version Ultra profite comme toujours de la dernière puce haut de gamme de Qualcomm.© Les NumériquesPour le reste, on trouve un écran Amoled 6,3 pouces, un triple module photo et une batterie de 4300 mAh compatible avec une charge de 25 W. Affiché à partir de 999 €, ce modèle d’entrée de gamme premium se positionne face à des concurrents bien installés comme les Google Pixel 10, Apple iPhone 17 ou OnePlus 15.Une hausse tarifaire assumée de 100 € par rapport à son aîné, en partie compensée par un stockage de base désormais fixé à 256 Go. Dans un contexte tendu sur le marché des composants, il s’agit là d’une façon de justifier l’augmentation de cet appareil, qui joue la carte de la continuité, quitte à se reposer un peu sur ses lauriers. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designUn design éculé qui a bon dos Avec 14,96 x 7,17 x 0,72 cm de dimensions pour un poids de 167 g, le Samsung Galaxy S26 fait clairement partie des smartphones qui n’ont pas cédé à la surenchère. Il conserve un format relativement compact, ce qui devient presque une singularité sur un marché où les écrans s’étirent sans complexe. En main, l’ensemble reste agréable, sans effet de lourdeur, et se glisse facilement dans la poche arrière de son jean sans trop dépasser ni attirer l’œil de gens malintentionnés.La façade accueille un écran Amoled de 6,3 pouces, légèrement plus grand que celui de son prédécesseur. Cette progression se fait sans compromettre l’équilibre général grâce à des bordures très fines, permettant à la dalle d’occuper environ 92 % de la surface disponible. Le résultat est visuellement plaisant, sans donner l’impression de manipuler un objet disproportionné. La caméra frontale, discrètement intégrée dans un poinçon centré, sait se faire oublier au quotidien et propose une reconnaissance faciale 2D efficace.© Les NumériquesLe châssis repose sur une combinaison d’aluminium et de verre Gorilla Glass Victus 2 à l’avant comme à l’arrière. L’ensemble bénéficie d’une finition mate plutôt réussie, surtout pour limiter les traces de doigts, ce qui évite de transformer le téléphone en galerie d’empreintes au bout de quelques minutes d’utilisation. Le design global reste fidèle aux codes récents de la marque avec des lignes plates et épurées qui rappellent une certaine tendance du marché, sans chercher à s’en éloigner.La principale évolution esthétique se situe au dos, où les modules photo ne sont plus directement intégrés à la coque, mais regroupés dans un îlot vitré de forme allongée. Ce choix ne passe pas inaperçu et modifie légèrement l’allure du smartphone. En revanche, cette excroissance est assez marquée, au point de faire grimper localement l’épaisseur à environ 10 mm. Conséquence directe, posé sur une table, l’appareil a tendance à trembler, ce qui peut vite devenir agaçant pour les utilisateurs les plus méticuleux.© Les NumériquesCôté prise en main, tout est pensé pour rester simple et accessible. Les boutons physiques tombent naturellement sous les doigts et le système biométrique placé sous l’écran se montre rapide à l’usage. L’appareil bénéficie en outre d’une certification IP68, lui assurant une résistance à l’eau et la poussière appréciable au quotidien — de quoi survivre à quelques imprévus sans drame, notamment le plongeon du matin dans le lavabo (un classique).Enfin, le Galaxy S26 coche toutes les cases en matière de connectivité avec la 5G, le support eSIM, le NFC, le Bluetooth 5.4 et le wifi 7. La norme Bluetooth 6 est quant à elle réservée au S26 Ultra disposant du Snapdragon 8 Elite Gen 5. Absentes également, l’extension de stockage via microSD et la prise mini-jack 3,5 mm nous manquent forcément, nous nous sommes fait une raison. Disponible en plusieurs coloris, dont certains exclusifs au site officiel du constructeur, il se décline en noir, argent, violet, bleu, or rose et blanc. Pour aller plus loin : Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ÉcranUn plaisir pour les yeux En matière d’affichage, le Samsung Galaxy S26 évolue en terrain conquis, et cela se ressent immédiatement. La dalle Amoled 2X, légèrement agrandie à 6,3 pouces, reprend des bases connues avec une définition de 1080 x 2340 pixels (soit 416 ppp) et un taux de rafraîchissement adaptatif de 1 à 120 Hz grâce à la technologie LTPO. L’ensemble octroie une navigation fluide sans sacrifier l’autonomie lorsque l’affichage se fait plus statique.Compatible HDR10+, cet écran convainc surtout par sa luminosité maximale : mesurée à 2575 cd/m², il surpasse son devancier et tient la promesse d’un pic à 2600 cd/m². On obtient alors une lisibilité sans faille, même en plein soleil, malgré une réflectance qui reste notable (environ 45 %). À l’inverse, la luminosité minimale descend suffisamment bas, à 1,3 cd/m², pour préserver les yeux dans l’obscurité. Mode Naturel Mode par défaut agrandir Technologie Oled oblige, le contraste semble infini et la rémanence nulle. Par défaut, le mode d’affichage Vif privilégie des couleurs éclatantes qui attirent immédiatement le regard, sans pour autant sombrer dans l’excès avec un delta E de 2,58 difficilement perceptible à l’œil nu.La température des couleurs se montre en revanche un peu froide, à 7014 K, mais le mode Naturel corrige le tir en revenant à des valeurs plus proches des 6500 K de la norme vidéo de référence (ici 6538 K). Ce profil améliore également la justesse des teintes avec un delta E de 1,72 pour un rendu plus équilibré. PerformancesLe retour de l'Exynos pour la France Avec ses Galaxy S26, Samsung opère un retour remarqué à ses propres puces sur le marché européen. Exit la solution Qualcomm adoptée en 2025 sur toute la gamme : place à l’Exynos 2600, une première gravée en 2 nm. Sur le papier, la promesse est séduisante, notamment en matière d’efficacité énergétique.Dans les faits, si cette puce ne parvient pas à détrôner le Snapdragon 8 Elite Gen 5 du S26 Ultra, elle n’en reste pas moins très solide au quotidien. Associée à 12 Go de RAM, elle assure une navigation fluide, que ce soit pour enchaîner les apps, jongler entre plusieurs tâches ou simplement faire défiler du contenu sans le moindre accroc.© Les NumériquesC’est en jeu que le smartphone dévoile une autre facette intéressante. Épaulé par le GPU Xclipse 960, il se montre particulièrement à l’aise sur les titres exigeants avec une stabilité appréciable. Lors de nos essais, les performances se sont maintenues à un niveau élevé avec un framerate de 121 images par seconde (i/s) en moyenne et des pointes à 128 i/s.De quoi profiter pleinement des jeux les plus gourmands, comme Fortnite ou Genshin Impact, en poussant les réglages au maximum. Cette générosité a toutefois une contrepartie : la chauffe reste mesurée, mais bien perceptible sur les longues sessions. Rien d’alarmant, quoique suffisamment notable pour rappeler que toute cette puissance a un prix. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PhotoComplet, mais perfectible la nuit Hormis ce nouvel îlot accueillant les trois modules photo, rien de nouveau : le Galaxy S26 dispose d’une configuration identique à celle de son prédécesseur. Ce trio est composé d’un capteur principal de 50 mégapixels (grand-angle f/1,8), un ultra grand-angle de 12 Mpx (f/2,2) et un téléobjectif x3 de 10 Mpx (f/2,4).© Les NumériquesModule principal : 50 Mpx, f/1,8, éq. 24 mmDans de bonnes conditions lumineuses, le capteur principal du Galaxy S26, flanqué d'une optique grand-angle, livre des photos très détaillées avec des textures bien restituées, une netteté homogène jusque sur les bords et des contrastes bien dosés. Sa balance des couleurs, plus naturelle que celle de son rival signé Google, offre un rendu assez fidèle. L’exposition est globalement bien gérée, surtout au centre de l’image, même si un léger bruit numérique demeure visible. Google Pixel 10 Samsung Galaxy S26 agrandir Par rapport au Galaxy S25, la nouvelle génération produit des clichés nocturnes plus lumineux et mieux exposés. Le niveau de piqué progresse peu, mais le rendu des couleurs gagne en justesse avec des teintes moins orangées. Les images conservent une bonne homogénéité, restent bien lisibles et reproduisent correctement les petits éléments, tandis qu’un gain de netteté se remarque également par rapport à la concurrence. Google Pixel 10 Samsung Galaxy S26 agrandir Module ultra grand-angle : 12 Mpx, f/2,2, éq. 13 mmAvec l’ultra grand-angle, le rendu est sans surprise plus précis au centre de l'image et perd en détails sur les bords. Les couleurs apparaissent aussi légèrement plus vives, sans excès. L’ensemble reste satisfaisant grâce à une accentuation des contours qui améliore artificiellement la netteté, même si un peu de bruit numérique subsiste. La maîtrise de la distorsion se montre en revanche très réussie, avec peu de déformations en périphérie. Google Pixel 10 Samsung Galaxy S26 agrandir De nuit, l’ultra grand-angle peine à maintenir un rendu uniforme et se montre plus brouillon que sur le modèle précédent. Si le centre de l’image reste correct avec des couleurs assez fidèles et un niveau de piqué acceptable, la qualité baisse sur les bords, où la netteté recule et les teintes perdent en intensité. Le bruit numérique est bien visible, sans pour autant gâcher totalement les photos, qui demeurent malgré tout plus convaincantes que celles du Pixel 10. Google Pixel 10 Samsung Galaxy S26 agrandir Module téléobjectif x3 : 10 Mpx, f/2,4, éq. 67 mmLe téléobjectif x3 profite aussi d’un progrès visible. L’exposition est effectivement mieux maîtrisée, les couleurs gagnent en intensité et le piqué s’améliore. Le rendu des détails reste globalement satisfaisant, surtout au centre de l’image, même s’il demeure en retrait par rapport au capteur principal. Google Pixel 10 Samsung Galaxy S26 agrandir Dans la pénombre, en revanche, les résultats sont moins convaincants. Le bruit numérique devient très présent, accompagné d’aberrations chromatiques et d’un aspect jauni peu fidèle à la scène. Malgré cela, les couleurs se tiennent globalement et l’exposition s’en sort mieux qu'avec son rival made in Mountain View. Google Pixel 10 Samsung Galaxy S26 agrandir Module frontal, mode portrait, vidéoÀ l’avant, Samsung conserve depuis plusieurs générations un capteur de 12 Mpx ouvrant à f/2,2, capable de produire des selfies précis à la colorimétrie naturelle, y compris lorsque la lumière manque. Le mode portrait s’en sort bien, tandis que l’enregistrement vidéo atteint la 4K à 60 i/s. Au dos, l’appareil peut filmer jusqu’en 8K à 30 i/s et profite d’une stabilisation optique (OIS) réussie. Avec son format compact, il reste en outre agréable à manipuler au quotidien. AutonomieUne prouesse sous Exynos Le Samsung Galaxy S26 progresse là où on ne l’attendait pas forcément avec une batterie portée à 4300 mAh, contre 4000 mAh l’an dernier. Une capacité en deçà des standards les plus généreux du marché Android, mais qui se révèle bien exploitée. Lors de notre test viSer, le smartphone a tenu 28 h 22 min, soit un bond notable de plus de cinq heures par rapport à la génération précédente.Concrètement, cela se traduit par une utilisation sereine sur une journée et demie, voire deux jours pour les profils les plus modérés. Même en cumulant les usages — vidéo, navigation et multitâche —, l’appareil suit le rythme sans donner l’impression de tirer sur la réserve.© Les NumériquesEn revanche, la recharge reste fidèle à la philosophie pour le moins timorée de Samsung. La puissance plafonne à 25 W en filaire, ce qui nécessite 1 h 13 min pour atteindre une charge complète. Ce n’est clairement pas le terrain sur lequel il cherche à impressionner, surtout face à certains concurrents plus téméraires.La recharge sans-fil est également de la partie avec 15 W en Qi2 Ready, ainsi qu’une charge inversée limitée à 4,5 W pour dépanner des accessoires, comme une paire d’écouteurs. Rien de spectaculaire, donc, mais un ensemble cohérent avec l’endurance globale, qui évite de transformer chaque recharge en urgence. Durabilité Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable du smartphone, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures). Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…) et une évaluation des politiques RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Écran bien calibré et très lumineux. Exynos 2600 parfaitement maîtrisé. Volet photo polyvalent. Excellente endurance. Points faibles Manque d'originalité lassant. Bloc photo protubérant. Charge toujours plafonnée à 25 W ! Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Avec son Galaxy S26, Samsung ne cherche pas à surprendre, plutôt à consolider une recette déjà bien en place. Le smartphone s’appuie sur des bases solides : un affichage plaisant, des performances fiables dopées à l’IA, un volet photo réussi et une autonomie en nette progression. Autant d’éléments qui en font un élève appliqué et méritant, mais sans véritable fulgurance. Cette approche frileuse laisse en effet un léger goût d’inachevé. Entre un design qui évolue à peine, une recharge toujours en retrait et peu de véritables nouveautés marquantes, le S26 se montre excellent à peu près partout, mais donne l’impression de jouer la sécurité. Un choix qui séduira les aficionados, tout en laissant les plus curieux sur leur faim. Face à la concurrence Avec un suivi logiciel aussi long que celui de Google, le Galaxy S26 parvient à faire mieux sur le terrain de la photo que le Pixel 10. Face au OnePlus 15, il oppose une meilleure maîtrise de la chauffe à performances comparables, même si son rival garde l’avantage sur l’autonomie et la vitesse de charge. De son côté, l’Apple iPhone 17 se montre plus puissant et fluide, malgré un retard persistant sur l’IA. Reste que le Galaxy S26, par son immobilisme côté design et matériel, se rapproche d’Apple dans ce qu’on lui reproche souvent, à savoir son manque de prise de risque d’une génération à l’autre. Sous-Notes Ergonomie et design Écran Performances Photo Autonomie Durabilité Lire la suite
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