● Le Monde International 📅 19/03/2026 à 05:24

Dans le détroit d’Ormuz, une guerre navale asymétrique à l’issue incertaine

Géopolitique
Illustration
Un porte-conteneurs en attente à l’entrée du détroit d’Ormuz, face à Khor Fakkan dans l’émirat de Chardja (Emirats arabes unis), le 9 mars 2026. PHILÉMON BARBIER/HORS FORMAT POUR « LE MONDE » Depuis dimanche 15 mars, le président américain, Donald Trump, bat le rappel de ses alliés pour tenter d’obtenir leur soutien militaire afin de débloquer le détroit d’Ormuz. Sans succès pour l’instant, tant la mission apparaît risquée. Alors que l’opération « Fureur épique », lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février, entame son dix-neuvième jour, ce verrou clé de l’économie mondiale est en train de devenir le théâtre d’une bataille navale asymétrique à l’issue très incertaine. Lire aussi | EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, en proie à des « dommages considérables » après de nouvelles frappes iraniennes, Donald Trump menace de détruire la réserve de South Pars Lire plus tard « Lors du lancement de “Fureur épique”, il y avait la possibilité que cette crise soit limitée, qu’elle ne dure que quelques jours, sans débordement naval. Mais avec la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême, les Iraniens ne pouvaient que répondre par l’option maximale. Comme ils n’ont pas l’arme nucléaire, le blocage du détroit d’Ormuz a été leur arme de dernier recours », décrypte Sylvain Domergue, professeur à Sciences Po Bordeaux et auteur de Géopolitique des espaces maritimes (Dunod, 2025). « La menace de fermeture du détroit d’Ormuz est une doctrine formulée de manière écrite par les Iraniens depuis 2006 », ajoute-t-il. Il vous reste 88.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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