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📅 18/03/2026 à 05:30
Comment Reza Pahlavi, l’héritier de la monarchie iranienne, tisse son réseau en France
Géopolitique
Collage Ricardo Santos pour M Le magazine du Monde Comment Reza Pahlavi, l’héritier de la monarchie iranienne, tisse son réseau en France Par Lucas Minisini Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 6 min. Article réservé aux abonnés Les faitsInstallé à Paris après le déclenchement des frappes israélo-américaines sur Téhéran, l’héritier de la dernière dynastie royale en Iran, en exil depuis 1979, pousse ses pions dans la perspective d’une chute de la République islamique. Proche de la droite conservatrice américaine, il développe son réseau dans les sphères du pouvoir de la capitale avec l’appui d’avocats et de communicants acquis à sa cause. De la capitale française, le fils aîné du dernier chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, chassé par la révolution islamique de 1979, multiplie les déclarations victorieuses, en anglais et en persan, sur ses réseaux sociaux. « Nous sommes maintenant à l’étape décisive de notre lutte finale », a annoncé le descendant de la monarchie autoritaire qui a régné sur le pays pendant cinquante-quatre ans le 11 mars, sur le réseau X, où il est suivi par plus de deux millions de personnes. Résident aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, 65 ans, est arrivé à la mi-février en France, où vit notamment sa mère, l’ex-impératrice Farah Pahlavi, pour un séjour qui devait durer environ deux semaines. Après le déclenchement des frappes aériennes israélo-américaines contre la République islamique, le 28 février, il a choisi de rester à Paris, les deux heures et demie de décalage horaire avec Téhéran, au lieu des huit heures de l’Amérique du Nord, lui permettant de « suivre au mieux la situation sur le terrain ». Reza Pahlavi, sans bureau, travaille dans les appartements de « partisans » ou des chambres d’hôtel parisiens. « Mais nous faisons tout pour rentrer en Iran dès que possible », explique un membre de son équipe qui souhaite rester anonyme. Une équipe restreinte Aujourd’hui, sa stratégie de reconquête du pouvoir s’organise en partie à partir de la France et du réseau qu’il y a développé. Alexandre Fatemi, un financier français passé par le Koweït, occupe auprès de lui le rôle de conseiller diplomatique depuis la fin de l’année 2022, dans la foulée du mouvement Femme, vie, liberté, qui a débuté après la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre. Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés Mort de Mahsa Amini en Iran : « Nous, Français d’origine iranienne, exhortons la France à se placer du bon côté de l’histoire » Lire plus tard Il vous reste 82.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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