● Le Journal du Geek
📅 17/03/2026 à 18:34
Critique Projet Dernière Chance : un véritable film coup de cœur !
Cybersécurité
👤 Allan Blanvillain
© Sony Impossible de dire encore de quoi l’avenir cinéma sera fait en 2026. Nous ne sommes qu’en mars et beaucoup de films nous attendent au détour d’une salle obscure. Néanmoins, à l’heure du bilan, nous aurons sans doute un mot ou a minima une pensée dirigée vers les étoiles. Est-ce que Projet Dernière Chance sera l’un des meilleurs films de l’année ? Trop tôt pour le dire. Est-ce qu’il restera un énorme coup de cœur ? Affirmatif. Le meilleur film de Ryan Gosling ? Étrangement, nous étions peu à attendre l’aventure spatiale de Ryan Gosling, menée par le tandem Chris Miller et Phil Lord. Pourquoi ? Peut-être parce que 2026 a été annoncée comme riche en blockbusters et grosses franchises et qu’à côté, Projet Dernière Chance avait bien du mal à s’y faire une place. Certes, il y en aura toujours pour déclarer haut et fort “moi c’était ma première attente !”, sauf qu’il ne faut pas se leurrer, difficile de rivaliser avec des annonces comme Spider-Man Brand New Day, Avengers : Doomsday, Dune 3, L’Odyssée ou le dernier Steven Spielberg. © Sony Alors qu’à bien y réfléchir, qu’est-ce qui nous aurait permis de douter ? Phil Lord et Chris Miller nous ont toujours agréablement surpris, notamment sur les adaptations casse-gueules sur lesquelles personne ne misait, à l’image des Jump Street ou de La Grande Aventure LEGO. Ils ont activement participé à l’éclosion de la trilogie d’animation Spider-Verse (dont on attend encore la conclusion). Quant à Ryan Gosling, ce dernier n’est jamais aussi bon qu’en comédie – on veut toujours une suite à The Nice Guys -. Bref, en réalité sur le papier, ce Projet n’avait rien d’une Dernière Chance, au contraire. Une étoile qui brille plus que les autres Le film, adapté d’un roman d’Andy Weir (Seul sur Mars) à l’initiative de celui-ci, suit Ryland Grace, modeste professeur de sciences, se réveillant amnésique dans un vaisseau spatial, entièrement seul. Comment s’est-il retrouvé à des années-lumière de la Terre ? Au fil des jours, des souvenirs lui reviennent : il doit résoudre l’énigme d’une étrange substance causant l’extinction du Soleil et des planètes environnantes. Pour cela, il a été envoyé aux confins de la galaxie, vers l’une des seules planètes immunisées, afin de découvrir pourquoi. Il est le dernier espoir de l’humanité… mais une étonnante rencontre va peut-être lui ouvrir le champ des possibles. © Sony Dès la phase de réveil de Grace, on est sous le charme. Ryan Gosling joue les Buster Keaton en donnant à son physique une dimension tragicomique, presque désarticulée. Les studios ont tendance à ramener l’acteur à sa belle gueule, même dans les films plus légers à l’image de The Fall Guy, alors qu’il excelle particulièrement lorsque ce même physique n’est plus un enjeu. Sa scène la plus drôle dans Crazy, Stupid, Love n’est pas lorsqu’il est torse nu, mais dans ses mimiques et sa gestuelle, révélant sa parfaite maîtrise du tempo comique. Et on n’a pas besoin de revenir sur The Nice Guys. Tout cela pour dire qu’à la suite d’un Matt Damon dans Seul sur Mars, Ryan brille ici en parvenant à faire oublier le Gosling pour faire exister le Grace. En occupant tout l’espace de ce lieu clos, il donne vie à toutes les facettes de son personnage, de sa mélancolie à ses moments de folie, y compris dans les séquences sur Terre. Il y a dans son regard à la fois quelque chose d’infiniment triste, évoquant la solitude bien avant l’espace, mais dans le même temps quelque chose de résolument optimiste, pétillant. © Sony Grace n’est pas Ryan Gosling, beau gosse star d’Hollywood, c’est une sorte de monsieur-tout-le-monde pris dans un engrenage qui le dépasse et cela le rend terriblement attachant. Un anti-héros auquel on s’identifie, sous le regard maternel d’une Sandra Hüller dont le premier degré permet d’implanter le personnage dans une forme de réalité. Rocky bat l’box-office ? L’autre star du long-métrage a déjà été révélée par les différentes bandes-annonces. On aurait tendance à trouver cela dommage tant cela gâche une forme de surprise qu’on a trouvée bienvenue lors de notre propre visionnage. Néanmoins, il faut aussi reconnaître que, proportionnellement parlant, il peut être délicat de convaincre avec un seul-en-scène de Ryan là où la révélation a le mérite de toucher un public plus large. Et ne soyons pas hypocrites, cela nous arrange bien tant il aurait été tout aussi compliqué de continuer de partager notre avis sans aborder cet élément fondateur. © Sony Projet Dernière Chance n’est pas un survival, c’est un buddy movie. Et si le film se tient dans son premier acte, il aurait rapidement tourné à vide sans un nouveau venu redynamisant complètement le récit de Drew Goddard (La Cabane dans les Bois, Daredevil à l’époque de Netflix). D’une tragédie comique, le long-métrage se transforme en comico-tragique. Ou l’inverse ? Miller et Lord prennent soin de mélanger et ménager les sentiments afin d’offrir tout le spectre émotionnel à leur public. Le tandem fonctionne merveilleusement bien, rompant à la fois la solitude de Grace tout en lui faisant regretter par moments. Les cinéastes convoquent E.T., Premier Contact, Rencontres du Troisième Type (sur les conseils d’un certain Spielberg) tout en amenant leur touche personnelle, d’une grande délicatesse. On se prend d’affection pour l’un et l’autre, leurs interactions, leur relation d’amitié naissante. On vibre à leur rythme, au gré des obstacles et des solutions trouvées ensemble. S'abonner à Journal du Geek Une dynamique que personne n’a envie d’abandonner, au point où Projet Dernière Chance souffre d’un refus de conclusion, traînant son ultime acte sur plusieurs fins. Un défaut évident et péjoratif tant un récit ne sachant pas se terminer peut entacher tout le reste. Pourtant. Pourtant il n’en est rien. Parce qu’il faut reconnaître une faiblesse : celle de partager le même sentiment que Weir, Goddard, Miller, Lord et Gosling. On n’a pas envie de les quitter. On n’a pas envie d’arrêter, de voir le générique s’afficher et les lumières de la salle se rallumer. Projet Dernière Chance a voulu nous emporter et il a que trop bien réussi sa mission, nous laissant dans une béatitude salvatrice loin d’une actualité bien plus sombre. Non, laissez-nous, on n’a définitivement pas envie de retourner sur Terre. Le meilleur film de Ryan Gosling ? 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Notre avis Il y aurait bien des sujets à aborder autour du film dont on n'a pas pris le temps ici, comme un aspect scientifique qui n'a pas peur d'afficher sa complexité. Pas par manque de place, non, mais d'envie. Parce que ce n'est pas ce qu'on a voulu en retenir, parce que plusieurs jours après notre visionnage, ce n'est pas de ses défauts ou de ses fragilités dont on se souvient. Parce que loin de l'aspect froid du décor, Projet Dernière Chance est un film infiniment tendre et chaleureux, dont on ressort la larme à l'œil et le sourire aux lèvres. Et c'est ça qu'on veut garder en mémoire. L'avis du Journal du Geek : Note : 10 / 10 Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *WebsiteEnvoyer Chris MillerPhil LordRyan Goslingscience-fiction Day One sur Prime Video : 3 bonnes raisons d'aller plutôt faire du padel Les dernières actualités Critique Projet Dernière Chance : un véritable film coup de cœur ! Impression 3D : PLA, ABS, PETG ou TPU, quel filament choisir quand on débute ? Dune 3 : Paul Atréides devient père dans la bande-annonce Relais Colis cherche un repreneur : que va-t-il arriver à vos livraisons ? Galaxy Z TriFold : Samsung plie déjà bagage ! 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