● Courrier International
📅 17/03/2026 à 16:24
Meta va licencier en masse pour financer ses investissements dans l’IA
Géopolitique
Meta “prévoit des licenciements massifs qui pourraient toucher 20 % ou plus de ses effectifs”, a dévoilé l’agence Reuters, forte de “trois sources proches du dossier”, samedi 14 mars, pour “compenser ses investissements coûteux dans les infrastructures d’intelligence artificielle [IA]”. “Meta se prépare à des licenciements tout en investissant des milliards dans l’IA”, confirme Business Insider en s’appuyant sur “deux cadres supérieurs proches du dossier”. Ces suppressions “pourraient se produire d’ici un mois”. À la fin de 2025, Meta comptaient 79 000 salariés. Si l’ampleur du plan était avérée, cela “signifierait donc la suppression d’environ 16 000 emplois”, poursuit le magazine économique américain. Près de 600 milliards de dollars pour l’IA Ce serait “la plus importante réduction d’effectifs”, depuis l’après-Covid, du géant de la tech, qui a supprimé 11 000 postes en 2022 puis 10 000 en 2023. En janvier dernier, Meta a supprimé 1 500 postes de sa branche Reality Labs. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’il ne s’agissait que de “spéculations sur des approches théoriques”. À lire aussi : Internet. Mark Zuckerberg dépouille son métavers pour se concentrer sur l’IA Comme d’autres géants de la tech, Meta a engagé des investissements massifs dans l’IA, et notamment “600 milliards de dollars [520 milliards d’euros] dans la construction de centres de données d’ici à 2028”. Son PDG, Mark Zuckerberg, a “également proposé des rémunérations s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars sur quatre ans afin d’attirer les meilleurs chercheurs en IA dans sa nouvelle équipe consacrée à la superintelligence”. Mais pour pouvoir “financer ces paris tout en répondant aux attentes de Wall Street, il faut faire des économies ailleurs”. Et tailler dans les effectifs “reste le levier le plus évident”, constate le média libéral. À lire aussi : Emploi. Les salariés de la tech doivent utiliser l’IA, de gré ou de force Ce dégraissage vient s’ajouter à d’autres plans de départs dans la tech, comme récemment chez Block. Les patrons les justifient par l’automatisation des tâches que permet l’IA, rappelle TechCrunch. “Mais certains spécialistes, y compris des chefs d’entreprise comme Sam Altman d’OpenAI, laissent entendre que bon nombre de ces coupes relèvent d’une forme ‘d’IA-washing’, cette pratique par laquelle les dirigeants invoquent l’IA pour masquer d’autres problèmes” dans la gestion stratégique de leur entreprise. Courrier international Mark Zuckerberg Emploi Big Tech Intelligence artificielle (IA) Nos lecteurs ont lu aussi Géopolitique. Les Européens refusent d’intervenir dans le détroit d’Ormuz : une “claque pour Trump” Allemagne. Le rôle controversé de la base militaire de Ramstein dans la guerre au Moyen-Orient Musique. Rosalía lance sa tournée “Lux Tour” à Lyon et éblouit la presse espagnole Iran. Mojtaba Khamenei aurait échappé à la mort “de quelques secondes”, révèle un extrait sonore Nos services Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → Sooner Remportez 3 mois d’abonnement offert à Sooner, et visionnez le film « Les Repentis » de Icíar Bollaín. Je reçois mon code de streaming → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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