● Korben 📅 17/03/2026 à 16:42

Le GPS des navires complètement brouillé dans le détroit d'Hormuz, plus de 1 100 bateaux touchés - Korben

Géopolitique 👤 Korben
Illustration
Le GPS des navires complètement brouillé dans le détroit d'Hormuz, plus de 1 100 bateaux touchés17 mars 2026 / PAR VINCENT LAUTIER / 3 MIN DE LECTURE / À lire plus tard SauvegardéCe qu’il faut retenirL'Iran brouillerait massivement le GPS dans le détroit d'Hormuz avec des faux signaux depuis des tours côtières, affectant 1 100+ navires en quelques heures et les faisant apparaître au-dessus d'aéroports ou centrales nucléaires sur les écrans.Les navires commerciaux utilisent des GPS vieux de 15 ans captant une seule fréquence, bien moins robustes qu'un smartphone moderne, rendant la navigation complètement aveugle quand le système s'effondre.20% du pétrole mondial transite par ce détroit de 34 km, forçant certains bateaux à éteindre leur transpondeur ou faire demi-tour, et l'UE recommande un retour à la navigation visuelle d'il y a 30 ans.Résumé généré par IADes centaines de navires apparaissent au-dessus d'aéroports ou de centrales nucléaires sur les écrans de navigation. L'Iran brouillerait massivement les signaux GPS dans le détroit d'Hormuz, et le trafic maritime commence sérieusement à en pâtir.Des bateaux fantômes sur les radarsLes écrans radars affichent en effet un peu n'importe quoi dans cette zone désormais, comme par exemple un pétrolier de 300 mètres qui tourne en rond autour d'un aéroport, ou un porte-conteneurs qui traverse en toute décontraction une centrale nucléaire.Depuis le début des hostilités, les signaux GPS sont complètement brouillés dans cette zone, et les positions transmises par les navires ne sont absolument plus les bonnes.Windward, une société spécialisée dans le suivi maritime, a référencé plus de 1 100 navires touchés en seulement quelques heures, avec au moins 21 zones de brouillage différentes dans la région.Les chercheurs appellent ça des "crop circles" : sur les cartes électroniques, les bateaux dessinent des cercles parfaits au-dessus de la terre ferme. Sauf que ce n'est pas un bug un peu rigolo, c'est un vrai problème pour les bateaux et les marins.Un GPS vieux de 15 ans face à un brouilleur moderneLe problème de fond, c'est que les navires commerciaux utilisent des récepteurs GPS qui ont facilement 15 ans d'âge. Ils captent les signaux d'une seule constellation satellite, sur une seule fréquence. Votre smartphone fait mieux : il jongle avec quatre constellations et plusieurs fréquences en même temps.Todd Humphreys, professeur en ingénierie aérospatiale à l'Université du Texas, est assez catégorique sur l'origine du brouillage. Selon lui, l'Iran utilise des antennes installées sur des tours côtières ou des ballons captifs pour émettre de faux signaux qui se substituent aux vrais. Et ça marche très bien.Le système AIS, qui permet aux navires de se localiser mutuellement, est lui aussi alimenté par le GPS. Du coup, quand le GPS est compromis, c'est toute la chaîne de navigation qui s'effondre. Un capitaine qui regarde son écran voit des centaines de bateaux tourner à des positions fictives, sans savoir où se trouvent réellement les autres navires ni à quelle vitesse ils avancent.20 % du pétrole mondial dans le goulotLe détroit d'Hormuz, c'est à peine 34 kilomètres de large au point le plus étroit, et pourtant 20 % du pétrole et du gaz mondiaux y transitent chaque jour. En temps normal, entre 130 et 150 navires y passent quotidiennement.Certains pétroliers naviguent désormais avec leur transpondeur AIS éteint pour éviter d'être repérés, et plusieurs navires affiliés à des compagnies occidentales ont tout simplement fait demi-tour.L'Union européenne, via son centre de sécurité maritime, recommande aux équipages de se fier au radar et à la navigation visuelle plutôt qu'aux instruments électroniques. Autant dire qu'on en revient aux méthodes d'il y a trente ans.C'est quand même assez fou de constater que des navires de plusieurs centaines de milliers de tonnes naviguent avec des GPS moins performants qu'un téléphone à 200 euros.Il va être urgent que les constructeurs de navires se décident à moderniser leurs équipements.Source : Scientific AmericanRéférenceshttps://www.scientificamerican.com/article/gps-spoofing-is-scrambling-ships-in-the-strait-of-hormuz/Cet article peut contenir des images générées à l'aide de l'IA - J'apporte le plus grand soin à chaque article, toutefois, si vous repérez une boulette, faites-moi signe !Vous avez aimé cet article ?Alors rejoignez ma communauté sur Patreon et accédez à des articles exclusifs, des tutos avancés et plein d'autres surprises que je réserve à mes soutiens. C'est grâce à vous que je peux continuer à partager ma passion depuis 20 ans !Rejoindre l'aventure Que faire après le bac quand on est passionné de cybersécurité ?Contenu partenaireEntièrement dédiée à la cybersécurité, l'école Guardia est accessible soit directement après le bac (post-bac), soit après un bac+2 ou bac+3. En rejoignant l'école Guardia, vous deviendrez développeur informatique option cybersécurité (Bac+3) ou expert en cybersécurité (Bac+5).Guardia CS forme aussi les professionnels à la cybersécurité via plusieurs formations en ligneVoir le site internet de l'école de cybersécurité Guardia CS
← Retour