● Courrier International
📅 17/03/2026 à 15:30
Le roi d’Espagne reconnaît les abus des conquistadors : une nouvelle main tendue au Mexique
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Le roi d’Espagne, Felipe VI, lors de l’investiture du nouveau président chilien, le très conservateur José Antonio Kast, à Valparaiso, le 11 mars 2026. PHOTO JAVIER TORRES/AFP La culture servira-t-elle à remettre d’aplomb les relations diplomatiques “chancelantes” entre l’Espagne et le Mexique ? Le journal madrilène El País l’espère, après les déclarations du roi d’Espagne, Felipe VI, prononcées lundi 16 mars lors d’une visite au Musée archéologique national de Madrid et qui ont résonné des deux côtés de l’Atlantique. À cette occasion, le monarque a reconnu qu’il y a eu “de nombreux abus” et des “controverses morales et éthiques” lors de la colonisation de l’Amérique par les conquistadors espagnols, relate El País dans un second article, en reprenant les mots du Bourbon. Ce dernier observait alors les quelque 250 pièces, “dont beaucoup n’avaient jamais été exposées en dehors du Mexique”, qui composent une exposition consacrée au rôle des femmes dans les cultures préhispaniques, contextualise El País. À lire aussi : Mémoire. L’Espagne reconnaît la “douleur” causée par les conquistadors au Mexique : un début de réconciliation Cet acte “ne figurait pas dans son agenda officiel”, note également le quotidien de centre gauche. Il comporte “une haute valeur symbolique”, ajoute El País, sachant que les relations diplomatiques entre l’Espagne et le Mexique ne sont pas au mieux depuis 2019. “La balle est dans le camp du Mexique” Cette année-là, le chef de l’État mexicain, Andrés Manuel López Obrador (AMLO), avait exigé “des excuses pour les exactions commises lors de la conquête de l’Amérique”, dans un courrier adressé à Felipe VI et resté sans réponse, “en accord avec le gouvernement [espagnol]”, se souvient El País. Le silence de l’Espagne avait été perçu comme un “camouflet” par AMLO, “ce qui a déclenché une crise diplomatique”. Laquelle s’est confirmée sous le mandat de la présidente Claudia Sheinbaum, qui n’avait pas invité le roi d’Espagne à son investiture, en octobre 2024. Par conséquent, le gouvernement espagnol n’avait envoyé aucune délégation à cet événement. À lire aussi : Les explorateurs. Hernán Cortés, conquistador et diplomate Toutefois, en novembre 2025, le gouvernement espagnol avait fait “un premier pas vers le rapprochement” par la voix du ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qui avait reconnu la “douleur” causée par les conquistadors au Mexique, se remémore El País. Après la “nouvelle étape” franchie par Felipe VI, lundi, “la balle est désormais dans le camp du Mexique”, estime le quotidien généraliste. Pour l’heure, Sheinbaum s’est félicitée de “ce premier pas”, rapporte-t-il. Courrier international Europe Histoire Mémoire Mexique Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Une du jour. Donald Trump ou la mue du candidat antiguerre en président interventionniste Géopolitique. Bases militaires : la brouille entre l’Espagne et les États-Unis dont le Maroc pourrait tirer profit Vu du Royaume-Uni. Parlez-vous parisien ? Comment causer comme un habitant de la capitale française Mexique . Il était une fois la révolution Nos services Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → Sooner Remportez 3 mois d’abonnement offert à Sooner, et visionnez le film « Les Repentis » de Icíar Bollaín. Je reçois mon code de streaming → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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