● Siècle Digital 📅 17/03/2026 à 13:54

L'encyclopédie Britannica attaque OpenAI en justice et l'accuse de reproduire ses contenus

Cybersécurité 👤 Frédéric Olivieri
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Intelligence artificielle L’encyclopédie Britannica attaque OpenAI en justice et l’accuse de reproduire ses contenus L'encyclopédie accuse l'IA de copier ses contenus. Par Frédéric Olivieri - @21_janvier Publié le 17 mars 2026 à 13h54 Alors que les IA génératives s’imposent dans les usages, les tensions avec les éditeurs traditionnels ne cessent de s’intensifier. Et après plusieurs médias et ayants droit, c’est désormais une institution historique du savoir qui passe à l’offensive judiciaire… Une accusation de « mémorisation » des contenus Comme le rapporte Reuters, l’éditeur Encyclopaedia Britannica, accompagné de Merriam-Webster, a déposé plainte contre OpenAI devant un tribunal fédéral à Manhattan. Les deux organisations reprochent à l’entreprise d’avoir utilisé leurs contenus protégés pour entraîner ses modèles, dont GPT-4. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Selon la plainte, accessible publiquement, ces modèles seraient capables de restituer des passages quasi-identiques aux textes originaux. Britannica évoque même une « mémorisation » directe de ses contenus, permettant à l’IA de générer des réponses qui reproduisent mot pour mot certaines sections de ses articles. Les exemples fournis dans le dossier mettent notamment en parallèle des extraits issus de ChatGPT et ceux de l’encyclopédie, avec des similitudes jugées frappantes. Ainsi, l’éditeur estime que ces reproductions sont des copies non-autorisées utilisées dès la phase d’entraînement. Un impact direct sur le trafic et le modèle économique Au delà de la question du droit d’auteur, Encyclopaedia Britannica dénonce un effet plus structurel avec la concurrence directe des réponses générées par l’IA. Contrairement aux moteurs de recherche traditionnels, qui redirigent les utilisateurs vers les sites sources, les chatbots fournissent des réponses complètes sans nécessiter de clic. Pour Britannica, cette logique entraînerait une « cannibalisation » du trafic, les internautes n’ayant plus besoin de consulter les pages originales. Pour un acteur comme celui-ci, dont la valeur repose sur la qualité et la fiabilité de ses contenus, l’enjeu est aussi économique. L’entreprise réclame donc des dommages et intérêts, mais aussi la restitution des profits générés grâce à ces pratiques. Dans sa plainte, elle demande également au tribunal d’interdire à OpenAI de continuer à exploiter ses contenus de cette manière. Une pression judiciaire croissante sur l’IA Ce nouvel épisode s’inscrit dans une vague plus large de contentieux qui visent les acteurs de l’intelligence artificielle. The New York Times a déjà engagé une procédure similaire contre OpenAI, accusant l’entreprise d’avoir massivement utilisé ses articles. Dans le même temps, des concurrents comme Anthropic ont dû trouver des accords financiers, notamment avec des auteurs, pour clore des litiges liés à l’utilisation de livres protégés. Fait notable, Britannica n’en est pas à son premier affrontement, car l’éditeur a également poursuivi Perplexity pour des motifs comparables. Mais cette multiplication des actions en justice illustre un tournant pour le secteur. À mesure que les modèles d’IA gagnent en performance, la question de leurs sources de données et du respect des droits associés devient un sujet central pour l’ensemble de l’écosystème numérique… Pour aller plus loin Accusé de pratiques trompeuses sur ses abonnements, Adobe conclut un accord à 150 millions de dollarsFace à la colère d’Hollywood, ByteDance suspend le lancement mondial de son IA vidéo Seedance 2.0La justice française sanctionne Apple Music après une plainte d’UFC-Que ChoisirGrammarly contraint de retirer une fonction IA après la colère d’écrivains et de chercheursGoogle condamné à verser 23 millions d’euros à M6 dans un litige sur la publicité en ligneAux USA, la justice confirme qu’une IA ne peut pas être reconnue comme auteur d’une œuvre protégée par le copyright Justice OpenAI
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