● Le Monde International
📅 17/03/2026 à 12:30
Boualem Sansal : « La divergence qui explique aujourd’hui mon départ de Gallimard est née pendant ma détention en Algérie »
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[Jeudi 12 mars, Le Monde révélait que l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal allait quitter son éditeur historique, Gallimard, pour rejoindre Grasset, filiale du groupe Hachette Livre, contrôlé par Vincent Bolloré. Dans un texte qu’il a fait parvenir au « Monde des Livres », l’écrivain détaille les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision, quelques mois après avoir été libéré des prisons algériennes, où il a passé un an.] Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Boualem Sansal sur le départ de Gallimard Lire plus tard Depuis quelques jours, diverses informations inexactes circulent à propos de mon départ des Editions Gallimard, mon éditeur depuis vingt-sept ans. Je souhaite ici rétablir les faits. Certains commentaires évoquent un débauchage, une mise sur le marché de mon prochain livre, voire l’intervention de personnalités pour organiser mon transfert. Ces affirmations sont infondées. Je n’ai été démarché par personne et je n’ai entrepris aucune démarche pour me placer auprès d’un quelconque éditeur. Les rumeurs évoquant l’intervention de Nicolas Sarkozy ou de quiconque relèvent de la pure fiction. Pendant vingt-sept ans, j’ai entretenu avec Gallimard une relation d’amitié et de confiance sans nuage. Mon éditeur, Jean-Marie Laclavetine, ainsi que toute l’équipe de la maison m’ont toujours témoigné estime et fidélité. Je garde pour eux une reconnaissance sincère et je veux dire également mon estime à Antoine Gallimard, qui dirige cette grande maison avec passion et exigence. La divergence qui explique aujourd’hui mon départ est née pendant ma détention en Algérie. Entre Gallimard et moi s’est interposée cette épreuve. Ligne de résistance Face au régime qui m’a emprisonné, ma conviction était simple : dire les choses clairement, nommer la dictature et refuser toute logique de négociation qui aurait fait de moi une monnaie d’échange. Antoine Gallimard a privilégié, pour me défendre, une démarche diplomatique que je comprends et respecte. Mais elle ne correspond pas à la ligne de résistance que j’ai fermement assumée face au régime violent et cruel d’Abdelmadjid Tebboune. Il vous reste 67.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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