● Presse-Citron
📅 17/03/2026 à 11:59
Le DLSS, vous n'y comprenez rien ? C’est pourtant tout simple, on vous explique
Cybersécurité
👤 Pierre Le Goupil
© Nvidia 2 A chaque nouvelle présentation de carte graphique par Nvidia, un mot revient sur le tapis : DLSS. Un terme barbare pour ceux qui ne sont pas versés dans les arcanes de l’informatique et une fonctionnalité qui peut leur sembler totalement abstraite. Pourtant, ce n’est pas qu’un mot marketing, mais bien une technologie qui change le jeu vidéo en profondeur depuis plusieurs années maintenant. Même ceux qui ne font que suivre l’actu tech ou JV de loin en ont entendu parler, sans savoir forcément ce qu’il en était. Aujourd’hui, on vous explique. Qu’est-ce exactement ? Comment ça fonctionne ? Quelles sont les différences entre le DLSS 1, 2, 3, 4 et 5 ? Qu’est-ce que ça vous apporte, à vous, qui jouez peut-être sur ordinateur ? Voici un petit guide pour vous expliquer de manière simple pourquoi il ne faut pas négliger cette technologie, et surtout, comment en profiter. Ne fuyez pas, vous allez tout comprendre, même si le monde des composants PC est un mystère pour vous. Sommaire Le DLSS expliqué simplement Le Deep Learning Super Sampling, ou DLSS, rassemble en réalité tout un éventail de procédés qui utilisent l’IA pour fluidifier un jeu vidéo. Ce n’est pas un gadget, puisque cela permet d’augmenter la fréquence d’images par seconde jusqu’à 800 % sans avoir besoin de plus de puissance ! De quoi rendre les jeux beaucoup, beaucoup plus fluide, et donc agréables. Le DLSS est apparu en 2018 avec les cartes graphiques GeForce RTX 20XX. A l’époque, il s’agissait uniquement d’une technologie d’upscalling intelligent sans perte de qualité. Explication simple : votre carte graphique calcule une image en 1080p, et celle-ci est étirée artificiellement en 1440p ou en 4K. Cela nécessite beaucoup moins d’énergie que de la sortir directement en 4K, et rend donc le jeu plus rapide. L’IA est mise à contribution pour combler les trous. Un vrai gamechanger qui permettait d’améliorer la fluidité et de profiter du ray-tracing, apparu en même temps, sans tomber en-dessous des 30 images par seconde. S'abonner à Presse-citron Ce DLSS avait cependant des détracteurs. Ils pointaient du doigt une image tout de même dégradée par de nombreux artefacts et des effets de flous. Le DLSS 2, arrivé en 2020 avec les cartes graphiques RTX 30XX, a amélioré la technologie. En 2022, les RTX 40XX introduisent le DLSS 3, qui est un poil différent. Le DLSS 3 « étire » toujours une image, mais ajoute une nouveauté de taille : la frame generation (génération d’images). Pour expliquer simplement : à la base, votre carte graphique calcule un nombre d’images par seconde qu’il envoie sur votre écran. Le DLSS 3, avec l’IA, ajoute une « fausse » image générée entre deux. Cette dernière est imperceptible et sert de lien. Cela permet d’augmenter drastiquement le framerate. Alors oui, le DLSS 3 est différent des deux autres, mais l’idée reste la même : augmenter la fluidité en utilisant l’IA. Ajoutons à cela l’ajout du DLSS 3.5 en 2023, qui lui est disponible pour toutes les cartes estampillées RTX. Rien à voir avec les précédentes versions, puisque cette fois, l’IA travaille sur les effets de lumière dynamiques (ray-reconstruction). Sans entrer dans les détails, cela permet d’afficher du ray-tracing en consommant beaucoup moins de ressources, et donc de rendre les jeux plus fluides. Le DLSS 4, pour sa part, a été introduit avec les cartes graphiques GeForce RTX 50XX, les dernières en date (2025). Si on veut résumer le plus simplement possible, il s’agit d’un « best-of » des précédentes versions du DLSS. Le DLSS 4 améliore encore l’upscalling et la ray-reconstruction, afin de soigner l’image et la fluidité. La particularité, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la dernière RTX 5080 pour en profiter, puisque ces améliorations sont aussi déployées sur les 20XX, 30XX et 40XX. Voici un petit tableau pour mieux saisir ce à quoi vous avez le droit ou non : © Nvidia Ce qui est propre aux cartes GeForce RTX 5000, c’est la multi-frame generation (génération multiple d’images). Cette fois, la carte ne génère plus une « fausse » image entre deux « vraies » calculées par le GPU, mais jusqu’à trois. Avec l’upscalling en renfort derrière, Cyberpunk 2077 peut passer de 28 images par seconde à 240 i/s, et Battlefield 6 de 40 i/s à 270 i/s. Mesures maison ! © Nvidia Ce DLSS 4 a encore été amélioré avec le DLSS 4.5, présenté lors du CES 2026 de Las Vegas. Pour résumer simplement, c’est une amélioration de tout ce que fait déjà le DLSS 4. L’exemple d’usage le plus frappant concerne la frame generation, qui peut générer jusqu’à cinq images. Plus encore, elle est désormais dynamique. Pour expliquer simplement, le GPU s’adapte en temps réel à votre framerate. Vous voulez 240 images par seconde ? Il génère des images pour y arriver, jusqu’à cinq. Dans les passages moins gourmands, il réduit la voilure, le tout pour rester à 240 i/s. Le DLSS 4.5 améliore également l’upscalling afin de rendre l’image plus nette, ainsi que l’antialiasing. Le DLSS 5 est la dernière mouture en date. Changement de cap, puisque l’accent est cette fois mis sur les effets de lumière. L’outil permet à chaque pixel d’avoir son propre éclairage dynamique. La luminosité est gérée par l’IA, mais aussi les textures et les transparences de surface. Cependant, le DLSS 5 est pointé du doigt par certains joueurs qui l’accusent de détériorer l’image en la rendant plus froide, plus artificielle et similaire aux vidéos IA que l’ont voit fleurir un peu partout sur Internet. Il est vrai que la technologie semble “inventer” certaines textures et cela se voit notamment sur les visages. Le DLSS 5 reste une fonctionnalité optionnelle, prévue pour sortir à l’automne prochain uniquement sur les RTX 5000. Des technologies intéressantes et utiles, mais aussi confuses pour le grand public. En effet, le terme DLSS fait un peu « fourre-tout », puisqu’il regroupe de l’upscalling, de la génération d’images, de la ray reconstruction et de l’éclairage dynamique. Sur ce point, Nividia aurait gagné à être beaucoup plus clair dans ses appellations. De quoi perdre le profane, et même parfois le connaisseur ! Il faut simplement garder à l’esprit que le DLSS, c’est l’IA au service de la performance. Comment activer le DLSS sur son PC ? Tout ça, c’est bien beau, mais que faut-il faire pour en profiter ? Si vous possédez une carte graphique Nvidia GeForce RTX, la première étape est de télécharger l’application Nvidia. Elle est vitale, puisqu’elle permet d’obtenir les dernières mises à jour relatives aux technologies de la marque et d’optimiser vos jeux. © Nvidia Ensuite, l’activation du DLSS passe par les jeux. Plus de 250 titres sont actuellement compatibles avec le DLSS 4, et plus de 300 avec toutes les versions. On y trouve évidemment les blockbusters qui misent sur les graphismes, comme Battlefield 6, Indiana Jones et le Cercle Ancien, Jedi Survivor, Doom The Dark Ages ou encore Microsoft Flight Simulator, mais aussi des titres plus confidentiels. Deux jeux sont particulièrement intéressants à analyser : Cyberpunk 2077 et Alan Wake 2. Ils servent presque de laboratoire à Nvidia, puisque les dernières technologies y sont automatiquement intégrées. Mais comment activer le DLSS ? C’est tout simple ! Il suffit de lancer son jeu, d’accéder aux paramètres puis trouver la petite mention qui y fait référence (automatiquement visible si le titre et votre carte sont compatibles). Attention, il y a quelques petites choses à savoir. Pour bénéficier de l’upscalling, il faut (dans la quasi-totalité des cas) cocher la case DLSS ou Mise à l’échelle. Ensuite, vous pouvez sélectionner la qualité de cet upscalling : si votre PC a du mal, il est conseillé d’opter pour « performance ». L’image sera moins agréable (avec possiblement du flou et des artefacts) qu’en mode « qualité », mais plus fluide. Mettre en « auto » est la solution la plus logique si vous ne savez pas quel mode choisir. Cyberpunk © Presse-citron Alan Wake 2 © Presse-citron Indiana Jones © Presse-citron Battlefield 6 © Presse-citron Pour activer le DLSS 3.5, c’est un poil différent, puisque cette option est en général nommée DLSS Ray Reconstruction (ou reconstruction de rayons). Pensez à cocher la case pour bénéficier d’un meilleur rendu des lumières sans grande perte de performances. Cyberpunk © Presse-citron La génération d’images est, pour sa part, nommée « DLSS Frame Generation ». Si vous possédez une carte RTX 40XX, vous aurez le droit à la génération X1 (DLSS 3, une seule image entre deux). En revanche, si vous avez craqué pour une RTX 50XX, vous pouvez monter jusqu’à X4 (DLSS 4). L’option apparaîtra automatiquement. Activez la, cela change tout. De quoi grandement augmenter le framerate de vos jeux gourmands ! Alan Wake 2 © Presse-citron Indiana Jones © Presse-citron Cyberpunk © Presse-citron Battlefield 6 © Presse-citron Et le Path Tracing, c’est quoi ? Le DLSS est le cheval de bataille de Nvidia, mais ce n’est pas le seul. La firme verte encourage également la démocratisation du ray-tracing et du path tracing (ou ray-tracing avancé). Pour faire simple, le ray-tracing est un système de gestion dynamique de la lumière et des reflets dans vos jeux. La lumière se diffuse naturellement puis rebondit deux à trois fois sur le décor en prenant compte de la texture des objets avant de s’estomper. C’est cela qu’améliore la ray reconstruction (DLSS 3.5). Prenons un exemple concret : un lampadaire dans une rue de Night City (Cyberpunk 2077) diffusera sa lumière qui rebondira naturellement autour. La luminosité changera selon votre placement. Les ombres et les reflets dans les flaques d’eau seront en conséquence plus réalistes. Si le ray-tracing est désactivé, la lumière et les reflets seront précalculés, et donc moins flatteurs pour la rétine. Le path tracing est une amélioration notable du ray-tracing, puisque les rayons rebondissent jusqu’à huit fois de manière aléatoire dans toutes les directions. Plus que cela, les reflets et les effets de transparence sont considérablement améliorés. Attention, cette technologie est extrêmement gourmande en ressources et nécessite des cartes haut de gamme. Encore aujourd’hui, seule une poignée de jeux sont compatibles. Pour mieux comprendre voici un exemple de ray-tracing et de path tracing sur Cyberpunk 2077 : Cyberpunk 2077 sans ray-tracing © Presse-citron Cyberpunk 2077 avec ray-tracing © Presse-citron Cyberpunk 2077 avec path tracing ©Presse-citron Ainsi que sur Alan Wake 2. On voit les différences surtout dans les flaques et les ombres sur le café dans le premier exemple. Sur le deuxième exemple, c’est sur la table que le path tracing est visible : Alan Wake 2 sans ray-tracing ©Presse-citron Alan Wake 2 avec ray-tracing ©Presse-citron Alan Wake 2 avec path tracing ©Presse-citron Alan Wake 2 sans ray-tracing ©Presse-citron Alan Wake 2 avec ray-tracing ©Presse-citron Alan Wake 2 avec path tracing © Presse-citron Certes, le path tracing ne change pas l’expérience de jeu, mais ça apporte un surplus de réalisme pas désagréable. La concurrence aussi à son « DLSS » Le terme DLSS est propre à Nvidia, mais la concurrence utilise des équivalents. Intel, par exemple, a développé la technologie Xess, qui, à l’image du DLSS 2, permet d’upscaller l’image pour améliorer les performances. Cela permet aux PC pas forcément gamers (sans GPU) de faire grimper artificiellement le framerate. © amd AMD, le concurrent historique de Nvidia, a lui développé le FSR. A l’image du DLSS, il, permet d’upscaller l’image. AMD propose également sa technologie de génération d’images. Utile sur les cartes graphiques AMD ou sur les consoles utilisant un processeur AMD Ryzen Z1 ou Z2, comme la ROG Xbox Ally. Selon notre expérience, le FSR est tout même bien en-dessous du DLSS en termes d’efficacité. Pour activer le Xess ou le FSR, il faut aussi le faire directement dans les paramètres de vos jeux. En général, ces méthodes sont indiquées sur le même onglet que le DLSS. Simple comme bonjour ! © Presse-citron © Presse-citron Le monde des consoles n’est pas en reste. La PS5 Pro, sortie fin 2024, propose le PSSR. Il s’agit d’un dérivé du FSR d’AMD, une technologie d’upscalling, donc. Elle calcule une image en 1080p pour la sortir en 4K sur votre téléviseur. Le PSSR sert aussi à améliorer le rendu des détails dans les décors lointains. A noter que les PS5 « pas pro » ainsi que les Xbox Series ne bénéficient pas d’équivalent. Une vraie révolution pour le gaming Nvidia a lancé le DLSS en 2018 et continue sur sa lancée en l’améliorant au fil des versions. Ce qu’il est important de retenir ici, c’est que si elle peut paraître nébuleuse au premier abord, cette technologie est une vraie révolution dans le monde du gaming. Comme nous l’avons vu, elle n’est pas si compliquée à comprendre, mais on pourrait reprocher à Nvidia des explications un peu trop axées « tech » qui peuvent perdre le grand public. Mais qu’il comprenne comment cela fonctionne ou pas, il en profite. © Robin Sabbadini pour Presse-citron Autre donnée importante : le DLSS a fait des émules chez la concurrence. L’upscalling est désormais la norme et se retrouvera sur toutes les cartes graphiques futures, mais aussi sur les consoles. On sait déjà que la PS6 bénéficiera de l’architecture Neural Arrays, qui sera une amélioration du PSSR. Tous ces termes un peu barbares rentrent peu à peu dans nos usages. Nvidia GeForce RTX 5080 au meilleur prix Prix de base : 1 179 € Cdiscount -32% 800 € Consulter l'offre Rakuten 1 269 € Consulter l'offre Amazon 1 299 € Consulter l'offre FNAC 1 299 € Consulter l'offre Voir plus d'offres 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. Newsletter 🍋 Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech Votre email : Je m'inscris J'ai lu et accepte les termes et les conditions Laissez ce champ vide si vous êtes humain : carte graphiqueNVIDIA Sur le même sujet Bolt et Nvidia s’associent pour déployer des robotaxis en Europe Nvidia annonce le DLSS 5 : cette technologie rend le jeu vidéo photoréaliste avec l’IA, mais certains joueurs sont sceptiques Qui est Nebius, le nouveau pari européen à 2 milliards de dollars de Nvidia ? Peter Thiel lâche Nvidia et parie sur Microsoft et Apple, ce choix en dit long sur le futur de l’IA Les dernières actualités Le DLSS, vous n’y comprenez rien ? 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