● Le Monde International 📅 17/03/2026 à 10:20

Guerre à Gaza : la bataille des interventions devant la Cour internationale de justice

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La Cour internationale de Justice (CIJ) réunie suite aux accusations de génocide portées par l’Afrique du Sud contre l’opération militaire israélienne à Gaza, à La Haye (Pays-Bas), le 26 janvier 2024. PIROSCHKA VAN DE WOUW/REUTERS Washington aura attendu le dernier moment pour venir en renfort d’Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ). Saisie le 30 décembre 2023 par l’Afrique du Sud, qui accuse l’Etat hébreu de violer la convention sur la prévention et la répression du génocide, la plus haute instance judiciaire de l’ONU est le théâtre d’une âpre bataille juridique. « Les allégations de génocide contre Israël sont fausses », affirme l’allié américain dans sa requête aux juges de la CIJ, déposée le 12 mars. Dans une tonalité éminemment politique, les Etats-Unis assurent que la plainte de Pretoria ne viserait qu’à « délégitimer l’Etat d’Israël et le peuple juif pour justifier et encourager le terrorisme contre eux ». Les 195 Etats membres de la Cour avaient jusqu’au 12 mars pour demander à intervenir dans l’affaire. Comme le prévoient les textes, chaque Etat peut donner un avis, censé rester strictement juridique, sur le fond de la procédure : le génocide. Comment le prouver ? Quelles preuves sont recevables ? Quels sont les critères de l’« intention spécifique » de commettre le génocide ? Est-ce qu’un pays – comme l’Afrique du Sud – dont la population n’est pas la victime directe d’une telle violation, peut intenter une telle procédure ? Etc. Depuis la saisine de la CIJ il y a plus de deux ans, vingt-trois Etats ont participé à cette étape écrite de la procédure. Il vous reste 80.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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