● Le Monde Énergie
📅 15/03/2026 à 16:00
Face à la flambée des prix du pétrole, le Canada rêve de se transformer en « superpuissance énergétique »
Géopolitique
Une installation de l’entreprise canadienne spécialisée dans l’extraction, la transformation et la distribution de pétrole, Syncrude, près de Fort McMurray (Alberta, Canada), le 24 novembre 2025. PAT KANE/NYT-REDUX-RÉA La fermeture du détroit d’Ormuz, passage névralgique par lequel transite près de 20 % du pétrole de la planète, crée un vide de 20 millions de barils par jour. Face à ce choc, les regards se tournent vers le Canada : éloignée des zones de conflit, la quatrième puissance pétrolière mondiale semble une candidate naturelle pour compenser le déficit. Mais entre l’image véhiculée par Ottawa de « superpuissance énergétique » et la réalité des infrastructures, l’écart est considérable. Lire aussi | EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : l’armée israélienne poursuivra sa guerre contre l’Iran pendant au moins trois semaines, prévient un porte-parole Lire plus tard Sur le papier, pour l’Europe ou l’Asie, l’or noir canadien n’est pas avare d’atouts. Il échappe aux routes maritimes du Moyen-Orient et provient d’un pays démocratique. Mais son enclavement reste un handicap majeur. La quasi-totalité des installations du pays sont conçues pour alimenter le marché des Etats-Unis. Faute d’accès direct suffisant aux terminaux maritimes, le baril canadien reste captif de cet unique client. Au-delà du tracé des pipelines, les équipements existants se heurtent à des contraintes de capacité. La marge d’augmentation de la production canadienne pour compenser les perturbations au Moyen-Orient est restreinte, assure Tristan Goodman, PDG d’Explorers and Producers Association of Canada, une des principales associations du secteur pétrolier et gazier. « Le Canada pourrait probablement accroître sa production de pétrole d’environ 5 % en 2026, soit une hausse d’environ 300 000 à 400 000 barils par jour. Cela permettrait d’apporter un certain soutien à l’offre, mais rien de comparable à la quantité retirée de l’approvisionnement mondial en ce moment », estime-t-il. Il vous reste 64.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
🔗 Lire l'article original
👁️ 2 lectures