● Presse-Citron 📅 16/03/2026 à 08:33

Avant le T. rex, un tyrannosaure géant régnait déjà en Amérique du Nord il y a 74 millions d’années

Cybersécurité 👤 Camille Coirault
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© Image générée par ChatGPT pour Presse-citron 0 Si le Tyrannosaurus rex est très célèbre aujourd’hui et reste l’un des dinosaures les plus emblématiques qui soit, il appartient en réalité à une lignée entière, les Tyrannosaurini, souvent éclipsée dans l’imaginaire du grand public. Il faut distinguer le genre auquel il appartient (Tyrannosaurus), qui regroupe des espèces proches, et cette lignée, englobant le « vrai » T. rex ainsi que ses ancêtres directs et autres cousins proches. Les paléontologues considéraient jusqu’ici Tyrannosaurus rex comme le roi absolu des prédateurs du Maastrichtien, la toute dernière étape du Crétacé (entre 66 et 68 millions d’années) : le dernier représentant de la lignée des Tyrannosaurini. Or, l’analyse d’un tibia fossilisé de 96 cm appartenant à un tyrannosaure géant anonyme, dont l’étude a été publiée le 12 mars 2026 dans la revue Scientific Reports, vient tout juste de remettre en question cette chronologie. Vieux de 50 ans, il était conservé à la Kirtland Foundation au Nouveau-Mexique, mais il provient d’une période antérieure : le Campanien supérieur, il y a environ 74 millions d’années. L’animal en question n’est pas un Tyrannosaurus rex, mais un membre plus ancien des Tyrannosaurini. Une découverte qui suggère que, huit millions d’années avant l’apogée du T. rex, les tyrannosaures géants occupaient déjà le sommet de la chaîne alimentaire en Amérique du Nord. Le géant oublié du Campanien La réanalyse de ce tibia vieux de 50 ans, retrouvé sur le site de Hunter Wash, a été menée par une équipe dirigée par Nicholas Longrich, paléontologue à l’Université de Bath. N’ayant pas de squelette complet sous la main, il leur a été impossible de baptiser officiellement une nouvelle espèce à laquelle il aurait pu appartenir, mais son gabarit seul suffit à indiquer que le gigantisme propre à la lignée des Tyrannosaurini serait apparu bien avant la fin du Crétacé. Pour situer ce fossile dans l’arbre généalogique des tyrannosaures, les chercheurs l’ont comparé au spécimen FMNH PR2081, plus connu sous le nom de « Sue ». Ce squelette de T. rex, découvert en 1990, constitue le point de référence anatomique de la famille en raison de sa conservation exceptionnelle et de ses dimensions. Ce dinosaure est une véritable super-star de la paléontologie ; il était tellement colossal (12,3 mètres de long et un poids estimé à environ 8 à 9 tonnes) que les scientifiques de la discipline s’en servent souvent comme mètre-étalon pour comparer les dimensions d’un os de prédateur lorsqu’il est trouvé, ou comme ici, réanalysé. Ainsi, en le comparant au tibia de Sue, cet autre tibia couvre 84 % de sa longueur et 78 % de sa circonférence. Il est certes plus petit, mais à l’époque du Campanien supérieur, on ignorait que les tyrannosaures pouvaient atteindre de telles dimensions. Selon les calculs de l’équipe, l’animal aurait pu mesurer 10 à 11 mètres de long pour un poids approchant les 4,7 tonnes. Un vrai poids lourd, puisque l’on pensait que les tyrannosaures étaient restés des prédateurs de « taille moyenne » (environ 5 à 6 mètres de long) pendant presque toute leur existence, pour ne devenir des géants de 12 mètres que lors des deux derniers millions d’années avant leur extinction. Outre sa dimension, l’anatomie de l’os a également été le deuxième facteur qui a permis aux chercheurs d’établir sa parenté avec la lignée des tyrannosaures. Contrairement au Bistahieversor sealeyi (voir photo ci-dessous), un autre tyrannosauroïde retrouvé dans les mêmes couches géologiques au Nouveau-Mexique mais dont la morphologie est plus primitive, ce tibia présente une base large et une structure triangulaire au niveau de la cheville. Une caractéristique morphologique que l’on ne retrouve que chez le T. rex et ses parents les plus proches, les Tyrannosaurini. Comparaison entre le tibia du Bistahieversor sealeyi, à gauche et celui de ce nouveau tyrannosaure. © Longrich et al. / Sci. Rep., 2026 « Quelle que soit l’hypothèse adoptée [NDLR : que ce tibia appartienne à une nouvelle espèce de géant ou à une lignée très précoce de T. rex], la taille inhabituelle du tyrannosaure de Hunter Wash est significative : elle révèle une présence de grands tyrannosauridés jusqu’alors insoupçonnée à la fin du Campanien, et démontre que leur évolution vers le gigantisme est bien plus ancienne qu’on ne le pensait », conclut l’équipe. Certains des traits anatomiques propres au fameux T. rex, et par extension, aux tyrannosaures géants, avaient donc déjà émergé chez leurs ancêtres quasiment dix millions d’années avant leur domination écologique. La sélection naturelle aurait peut-être favorisé une spécialisation plus précoce de leur structure squelettique pour supporter, plusieurs millions d’années plus tard, les masses colossales atteintes par ces prédateurs à la fin du Crétacé. Toutefois, gardons en tête que ces nouveaux travaux n’ont été menés qu’à partir d’un seul os, et qu’il est extrêmement difficile de valider entièrement cette hypothèse tant qu’elle n’aura pas été renforcée par d’autres découvertes. Le cas échéant, cet individu pourrait représenter l’un des premiers géants tant recherchés de la lignée des Tyrannosaurini, et ainsi enrichir l’arbre généalogique de cette grande famille. Un fossile réanalysé datant de 74 millions d’années révèle l’existence d’un tyrannosaure géant antérieur au T. rex en Amérique du Nord. Ce tibia fossilisé, mesurant 96 cm, suggère que le gigantisme des tyrannosaures a émergé bien plus tôt que prévu. Les caractéristiques anatomiques de cet os indiquent une parenté avec les Tyrannosaurini, bouleversant notre compréhension de leur évolution. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. Newsletter 🍋 Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech Votre email : Je m'inscris J'ai lu et accepte les termes et les conditions Laissez ce champ vide si vous êtes humain : animauxhistoireScience [ Source ] Sur le même sujet Antibiorésistance : l’IA pourrait aider la médecine à combattre l’une des plus grandes menaces pour la santé humaine « C’est catastrophique » : cette startup lance des miroirs dans l’espace pour illuminer la Terre Voici le classement des villes les plus pluvieuses de France : il révèle d’énormes surprises ! 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