● Presse-Citron
📅 17/03/2026 à 10:01
J'ai testé le Realme 16 Pro+ : l'autonomie m'a bluffé, le reste m'a surpris
Cybersécurité
👤 Marc Mitrani
© Presse-citron 0 Le Realme 16 Pro+ embarque une batterie XXL, un capteur photo de 200 mégapixels, et un look signé par un designer japonais de renom, le tout pour moins de 600 euros. Flagship killer ? Le terme est un peu galvaudé, mais admettons que l’ambition est là. Après six semaines d’usage quotidien, voici ce que j’en pense vraiment. Sommaire Un smartphone qui fait son effet — et qui le sait Realme a donc fait appel au designer japonais Naoto Fukasawa — celui-là même qui avait déjà collaboré sur les GT 2 Pro et GT Master Edition — pour concevoir l’appareil. Son dos est recouvert d’un revêtement en silicone biosourcé fabriqué à partir de paille végétale. C’est une première dans l’industrie du smartphone et le résultat est immédiatement perceptible. La texture est fine, légèrement élastique, avec un toucher qui évoque le cuir naturel sans en être une copie. Le coloris Master Gold de mon modèle de test lui confère un aspect soigné, presque luxueux, sans tomber dans l’ostentatoire. © Marc Mitrani pour Presse-citron Cette matière a un autre avantage appréciable: elle ne glisse pas. Après des années à jongler avec des smartphones transformés en savonette à la moindre trace d’humidité, c’est un petit bonheur. Mieux encore : il reste complètement insensible aux traces de doigts. Le bloc photo — appelé « Metal Mirror Camera Deco » — attire l’œil avec sa finition miroir polie et sa platine carrée qui descend en pente douce vers le dos de l’appareil. C’est soigné et ça ne ressemble à aucun autre smartphone du moment. L’écran bénéficie d’une finition waterfall qui adoucit les bords et contribue à rendre la prise en main plus agréable. Avec ses 203 grammes et ses 8,49 mm d’épaisseur, le 16 Pro+ n’est ni le plus léger ni le plus fin de sa catégorie. Dans la main, ça se ressent un peu — c’est un grand smartphone, pensé pour les grandes mains. Mais il reste agréable à utiliser au quotidien et dégage une impression de finition réellement supérieure à ce que son prix suggère. © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron Petit bémol en revanche pour le moteur haptique. Son retour vibratoire lors de la frappe au clavier est vague, peu défini, du genre qu’on associait aux smartphones à 200 euros d’il y a quelques années. C’est un peu frustrant, même si on finit par s’y habituer. Le 16 Pro+ bénéficie d’une certification IP69K. À ce niveau de prix, garantir une résistance non seulement à l’immersion mais aussi aux projections d’eau à haute pression, c’est rare. Et bienvenu. Un écran fait pour le plein soleil La dalle AMOLED de 6,8” affiche une image d’excellente qualité. La définition élevée, les contrastes profonds typiques de l’OLED, les bordures très fines — tout concourt à une immersion réussie. La colorimétrie par défaut est un peu boostée, mais un rapide passage dans les paramètres suffit à la corriger. © Marc Mitrani pour Presse-citron La luminosité de la dalle est impressionnante puisqu’elle reste lisible même en plein soleil. Elle monte suffisamment haut pour ne jamais laisser l’utilisateur dans l’embarras, même avec le soleil dans le dos. Et pour ceux qui utilisent leur smartphone la nuit ou dans des environnements sombres, la gradation à haute fréquence réduit efficacement le scintillement — une attention au confort oculaire qu’on ne rencontre pas si souvent à ce prix. Realme a opté pour une dalle LTPS plutôt que LTPO. La différence ? En pratique, une consommation légèrement plus élevée en mode Always On, mais pas de quoi annuler ce qu’apporte la batterie — on y reviendra plus loin. Ce choix économique est cohérent avec le positionnement du produit, et honnêtement, dans l’usage quotidien, la différence est imperceptible. Des performances très correctes et une batterie hors-norme Au quotidien, le Realme 16 Pro+ se montre fluide et réactif. Les applications s’ouvrent vite, le multitâche ne pose pas de problème, et l’interface — soignée avec la realme UI 7.0 — répond avec le dynamisme qu’on attend d’un smartphone de cette catégorie. Pour les amateurs de jeux mobiles, realme a eu la bonne idée de recourir à un mécanisme d’interpolation d’images par IA qui procure une impression de fluidité accrue. Il compense ainsi la relative faiblesse du GPU. Des titres exigeants comme Genshin Impact se jouent avec une fluidité convaincante, sans ralentissements visibles. La chauffe est bien maîtrisée même en session prolongée, et l’alimentation directe de la carte mère lorsque l’adaptateur secteur est connecté permet d’éviter la surchauffe due à la batterie. © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron Le Realme 16 Pro+ embarque une batterie de 7 000 mAh, basée sur la technologie silicium-carbone. Cette chimie plus moderne que le lithium-ion classique, permet de stocker davantage d’énergie dans un espace réduit. En usage raisonné — consultation des réseaux sociaux, mails, navigation, quelques photos, un peu de streaming — j’ai régulièrement dépassé deux jours complets sans brancher le câble. Deux jours. C’est le genre de résultat qui change vraiment les habitudes… et c’est une très bonne chose ! Même en forçant la dose — du streaming en soirée, de la photo en journée, quelques sessions de jeux — le smartphone affichait encore 30 % d’autonomie en fin de journée bien remplie. Difficile de faire mieux dans cette tranche de prix. La recharge rapide SuperVOOC 80 W fait le travail efficacement : comptez environ 25 minutes pour passer de 0 à 50 %, et un peu plus d’une heure pour atteindre 100 %. C’est une performance appréciable compte tenu de la capacité de la batterie. Sans surprise, le chargeur n’est pas inclus dans la boîte et il faudra débourser une cinquantaine d’euros supplémentaires pour un bloc compatible. La charge sans fil n’est pas au programme — ce qui, pour ce niveau de prix, reste compréhensible. Realme annonce que la batterie conservera plus de 80 % de sa capacité après six ans d’utilisation. Impossible à vérifier à ce stade, mais la promesse est là. Un logiciel soigné, de l’IA partout La surcouche Realme UI 7.0 tourne sur Android 16. Si vous avez déjà utilisé un smartphone Oppo, l’interface vous sera familière. La surcouche de Realme est très proche de ColorOS, une des surcouches les plus abouties du moment. Je la trouve hautement personnalisable, fluide et surtout logique dans son organisation. Realme s’est engagé à fournir cinq ans de mises à jour majeures d’Android et six ans de correctifs de sécurité. Pour un smartphone milieu de gamme, c’est appréciable. L’IA est omniprésente, parfois de façon très pertinente. Le « Génie de la modification IA » (quel nom !) donne accès depuis la galerie à un éventail de fonctions génératives impressionnant : changement de coiffure, de tenues, de décor, ajustement de l’éclairage sur un portrait. Propulsé par le modèle Nano Banana de Google, il produit des résultats bluffants pour les retouches simples à partir d’un prompt basique. En quelques secondes, un portrait banal devient une mise en scène de studio. C’est un peu magique, et utile pour les réseaux sociaux (ou pour rhabiller mon rédacteur en chef) © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron Romain, notre rédacteur en chef, au naturel (à gauche), rhabillé pour l’hiver (centre) et pour un mariage (à droite). Les deux dernières images ont été générées à partir de la première par l’IA du realme 16 Pro+ L’entraîneur de jeu IA, lui, s’adresse à un public spécifique — les joueurs de titres comme PUBG Mobile ou Mobile Legends. Il analyse la façon dont je joue et meprocure des conseils afin d’être plus performant. Dans un tout autre registre, la « boucle intelligente IA » permet d’envoyer un élément affiché à l’écran directement vers une application tierce en un geste. Enfin, le Gemini de Google est aussi de la partie au travers de l’assistant vocal et des apps comme Gmail. Photographie : deux bons modules et un parent pauvre La caméra dorsale du Realme 16 Pro+ embarque trois modules : Module principal : 200 Mpxl (taille 1/1,56″), objectif ouvrant à f/1,8 avec stabilisation optique (OIS) Téléobjectif : 50 Mpxl (taille 1/2,75″), objectif ouvrant à f/2,8 avec stabilisation optique (OIS), zoom optique 3,5x, Ultra grand-angle : 8 Mpxl (taille 1/4″), objectif ouvrant à f/2,2. La caméra frontale est quant à elle composée d’un capteur de 50 Mpxl (1/2,88″) et d’un objectif ouvrant à f/2,4. © Marc Mitrani pour Presse-citron En pleine lumière, le module principal produit des clichés vraiment convaincants. Le piqué est excellent, les couleurs fidèles dès qu’on ajuste les réglages par défaut (qui ont tendance à saturer un peu), et la gestion de la dynamique est soignée. La star, c’est le téléobjectif 3,5x : net et stable grâce à l’OIS, il effectue un excellent boulot. Le mode portrait est une belle réussite sur les sujets humains comme les natures mortes. Le zoom numérique reste exploitable jusqu’à 10x, voire 20x à la rigueur. A partir de 30x, l’image perd trop de détails pour rester crédible. © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron Quand la lumière baisse, le module principal et le téléobjectif tiennent bien la route. L’IA fait un travail remarquable en mode nuit, même si elle a parfois tendance à surexposer légèrement les scènes pour les rendre plus lumineuses qu’elles ne l’étaient réellement. En dehors de ça, c’est solide. © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron L’ultra grand-angle, en revanche, est clairement le maillon faible. 8 mégapixels seulement face aux 200 et 50 des deux autres capteurs, ça crée un écart visible dès qu’on commence à manquer de lumière. En plein jour, ça passe raisonnablement, mais en intérieur ou le soir, le module accuse ses limites. La fonction Paysage IA redresse automatiquement la perspective lors de la prise de vue. Parmi les fonctions qui m’ont agréablement surpris : le « Paysage IA » pour redresser les perspectives lors de photos d’architecture, et la composition de scène assistée qui suggère des ajustements de cadrage en temps réel. Cette dernière est particulièrement utile pour les photographes moins expérimentés. © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron © Marc Mitrani pour Presse-citron Ce que je pense du Realme 16 Pro+ Le Realme 16 Pro+ est une vraie bonne surprise. Il n’est certes pas parfait (le moteur haptique déçoit un peu et l’ultra grand-angle est en retrait), mais il accomplit l’essentiel avec conviction. L’autonomie est sans doute le point le plus remarquable. Deux jours sans charger, c’est rare (et bienvenu). L’écran est beau, le design original et la photo de très bonne tenue sur deux des trois modules. Realme UI est parmi les meilleures surcouches Android, l’IA est bien intégrée et souvent utile sans être envahissante. Le suivi logiciel sur cinq ans est un argument sérieux. Disponible en France à 480 € en version 8 Go/256 Go et 550 € en version 12 Go/512 Go jusqu’au 31 mars (530 € et 600 € ensuite), il se positionne face à des concurrents solides comme le Nothing Phone (3a) ou le Motorola Edge 60 Pro. Dans ce contexte, ses arguments tiennent la route — et l’autonomie seule pourrait bien faire pencher la balance. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. realme 16 Pro+ à partir de 530 € 9.1 Ecran 9.0/10 Performances 8.0/10 Autonomie 10.0/10 Photographie 9.0/10 Rapport qualité/ prix 9.5/10 On aime Autonomie Qualité photo en plein jour Design + construction Intégration de l'IA pertinente Certification IP69K On aime moins Retour haptique pas terrible Ultra grand-angle limité À la uneAndroidJ'ai testéRealmesmartphoneTest Sur le même sujet Test du routeur Huawei WiFi Mesh X3 Pro : que la montagne est belle ! 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