● Framasoft 📅 07/01/2026 à 10:00

Les Accords du Lion d’Or, un tiers-lieu à dimension culturelle en cours de dégafamisation

Cybersécurité 👤 Framasoft
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Parce qu’il nous semble toujours aussi important de promouvoir les démarches de transition vers les outils numériques éthiques opérées par les organisations, voici un nouvel opus pour notre série de témoignages de Dégooglisation. Un grand merci à Étienne d’avoir pris le temps de nous raconter comment le tiers-lieu Les Accords du Lion d’Or dans lequel il est investi, a changé de vie numérique.. Bonjour, peux-tu te présenter brièvement pour le Framablog ? Bonjour, je suis Étienne régisseur et technicien du spectacle en transition, passionné d’informatique depuis fort longtemps, je quitte le milieu du spectacle pour me consacrer désormais à ma première passion. J’ai rencontré l’association Les Accords du Lion d’Or en 2016, un tiers-lieu à vocation culturelle fraîchement installé dans mon village natal, juste à côté de la ville dans laquelle je suis revenu m’installer après ma formation et quelques années de travail à Bruxelles. C’est un projet aux multiples facettes, spectacles vivant, lieu de mémoire du village, projet de forêt nourricière, recherche sur le numérique, en lien avec les habitant⋅e⋅s… J’avais été invité à coanimer une rencontre avec des écoliers au sujet des photos et vieilles cartes postales du village, comment faire un travail de mémoire. C’est un projet qui ressemblait beaucoup à ce que j’avais moi-même vécu à l’école de Simandre en 2003 : numériser et classer dans une base de données sommaire, une partie de ces photos. C’est ainsi que j’ai rencontré l’association. Située dans un lieu emblématique au cœur du village et de part la volonté d’être à la rencontre des habitants, de nombreuses histoires et matières, cartes postales, images, menus, récits et autres sont arrivées au Lion d’Or ; le besoin d’enregistrer et préserver les souvenirs s’est accentué. Entête du site Les Accords du Lion d’Or Nous avons alors choisi de démarrer une base de données avec comme objet les images. Fort de mes convictions elle serait sur GNU/Linux, ce choix était entre mes mains et la confiance de l’équipe était là. À ce jour, nous sommes un collectif multiforme, un conseil collégial d’administration, 1 salariée à 80 % chargée de missions, 1 salariée à 70 % animatrice nature, 1 salarié à 25 % agent en charge du développement des usages numériques en 2023 : c’est moi, une artiste plasticienne et trois artistes du spectacle pleinement impliqués dans la vie de l’association. Au fil des projets il s’est avéré que plusieurs personnes au sein de l’équipe étaient sensibles aux questions de souveraineté numérique. Rapidement, nous nous sommes rendu compte des compétences que j’avais accumulées au fil des années et de l’intérêt pour l’association d’en faire un sujet commun. Quel a été le déclencheur de votre dégafamisation ? En fait on a pas vraiment eu un déclic, ça s’est fait au fur et à mesure en fonction des besoins des salariés de l’association. Pas à pas nous avons fait des choix de plus en plus importants toujours dans une démarche de recherche et d’expérimentation qui sont des valeurs importantes au Lion d’Or. Par exemple, le site de l’association est éco-conçu : sobriété et inclusion. Ce premier acte avait été posé avant même mon arrivée. Ma rencontre avec l’association a probablement été un des déclencheurs tout de même, car j’arrivais avec une démarche engagée personnellement depuis longtemps : explorer l’auto-hébergement. J’ai apporté mon expérience du numérique dans plusieurs projets, lors de la création d’un escape-game en assistant l’équipe, dont le duo artistique « Scénocosme », la création de la base de données d’images, la création de documents pour les expositions en coopération avec les habitants… Et de fil en aiguille on a tissé ce lien de confiance avec un numérique différent. Bannière du couple d’artistes Scénocosme Comme nous sommes une petite équipe de salariés (en lien avec un conseil d’administration qui a confiance lui aussi !), la question de la dégafamisation nous concernait directement. Être peu nombreux a été clairement un atout pour la rapidité, la simplicité dans toutes les étapes de cette transition, on en reparlera souvent. Tout le monde était éveillé d’une manière ou d’une autre sur le sujet, certains ayant déjà fait des choix pour leur vie numérique personnelle (il faut dire que dans les livres qui sont posés ici et là dans le tiers-lieu il y a Yggdrasil, Pablo Servigne, Cyril Dion, Socialter ;-)). Quand j’ai proposé de passer une première étape décisive, passer de GDrive à Nextcloud sur un petit NAS, le choix a été rapidement fait. Les quelques craintes soulevées ont été discutées directement and voilà ! Elles concernaient principalement le maintien des données, ne pas perdre le travail en cours. Nous n’avons rien perdu et ça a même été l’occasion de donner une nouvelle arborescence au dossier de travail qui avait déjà 3 ans de données. Nous avons par la suite organisé une rencontre avec les membres du CA pour leur présenter les outils et les fonctionnements qui ont été reçus avec des a
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