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[MàJ] IA : Grammarly suspend son outil de révision à la manière de vos auteurs préférés

Géopolitique 👤 Mathilde Saliou
🏷️ Tags : chine rte stoc
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Sloppelgänger Désormais équipé d’intelligence artificielle générative, l’assistant d’écriture Grammarly proposait jusqu’au 11 mars des « révisions expertes » supposées émaner de personnalités réelles. Next a repéré les noms d’Annie Ernaux, Valérie Masson-Delmotte ou Florence Aubenas, entre autres personnalités de la recherche, de la littérature ou des médias français. Plusieurs des personnes citées indiquent ne pas avoir donné leur accord à un tel usage de leur nom. Mise à jour 12 mars, 08h48 : ajout de la plainte déposée contre Grammarly et de la suspension de fonctionnalité.Mise à jour 11 mars, 16:30 : ajout de la réponse de Valérie Masson-Delmotte Assistant d’écriture, Grammarly proposait jusqu’au 11 mars des révisions d’IA « expertes » supposées imiter le travail de n’importe quel auteur de fiction ou de non-fiction, vivant ou mort. Spécialiste de la relecture orthographique et grammaticale, Grammarly s’est renommé en octobre « Superhuman ». L’idée, expliquait alors son PDG Shishir Mehrotra : refléter l’évolution de ses outils et services alors que ceux-ci étaient alimentés de fonctionnalités d’IA générative. L’outil d’aide à l’écriture, lui, garde son nom initial. Outre ce nouveau nom évoquant un dépassement de l’humain, une nouvelle fonctionnalité de l’outil Grammarly crée le débat, depuis la publication d’un premier article de Wired sur le sujet. Son nom : Expert review. Accessible aux utilisateurs payants, cette révision assistée par IA propose une série de noms d’auteurs, de chercheurs ou de journalistes réels, supposés fournir leurs avis pour améliorer le texte en cours d’élaboration. Grammarly, capture d’écran Testée depuis le français et l’anglais, la machine nous propose par exemple des relectures du présent article par les chercheuses Kate Crawford (notamment autrice du Contre-atlas de l’intelligence artificielle) et de Timnit Gebru (notamment co-autrice d’un célèbre article sur les « perroquets stochastiques »). Sur des extraits de fiction, la machine nous suggère des reprises supposément données par les autrices Annie Ernaux, Delphine de Vigan ou Marie Darrieussecq. Sur d’autres tests, elle nous propose des éditions présentées comme appuyées sur les travaux des chercheuses Geneviève Pruvost, Valérie Masson-Delmotte, ou encore de la journaliste Florence Aubenas. Concernée par ces usurpations d’identité d’un nouveau genre, la journaliste Julia Angwin a déposé plainte le 11 mars contre Grammarly, en son nom et en celui d’autres personnes dans la même situation. Dans la soirée, Shishir Mehrotra a indiqué que Grammarly suspendait la fonctionnalité Expert review. Chercheuses et écrivains automatisés fournissent des suggestions d’édition Quelques heures plus tôt, nous avons mené l’expérience en français et en anglais sur plusieurs textes journalistiques ou de fiction de l’autrice de ces lignes (traduits avec Deepl lorsqu’ils venaient du français). Suggestion d’édition de cet article. / Grammarly, capture d’écran Il reste 73% de l'article à découvrir.Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
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